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Les ébénistes du XVIIIe siècle

Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes. Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois ...

ÉBÉNISTE
Jean Demoulin

Jean Demoulin

Jean Demoulin (13 août 1715 - 2 juillet 1798) ébéniste à Dijon. Il obtiendra avec ses fils, le 22 septembre 1781, le brevet d'ébénistes du prince de Condé, gouverneur de Bourgogne. Il …
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste Hedouin

Jean-Baptiste Hedouin

Jean-Baptiste Hedouin (Mort en Janvier 1783) Ébéniste-marqueteur. Paris. Maître le 22 mai 1738. Dans son atelier de la rue Traversière-Saint-Antoine, Hedouin a produit des commodes, des …
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ÉBÉNISTE
Philippe-Claude Montigny

Philippe-Claude Montigny

Philippe Claude Montigny (1734-1800) – ébéniste – maîtrise obtenue le 29 janvier 1766 : Ebéniste de talent, Philippe Claude Montigny s’illustre par ses ouvrages réalisés dans le …
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ÉBÉNISTE
Jean Nicolas Cheneaux

Jean Nicolas Cheneaux

Jean Nicolas Cheneaux (1734-1820) Menuisier en sièges, maître en 1772, enregistré par brevet. Il avait son atelier rue de la Luizerne, puis en 1790, place Saint-Pierre et enfin en 1808, …
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ÉBÉNISTE
Marc Gautron

Marc Gautron

Marc Gautron - Menuisier. Paris. Maître le 25 octobre 1785. Il résida rue de Cléry jusqu'à la Révolution. Il a produit des sièges Louis XVI de modèle classiques, moulurés et …
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste I Tuart

Jean-Baptiste I Tuart

Jean-Baptiste I Tuart - maîtrise obtenue le 1 février 1741: ébéniste du règne de Louis XV. Fut un des fournisseurs de la Cour.
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ÉBÉNISTE
Jacques Chenevat

Jacques Chenevat

Jacques Chenevat - menuisier en sièges et lits, maître le 6 décembre 1763. Il exerça rue de Cléry, à la Croix d'or, d'où il disparut moins de dix années plus tard.
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ÉBÉNISTE
Martin-Étienne Lhermite

Martin-Étienne Lhermite

Martin-Etienne Lhermite (vers 1730-vers 1765) - ébéniste - maîtrise obtenue le 22 août 1753 : Ébéniste du XVIIIème siècle, Martin-Etienne Lhermite se caractérise par ses ouvrages en …
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ÉBÉNISTE
Michel Cresson

Michel Cresson

Michel Cresson (1709 - après 1773) – menuisier en siège – maîtrise obtenue le 30 aout 1740. Frère de Louis, se distingua aussi dans la fabrication de sièges. Il n'a fait que marcher …
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ÉBÉNISTE
Conrad Mauter

Conrad Mauter

Conrad Mauter (1742-1810) Ébéniste , maître le 10 septembre 1777. Ébéniste du comte d'Artois, originaire d'Allemagne, ses talents se firent surtout remarquer dans la fabrication de …
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ÉBÉNISTE
Jacques Denizot

Jacques Denizot

Jacques Denizot (1684-1760) - ébéniste parisien. Il a fabriquer des meubles de style Régence et Louis XV.
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ÉBÉNISTE
Jean-Nicolas Blanchard

Jean-Nicolas Blanchard

Jean-Nicolas Blanchard (1730-1787), dit le Jeune. Maître le 12 juin 1771.
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ÉBÉNISTE
A. Hérissé

A. Hérissé

A. Hérissé - ébéniste - reçu maître en 1787. Sous la signature de ce maître un beau chiffonnier semainier habilement marqueté en feuilles de bois de rose et de bois de violette, …
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ÉBÉNISTE
François Fleury

