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Les ébénistes du XVIIIe siècle

Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes. Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois ...

ÉBÉNISTE
Pierre-François Guignard

Pierre-François Guignard

Pierre-François Guignard (1740-1794) Ébéniste. Paris. Maître le 21 janvier 1767. Il s'établit fabricant et marchand de meubles rue de la Roquette. Guignard à laissé de bons meubles …
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ÉBÉNISTE
Christophe Wolff

Christophe Wolff

Christophe Wolff (1720 - 6 août 1795), originaire d'Allemagne - Ébéniste. Maître le 10 décembre 1755. Son oeuvre se caractérise par une excellente qualité d'exécution.
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ÉBÉNISTE
Antoine Criaerd

Antoine Criaerd

Antoine Criaerd florissait dans la première moitié du règne de Louis XV. Le comte de Salverte le nomme André.
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ÉBÉNISTE
Jacques Chenevat

Jacques Chenevat

Jacques Chenevat - menuisier en sièges et lits, maître le 6 décembre 1763. Il exerça rue de Cléry, à la Croix d'or, d'où il disparut moins de dix années plus tard.
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ÉBÉNISTE
Jean-Henri Riesener

Jean-Henri Riesener

Jean-Henri Riesener (4 juillet 1734 - 6 janvier 1806) - maîtrise obtenue le 23 janvier 1768, date à laquelle il commence à utiliser sa propre estampille, et, en juillet 1774, le titre …
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ÉBÉNISTE
Gaspard Feilt

Gaspard Feilt

Gaspard Feilt (Mort le 30 mars 1763) - ébéniste d'origine allemande, demeurait à Paris, rue de Charenton en 1753. On possède deux inventaires de ses marchandises, qui mentionnent parmi …
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ÉBÉNISTE
Adam Weisweiler

Adam Weisweiler

Adam Weisweiler (1744-1820) – ébéniste – maîtrise obtenue le 26 mars 1778 : Classé parmi les ébénistes les plus remarquables de son époque, Adam Weisweiler se démarque par ses …
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ÉBÉNISTE
François Bayer

François Bayer

François Bayer. Ébéniste-marqueteur à Paris. Originaire d'Allemagne il fut reçu maître ébéniste à Paris le 5 décembre 1764
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ÉBÉNISTE
André-Charles Boulle

André-Charles Boulle

Boulle André-Charles (1642-1732) – ébéniste – maîtrise obtenue av.1666 : Célèbre ébéniste de Louis XIV, André-Charles Boulle figure comme le précurseur du mobilier français du …
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ÉBÉNISTE
François Garnier

François Garnier

François Garnier fut un des jurés de la communauté des menuisiers-ébénistes parisiens, de 1742 à 1744.
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ÉBÉNISTE
Fidelys Schey

Fidelys Schey

Fidelys Schey (Mort le 29 juillet 1788) Ébéniste d'origine badoise. Paris. Maître le 5 février 1777.
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ÉBÉNISTE
Louis-Hyacinthe Delion

Louis-Hyacinthe Delion

Louis-Hyacinthe Delion (1721 - 22 janvier 1793) Menuisier-ébéniste Paris Maître le 4 septembre 1766. Il exerça rue Saint-Sauveur, N 44. Bien qu'il est sous le règne de Louis XVI, il a …
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ÉBÉNISTE
Claude-Louis Mariette

Claude-Louis Mariette

Claude-Louis Mariette - Menuisier en siège. Maître le 18 novembre 1765. Il exerçait "au Grand-Charonne", d'où il disparut vers le commencement du règne de Louis XVI. Il a fabriqué des …
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ÉBÉNISTE
René Dubois

René Dubois

René Dubois (1737-1799) Menuisier-ébéniste. Paris.Maître le 25 juin 1755. ébéniste de la reine en 1779. Il signa ses ouvrages avec l'ancien poinçon paternel. I.DUBOIS.
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ÉBÉNISTE
Pierre Walter

