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Les ébénistes du XVIIIe siècle

Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes. Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois ...

ÉBÉNISTE
Jacques Chenevat

Jacques Chenevat

Jacques Chenevat - menuisier en sièges et lits, maître le 6 décembre 1763. Il exerça rue de Cléry, à la Croix d'or, d'où il disparut moins de dix années plus tard.
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste Hedouin

Jean-Baptiste Hedouin

Jean-Baptiste Hedouin (Mort en Janvier 1783) Ébéniste-marqueteur. Paris. Maître le 22 mai 1738. Dans son atelier de la rue Traversière-Saint-Antoine, Hedouin a produit des commodes, des …
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ÉBÉNISTE
Claude-Louis Mariette

Claude-Louis Mariette

Claude-Louis Mariette - Menuisier en siège. Maître le 18 novembre 1765. Il exerçait "au Grand-Charonne", d'où il disparut vers le commencement du règne de Louis XVI. Il a fabriqué des …
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ÉBÉNISTE
Pierre-Benoît Marcion

Pierre-Benoît Marcion

Pierre-Benoît Marcion Ébéniste. Paris. Fut l'un des fournisseurs de Napoléon Ier. Dès l'époque Directoire, il tenait un atelier et un magasin d'ébénisterie, rue …
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ÉBÉNISTE
Louis-Charles Carpentier

Louis-Charles Carpentier

Louis-Charles Carpentier (Mort vers 1787) - Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 26 juillet 1752.
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ÉBÉNISTE
Conrad Mauter

Conrad Mauter

Conrad Mauter (1742-1810) Ébéniste , maître le 10 septembre 1777. Ébéniste du comte d'Artois, originaire d'Allemagne, ses talents se firent surtout remarquer dans la fabrication de …
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ÉBÉNISTE
Georges Jacob

Georges Jacob

Georges Jacob (1739-1814) – maîtrise le 4 septembre 1765 : Il est le plus célèbre et le plus créateur de tous les menuisiers en siège du XVIIIe siècle en France. Au premier rang de …
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ÉBÉNISTE
Nicolas Sageot

Nicolas Sageot

Nicolas Sageot (Né en 1666). Menuisier en ébène à Paris sous la Régence. Maître en 1706. Il était marié à une fille de son confrère Jacques Roussel. Il travaillait sans doute comme …
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ÉBÉNISTE
Etienne Meunier

Etienne Meunier

Etienne Meunier - menuisier en siège. Paris. C'est le plus réputé des menuisiers de ce nom. Il exerçait rue de Cléry vers le milieu du dix-huitième siècle. On lui doit des ouvrages …
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ÉBÉNISTE
Jean-Nicolas Blanchard

Jean-Nicolas Blanchard

Jean-Nicolas Blanchard (1730-1787), dit le Jeune. Maître le 12 juin 1771.
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ÉBÉNISTE
François Mondon

François Mondon

François Mondon (1694-1770) : Cet ébéniste du XVIIIe siècle est issu d’une famille d’artisans du Dauphiné dispersés dans différentes régions de France et à l’étranger. Il est …
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ÉBÉNISTE
Jacques Dubois

Jacques Dubois

Jacques Dubois (1693-1763) - ébéniste - Maître le 5 septembre 1742. Dubois est un grand maître, qui a su ne pas se confiner dans un genre et qui a su adapter son talent souple et …
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ÉBÉNISTE
Pierre Moreau

Pierre Moreau

Pierre Moreau (1722 - 27 juin 1798) Menuisier en siège. Maître le 30 mai 1765. Après sa maîtrise, il exerça rue de Cléry pendant sept ou huit ans, après lesquels il abandonna son …
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ÉBÉNISTE
François Lebesgue

François Lebesgue

François Lebesgue (Mort le 18 septembre 1765) - Frère supposé de Claude Lebesgue installé rue du Faubourg Saint-Antoine. Sa marque figure sur une commode dans le goût de la Régence, en …
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ÉBÉNISTE
Martin-Étienne Lhermite