François Fleury

François Fleury - Ébéniste parisien du milieu du XVIIIème siècle. Frère d'Adrien, il exerça rue Traversières jusqu'au début du règne de Louis XVI.
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ÉBÉNISTE
Étienne Doirat

Étienne Doirat

Etienne Doirat (1675-1732) - ébéniste. L'un des rares grands ébénistes de la Régence à utiliser une estampille. Ces meubles sont fréquemment réalisés en amarante ou en bois de …
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ÉBÉNISTE
Étienne Avril

Étienne Avril

Etienne Avril (1748-1791) – ébéniste – maîtrise obtenue le 23 novembre 1774 : Ebéniste sous le règne de Louis XVI, Etienne Avril se caractérise par ses meubles aux panneaux …
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ÉBÉNISTE
Étienne Levasseur

Étienne Levasseur

Étienne Levasseur (1721 - 1798) Menuisier-ébéniste marqueteur. Paris. Maître le 17 décembre 1767. "Il débuta dans l'atelier d'un fils de Boulle dont il fit des imitations. Il employa …
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ÉBÉNISTE
Adrien-Pierre Dupain

Adrien-Pierre Dupain

Adrien-Pierre Dupain Menuisier. Paris. Maître le 10 décembre 1772. Habile menuisier en meubles, sous Louis XVI, il obtint des commandes pour les résidences royales et, en particulier, …
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ÉBÉNISTE
Pierre IV (II) Migeon

Pierre IV (II) Migeon

Migeon Pierre IV (1696-1758) – ébéniste – maîtrise obtenue vers 1725 : Le plus célèbre de sa lignée, Pierre Migeon IV, ébéniste aussi bien que marchand, se démarque par des …
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ÉBÉNISTE
Jean-Pierre Dusautoy

Jean-Pierre Dusautoy

Jean-Pierre Dusautoy (1719-1800) Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 1er septembre 1779. Il a marqué de son estampille aux grands caractères maladroits de nombreux petits meubles: …
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ÉBÉNISTE
François Garnier

François Garnier

François Garnier fut un des jurés de la communauté des menuisiers-ébénistes parisiens, de 1742 à 1744.
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ÉBÉNISTE
Jean-François Leleu

Jean-François Leleu

Jean-François Leleu (1729 - 3 septembre 1807) - Menuisier-ébéniste - Paris. Maître, 1764. "Fournisseur des châteaux royaux". Il fut un des plus fameux ébéniste de son époque.
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste Tilliard I

Jean-Baptiste Tilliard I

Jean-Baptiste I Tilliard (1685-1766) - Menuisier en sièges, reçu à sa maîtrise en 1717.
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste Cresson

Jean-Baptiste Cresson

Jean-Baptiste Cresson (1720-1781) - Menuisier en siège - Maître en 1741. On trouve son estampille: I.-B. Cresson sur de jolis sièges Régence.
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LES ESTAMPILLES DES MAITRES-ÉBÉNISTES



Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes.

Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois.

En effet, dans le livre des Métiers, publié par Étienne Boileau, l'illustre prévôt des marchands, en 1268, sont reproduits les statuts de la corporation qui comprenait alors les huchiers et charpentiers de la grande et de la petite cognée. Cent ans plus tard, Aubriot, prévôt de Paris, institue le privilège des maîtres et fixe le régime de la corporation. Des ouvriers candidats à la maîtrise, il prescrit d'exiger la production d'un chef-d'œuvre. D'autre part, leur accession au grade restait subordonnée à l'approbation des maîtres. Ces deux principes subsisteront jusqu'à la Révolution. Le XVIe siècle ne modifie pas l'institution. Au XVIIe siècle, les menuisiers en ébène se séparent des menuisiers de la petite cognée. Ils vont bientôt prendre le nom d'ébéniste, évidemment fondé, à l'époque où se faisaient les 'cabinets en ébène'.

Au milieu du XVIIIe siècle, toutefois, vont s'aggraver les difficultés mises à l'accès d'hommes nouveaux dans le corps de privilégiés.