Pierre Walter

Pierre Walter, ébéniste, maîtrise sans doute avant 1738. Il travaillait comme ouvrier libre grande rue du Faubourg-Saint-Antoine vers le milieu du règne de Louis XV
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ÉBÉNISTE
Pierre Dupré

Pierre Dupré

Pierre Dupré (1732-1799), ébéniste parisien maître le 17 décembre 1766. Il s'établit comme artisan libre rue du Faubourg-Saint-Antoine avant sa maîtrise. On a signalé sa marque sur …
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ÉBÉNISTE
Claude-Étienne Michard

Claude-Étienne Michard

Claude-Etienne Michard (1732-1794) – menuisier en siège – maîtrise obtenue le 29 juillet 1757 : Menuisier en siège du XVIIIème siècle, Claude-Etienne Michard est l’un des premiers …
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ÉBÉNISTE
Jacques-Pierre Letellier

Jacques-Pierre Letellier

Jacques-Pierre Letellier Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 16 décembre 1767. Il travailla rue du Faubourg-Saint-Antoine durant plus d'une vingtaine d'années. Il a laissé sa marque …
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ÉBÉNISTE
Jacques Van Oostenryk Dautriche

Jacques Van Oostenryk Dautriche

Jacques Van Oostenryk dit Dautriche. Maître le 24 mai 1765. Fournisseur de la couronne sous Louis XV. I exécuta de belles commodes.
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ÉBÉNISTE
François Mondon

François Mondon

François Mondon (1694-1770) : Cet ébéniste du XVIIIe siècle est issu d’une famille d’artisans du Dauphiné dispersés dans différentes régions de France et à l’étranger. Il est …
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ÉBÉNISTE
Nicolas Sageot

Nicolas Sageot

Nicolas Sageot (Né en 1666). Menuisier en ébène à Paris sous la Régence. Maître en 1706. Il était marié à une fille de son confrère Jacques Roussel. Il travaillait sans doute comme …
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ÉBÉNISTE
Philippe-Joseph Pluvinet

Philippe-Joseph Pluvinet

Philippe-Joseph Pluvinet (Mort en mai 1793) - ébéniste-sculpteur. Paris. Maître le 14 juillet 1754. Cet artisan se distinguait dans la fabrication de sièges de luxe Louis XV et Louis XVI
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ÉBÉNISTE
Etienne Meunier

Etienne Meunier

Etienne Meunier - menuisier en siège. Paris. C'est le plus réputé des menuisiers de ce nom. Il exerçait rue de Cléry vers le milieu du dix-huitième siècle. On lui doit des ouvrages …
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ÉBÉNISTE
Georg Haupt

Georg Haupt

Georg Haupt (12 août 1741 - 23 septembre 1784), fameux ébéniste suédois, fils de Elias, menuisier de la Cour de Suède, il fut mis en apprentissage chez le maître Eckstein. Il a laissé …
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LES ESTAMPILLES DES MAITRES-ÉBÉNISTES



Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes.

Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois.

En effet, dans le livre des Métiers, publié par Étienne Boileau, l'illustre prévôt des marchands, en 1268, sont reproduits les statuts de la corporation qui comprenait alors les huchiers et charpentiers de la grande et de la petite cognée. Cent ans plus tard, Aubriot, prévôt de Paris, institue le privilège des maîtres et fixe le régime de la corporation. Des ouvriers candidats à la maîtrise, il prescrit d'exiger la production d'un chef-d'œuvre. D'autre part, leur accession au grade restait subordonnée à l'approbation des maîtres. Ces deux principes subsisteront jusqu'à la Révolution. Le XVIe siècle ne modifie pas l'institution. Au XVIIe siècle, les menuisiers en ébène se séparent des menuisiers de la petite cognée. Ils vont bientôt prendre le nom d'ébéniste, évidemment fondé, à l'époque où se faisaient les 'cabinets en ébène'.

