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Les ébénistes du XVIIIe siècle

Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes. Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois ...

ÉBÉNISTE
François Fleury

François Fleury

François Fleury - Ébéniste parisien du milieu du XVIIIème siècle. Frère d'Adrien, il exerça rue Traversières jusqu'au début du règne de Louis XVI.
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ÉBÉNISTE
Jean-Nicolas Blanchard

Jean-Nicolas Blanchard

Jean-Nicolas Blanchard (1730-1787), dit le Jeune. Maître le 12 juin 1771.
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ÉBÉNISTE
A. Hérissé

A. Hérissé

A. Hérissé - ébéniste - reçu maître en 1787. Sous la signature de ce maître un beau chiffonnier semainier habilement marqueté en feuilles de bois de rose et de bois de violette, …
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ÉBÉNISTE
Nicolas-Alexandre Lapie

Nicolas-Alexandre Lapie

Nicolas-Alexandre Lapie dit l'aîné (Vers 1730 - 8 février 1775). Ébéniste. Paris. Maître le 17 août 1764. Il exerça rue de Charenton. Il signait: N.-A. Lapie, et il exécuta surtout …
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ÉBÉNISTE
Charles Topino

Charles Topino

Charles Topino (vers 1742-1803) – ébéniste - maîtrise obtenue le 4 juillet 1773 : Ebéniste fécond du XVIIIe siècle, grand créateur de meubles de fantaisie, la renommée de Charles …
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ÉBÉNISTE
Étienne Doirat

Étienne Doirat

Etienne Doirat (1675-1732) - ébéniste. L'un des rares grands ébénistes de la Régence à utiliser une estampille. Ces meubles sont fréquemment réalisés en amarante ou en bois de …
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ÉBÉNISTE
Jacques Denizot

Jacques Denizot

Jacques Denizot (1684-1760) - ébéniste parisien. Il a fabriquer des meubles de style Régence et Louis XV.
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ÉBÉNISTE
Jacques Dubois

Jacques Dubois

Jacques Dubois (1693-1763) - ébéniste - Maître le 5 septembre 1742. Dubois est un grand maître, qui a su ne pas se confiner dans un genre et qui a su adapter son talent souple et …
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ÉBÉNISTE
Jacques-Laurent Cosson

Jacques-Laurent Cosson

Jacques-Laurent Cosson (1737 - 4 avril 1812) - Maître le 4 septembre 1765. Ébéniste réputé.
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ÉBÉNISTE
André-Louis Gilbert

André-Louis Gilbert

André-Louis Gilbert (1746-1809) - ébéniste. Paris. Maître le 20 juillet 1774.
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MENUISIER
Pierre Nogaret

Pierre Nogaret

Pierre Nogaret (1718 - 23 août 1771) Menuisier en sièges. Maitre en 1745 à Lyon. Le plus célèbre menuisier lyonnais. Ces ouvrages, presque tous en noyer sculpté et verni, à décor …
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ÉBÉNISTE
Joseph Stockel

Joseph Stockel

Joseph Stockel (1743-1802) Ébéniste. Paris. Maître le 2 août 1775. D'origine allemande.
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ÉBÉNISTE
Michel Gourdin

Michel Gourdin

Michel Gourdin, dit Gourdin le jeune - Menuisier en sièges - Paris. Maître le 3 mai 1752. Frère de Jean-Baptiste Gourdin.
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ÉBÉNISTE
Martin-Étienne Lhermite

Martin-Étienne Lhermite

Martin-Etienne Lhermite (vers 1730-vers 1765) - ébéniste - maîtrise obtenue le 22 août 1753 : Ébéniste du XVIIIème siècle, Martin-Etienne Lhermite se caractérise par ses ouvrages en …
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ÉBÉNISTE
Georges Jacob

Georges Jacob

Georges Jacob (1739-1814) – maîtrise le 4 septembre 1765 : Il est le plus célèbre et le plus créateur de tous les menuisiers en siège du XVIIIe siècle en France. Au premier rang de …
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ÉBÉNISTE
René Dubois

René Dubois

René Dubois (1737-1799) Menuisier-ébéniste. Paris.Maître le 25 juin 1755. ébéniste de la reine en 1779. Il signa ses ouvrages avec l'ancien poinçon paternel. I.DUBOIS.
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ÉBÉNISTE
François Canot

François Canot

François Canot (Mort le 29 octobre 1786), sculpteur lyonnais, né à Paris, est le beau-frère de Pierre Nogaret. Il exerça à Lyon, place Louis-le-Grand, au milieu du XVIIIe siècle. On …
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste Delaunay

Jean-Baptiste Delaunay

Jean-Baptiste Delaunay (Mort en avril 1778) - Menusier, maîtrise le 13 novembre 1764.
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ÉBÉNISTE
Jean-François Hache

Jean-François Hache

Jean-François Hache dit l'aîné. Menuisier-ébéniste. Grenoble. Il donna de l'extension à l'atelier de Pierre Hache, son père. Il produisit un grand nombre de meubles d'un style et d'un …
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ÉBÉNISTE
Louis Delaitre

Louis Delaitre

Louis Delaitre - Ébéniste Paris, Maître le 19 novembre 1738.
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ÉBÉNISTE
Louis-Hyacinthe Delion

Louis-Hyacinthe Delion

Louis-Hyacinthe Delion (1721 - 22 janvier 1793) Menuisier-ébéniste Paris Maître le 4 septembre 1766. Il exerça rue Saint-Sauveur, N 44. Bien qu'il est sous le règne de Louis XVI, il a …
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ÉBÉNISTE
Pierre-Antoine Foullet

Pierre-Antoine Foullet

Pierre-Antoine Foullet - Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 11 avril 1765. Fils d'Antoine, il exerça dans la rue du Faubourg-Saint-Antoine. On lui doit de beaux meubles en marqueterie …
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ÉBÉNISTE
Mathieu Criaerd

Mathieu Criaerd

Mathieu Criaerd (1689-1776) – ébéniste - maîtrise obtenue le 29 juillet 1738 : Ebéniste prolifique du règne de Louis XV, Mathieu Criaerd est connu pour ses nombreuses commodes en …
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ÉBÉNISTE
Pierre Macret

Pierre Macret

Pierre Macret (1727-1796) - Menuisier-ébéniste. Paris. "De 1765 à 1771, il livre à la famille royale des bureaux, commodes, encoignures, des tables de quadrille (pour jouer à quatre) en …
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LES ESTAMPILLES DES MAITRES-ÉBÉNISTES



Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes.

Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois.

En effet, dans le livre des Métiers, publié par Étienne Boileau, l'illustre prévôt des marchands, en 1268, sont reproduits les statuts de la corporation qui comprenait alors les huchiers et charpentiers de la grande et de la petite cognée. Cent ans plus tard, Aubriot, prévôt de Paris, institue le privilège des maîtres et fixe le régime de la corporation. Des ouvriers candidats à la maîtrise, il prescrit d'exiger la production d'un chef-d'œuvre. D'autre part, leur accession au grade restait subordonnée à l'approbation des maîtres. Ces deux principes subsisteront jusqu'à la Révolution. Le XVIe siècle ne modifie pas l'institution. Au XVIIe siècle, les menuisiers en ébène se séparent des menuisiers de la petite cognée. Ils vont bientôt prendre le nom d'ébéniste, évidemment fondé, à l'époque où se faisaient les 'cabinets en ébène'.

Au milieu du XVIIIe siècle, toutefois, vont s'aggraver les difficultés mises à l'accès d'hommes nouveaux dans le corps de privilégiés.

Les candidats seront tenus de fournir la preuve qu'ils ont travaillé pendant trois ans au moins chez un maître, et payer une redevance qui variait selon qu'ils étaient les parents ou seulement les apprentis du maître. Celui qui n'était ni l'un ni l'autre payait un tribut de 500 livres et devait justifier de six années de pratique en la qualité d'ouvrier libre.

Ces mesures avaient pour effet, sinon pour objet, de maintenir les brevets de maîtrise dans les mêmes familles, et d'ériger en droit héréditaire ce qui, dans l'origine, était une garantie de valeur professionnelle individuelle.

C'est là, d'ailleurs, le reproche fondamental et persistant qu'au corps des maîtres adressait la corporation des ouvriers libres, qui s'étaient groupés à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Ceux-ci accusaient ceux-là de mettre obstacle au progrès technique au bénéfice de leurs routines. Il est à remarquer que ce même reproche était adressé aux maîtres par les ouvriers que la couronne, dès la seconde moitié du XVIe siècle, avait soustraits au contrôle de la jurande en leur accordant le titre d'artisans et marchands suivant la cour.

Le privilège du logement au Louvre créé par Henri IV, père des industries françaises, les droits d'exception fondés par lui en faveur des lissiers des Gobelins, bientôt, sous Louis XIII, l'établissement des Académies n'ont eu d'autre objet que d'arracher le travail indépendant à la tutelle des corporations.

Les jurandes défendirent leur crédit plus encore que leurs privilèges en imposant à leurs membres l'obligation d'estampiller leurs oeuvres.

C'était comme une caution de belle exécution que les jurandes conféraient aux travaux des maîtres, et, par voie de conséquence, c'était une suspicion qu'elles jetaient sur les oeuvres que leurs auteurs n'avaient pas qualité pour poinçonner du fer de la maîtrise. Celui-ci formait le monogramme J.M.E, initiales des mots juré-maîtres-ébénistes, et non pas, comme on l'a dit, jurés-menuisiers-ébéniste.

Cette marque mesure réellement 7mm de hauteur sur 1cm de largeur.

jme
juré-maîtres-ébénistes

On la trouve apposée non loin de l'estampille particulière au maître.

C'est à partir de 1741 qui le poinçonnage des meubles est rendu, sous peine d'amende, obligatoire.

Auparavant, si quelques artisans avaient (on en a trouvé des exemples dès le XVe siècle) signé leurs ouvrages principaux, le fait restait exceptionnel et volontaire. André-Charles Boulle, de qui l'oeuvre est immense n'a jamais marqué ses meubles.

La plupart des estampilles comprennent le nom complet des maîtres et l'initiale de ses prénom. Les caractères en sont des capitales, et généralement des capitales romaines. Leu hauteur varie de 4 à 8 millimètres: un grand nombre en mesurent 5. Entre l'initiale et le nom, l'usage était d'insérer une fleur de lys; quand éclata la Révolution, la fleur de lys limée devint un simple point. D'ailleurs, il est rare que le dessin de l'emblème ait été nettement tracé par le poinçon.

La place réservée à l'estampille varie suivant le meuble.

Quand un plateau de marbre doit couvrir celui-ci, comme il advient pour les commodes et les secrétaires de dames, l'estampille est ordinairement gravée sur l'arase des montants, ou sur l'une des traverses cachées par le plateau. L'estampille des tables et des bureaux plats se lit sur le bord d'un tiroir; celle des petits meubles est généralement apposée dessous. Les sièges ont été signés, tout d'abord, sur le dossier, puis à l'intérieur de bâti. G. Jacob pose ordinairement son estampille entre les deux pieds postérieurs. Rares sont les estampilles au fer chaud, de même que les marques à l'encre grasse.

Guillaume Janneau (1887-1981), Professeur à l'école du Louvre