Les candidats seront tenus de fournir la preuve qu'ils ont travaillé pendant trois ans au moins chez un maître, et payer une redevance qui variait selon qu'ils étaient les parents ou seulement les apprentis du maître. Celui qui n'était ni l'un ni l'autre payait un tribut de 500 livres et devait justifier de six années de pratique en la qualité d'ouvrier libre.

Ces mesures avaient pour effet, sinon pour objet, de maintenir les brevets de maîtrise dans les mêmes familles, et d'ériger en droit héréditaire ce qui, dans l'origine, était une garantie de valeur professionnelle individuelle.

C'est là, d'ailleurs, le reproche fondamental et persistant qu'au corps des maîtres adressait la corporation des ouvriers libres, qui s'étaient groupés à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Ceux-ci accusaient ceux-là de mettre obstacle au progrès technique au bénéfice de leurs routines. Il est à remarquer que ce même reproche était adressé aux maîtres par les ouvriers que la couronne, dès la seconde moitié du XVIe siècle, avait soustraits au contrôle de la jurande en leur accordant le titre d'artisans et marchands suivant la cour.

Le privilège du logement au Louvre créé par Henri IV, père des industries françaises, les droits d'exception fondés par lui en faveur des lissiers des Gobelins, bientôt, sous Louis XIII, l'établissement des Académies n'ont eu d'autre objet que d'arracher le travail indépendant à la tutelle des corporations.

Les jurandes défendirent leur crédit plus encore que leurs privilèges en imposant à leurs membres l'obligation d'estampiller leurs oeuvres.

C'était comme une caution de belle exécution que les jurandes conféraient aux travaux des maîtres, et, par voie de conséquence, c'était une suspicion qu'elles jetaient sur les oeuvres que leurs auteurs n'avaient pas qualité pour poinçonner du fer de la maîtrise. Celui-ci formait le monogramme J.M.E, initiales des mots juré-maîtres-ébénistes, et non pas, comme on l'a dit, jurés-menuisiers-ébéniste.

Cette marque mesure réellement 7mm de hauteur sur 1cm de largeur.

jme
juré-maîtres-ébénistes

On la trouve apposée non loin de l'estampille particulière au maître.

C'est à partir de 1741 qui le poinçonnage des meubles est rendu, sous peine d'amende, obligatoire.

Auparavant, si quelques artisans avaient (on en a trouvé des exemples dès le XVe siècle) signé leurs ouvrages principaux, le fait restait exceptionnel et volontaire. André-Charles Boulle, de qui l'oeuvre est immense n'a jamais marqué ses meubles.

La plupart des estampilles comprennent le nom complet des maîtres et l'initiale de ses prénom. Les caractères en sont des capitales, et généralement des capitales romaines. Leu hauteur varie de 4 à 8 millimètres: un grand nombre en mesurent 5. Entre l'initiale et le nom, l'usage était d'insérer une fleur de lys; quand éclata la Révolution, la fleur de lys limée devint un simple point. D'ailleurs, il est rare que le dessin de l'emblème ait été nettement tracé par le poinçon.

La place réservée à l'estampille varie suivant le meuble.

Quand un plateau de marbre doit couvrir celui-ci, comme il advient pour les commodes et les secrétaires de dames, l'estampille est ordinairement gravée sur l'arase des montants, ou sur l'une des traverses cachées par le plateau. L'estampille des tables et des bureaux plats se lit sur le bord d'un tiroir; celle des petits meubles est généralement apposée dessous. Les sièges ont été signés, tout d'abord, sur le dossier, puis à l'intérieur de bâti. G. Jacob pose ordinairement son estampille entre les deux pieds postérieurs. Rares sont les estampilles au fer chaud, de même que les marques à l'encre grasse.

Guillaume Janneau (1887-1981), Professeur à l'école du Louvre