Au milieu du XVIIIe siècle, toutefois, vont s'aggraver les difficultés mises à l'accès d'hommes nouveaux dans le corps de privilégiés.

Les candidats seront tenus de fournir la preuve qu'ils ont travaillé pendant trois ans au moins chez un maître, et payer une redevance qui variait selon qu'ils étaient les parents ou seulement les apprentis du maître. Celui qui n'était ni l'un ni l'autre payait un tribut de 500 livres et devait justifier de six années de pratique en la qualité d'ouvrier libre.

Ces mesures avaient pour effet, sinon pour objet, de maintenir les brevets de maîtrise dans les mêmes familles, et d'ériger en droit héréditaire ce qui, dans l'origine, était une garantie de valeur professionnelle individuelle.

C'est là, d'ailleurs, le reproche fondamental et persistant qu'au corps des maîtres adressait la corporation des ouvriers libres, qui s'étaient groupés à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Ceux-ci accusaient ceux-là de mettre obstacle au progrès technique au bénéfice de leurs routines. Il est à remarquer que ce même reproche était adressé aux maîtres par les ouvriers que la couronne, dès la seconde moitié du XVIe siècle, avait soustraits au contrôle de la jurande en leur accordant le titre d'artisans et marchands suivant la cour.

Le privilège du logement au Louvre créé par Henri IV, père des industries françaises, les droits d'exception fondés par lui en faveur des lissiers des Gobelins, bientôt, sous Louis XIII, l'établissement des Académies n'ont eu d'autre objet que d'arracher le travail indépendant à la tutelle des corporations.

Les jurandes défendirent leur crédit plus encore que leurs privilèges en imposant à leurs membres l'obligation d'estampiller leurs oeuvres.

C'était comme une caution de belle exécution que les jurandes conféraient aux travaux des maîtres, et, par voie de conséquence, c'était une suspicion qu'elles jetaient sur les oeuvres que leurs auteurs n'avaient pas qualité pour poinçonner du fer de la maîtrise. Celui-ci formait le monogramme J.M.E, initiales des mots juré-maîtres-ébénistes, et non pas, comme on l'a dit, jurés-menuisiers-ébéniste.

Cette marque mesure réellement 7mm de hauteur sur 1cm de largeur.

jme
juré-maîtres-ébénistes

On la trouve apposée non loin de l'estampille particulière au maître.

C'est à partir de 1741 qui le poinçonnage des meubles est rendu, sous peine d'amende, obligatoire.

Auparavant, si quelques artisans avaient (on en a trouvé des exemples dès le XVe siècle) signé leurs ouvrages principaux, le fait restait exceptionnel et volontaire. André-Charles Boulle, de qui l'oeuvre est immense n'a jamais marqué ses meubles.

La plupart des estampilles comprennent le nom complet des maîtres et l'initiale de ses prénom. Les caractères en sont des capitales, et généralement des capitales romaines. Leu hauteur varie de 4 à 8 millimètres: un grand nombre en mesurent 5. Entre l'initiale et le nom, l'usage était d'insérer une fleur de lys; quand éclata la Révolution, la fleur de lys limée devint un simple point. D'ailleurs, il est rare que le dessin de l'emblème ait été nettement tracé par le poinçon.

La place réservée à l'estampille varie suivant le meuble.

Quand un plateau de marbre doit couvrir celui-ci, comme il advient pour les commodes et les secrétaires de dames, l'estampille est ordinairement gravée sur l'arase des montants, ou sur l'une des traverses cachées par le plateau. L'estampille des tables et des bureaux plats se lit sur le bord d'un tiroir; celle des petits meubles est généralement apposée dessous. Les sièges ont été signés, tout d'abord, sur le dossier, puis à l'intérieur de bâti. G. Jacob pose ordinairement son estampille entre les deux pieds postérieurs. Rares sont les estampilles au fer chaud, de même que les marques à l'encre grasse.

Guillaume Janneau (1887-1981), Professeur à l'école du Louvre