Martin-Étienne Lhermite

Martin-Etienne Lhermite (vers 1730-vers 1765) - ébéniste - maîtrise obtenue le 22 août 1753 : Ébéniste du XVIIIème siècle, Martin-Etienne Lhermite se caractérise par ses ouvrages en …
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ÉBÉNISTE
François Canot

François Canot

François Canot (Mort le 29 octobre 1786), sculpteur lyonnais, né à Paris, est le beau-frère de Pierre Nogaret. Il exerça à Lyon, place Louis-le-Grand, au milieu du XVIIIe siècle. On …
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ÉBÉNISTE
Germain Landrin

Germain Landrin

Germain Landrin (Mort en 1785) - Menuisier-ébéniste. Paris. Maître, 16 janvier 1738. Il exerça avec succès pendant près de 50 ans, d'abord rue du Faubourg-Saint-Antoine, puis rue de …
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ÉBÉNISTE
Jean Nicolas Cheneaux

Jean Nicolas Cheneaux

Jean Nicolas Cheneaux (1734-1820) Menuisier en sièges, maître en 1772, enregistré par brevet. Il avait son atelier rue de la Luizerne, puis en 1790, place Saint-Pierre et enfin en 1808, …
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ÉBÉNISTE
Simon Oeben

Simon Oeben

Simon Oeben (Mort le 4 avril 1786) Ébéniste. Paris. Maître le 4 avril 1786. Frère de Jean-François Œben. Il épouse comme son frère une des soeurs de Roger Vandercruse. Les meubles …
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ÉBÉNISTE
Adam Weisweiler

Adam Weisweiler

Adam Weisweiler (1744-1820) – ébéniste – maîtrise obtenue le 26 mars 1778 : Classé parmi les ébénistes les plus remarquables de son époque, Adam Weisweiler se démarque par ses …
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ÉBÉNISTE
Nicolas-Alexandre Lapie

Nicolas-Alexandre Lapie

Nicolas-Alexandre Lapie dit l'aîné (Vers 1730 - 8 février 1775). Ébéniste. Paris. Maître le 17 août 1764. Il exerça rue de Charenton. Il signait: N.-A. Lapie, et il exécuta surtout …
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ÉBÉNISTE
Henri Amand

Henri Amand

Henri Amand - menuisier en sièges. Maître le 17 novembre 1749. Il fabriqua surtout des sièges de style Louis XV.
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste. Tilliard II

Jean-Baptiste. Tilliard II

Jean-Baptiste II Tilliard - Ébéniste. paris. Maître, 1752. Fournisseur du Mobilier de la Couronne.
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MENUISIER
Pierre Nogaret

Pierre Nogaret

Pierre Nogaret (1718 - 23 août 1771) Menuisier en sièges. Maitre en 1745 à Lyon. Le plus célèbre menuisier lyonnais. Ces ouvrages, presque tous en noyer sculpté et verni, à décor …
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LES ESTAMPILLES DES MAITRES-ÉBÉNISTES



Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes.

Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois.

En effet, dans le livre des Métiers, publié par Étienne Boileau, l'illustre prévôt des marchands, en 1268, sont reproduits les statuts de la corporation qui comprenait alors les huchiers et charpentiers de la grande et de la petite cognée. Cent ans plus tard, Aubriot, prévôt de Paris, institue le privilège des maîtres et fixe le régime de la corporation. Des ouvriers candidats à la maîtrise, il prescrit d'exiger la production d'un chef-d'œuvre. D'autre part, leur accession au grade restait subordonnée à l'approbation des maîtres. Ces deux principes subsisteront jusqu'à la Révolution. Le XVIe siècle ne modifie pas l'institution. Au XVIIe siècle, les menuisiers en ébène se séparent des menuisiers de la petite cognée. Ils vont bientôt prendre le nom d'ébéniste, évidemment fondé, à l'époque où se faisaient les 'cabinets en ébène'.

Au milieu du XVIIIe siècle, toutefois, vont s'aggraver les difficultés mises à l'accès d'hommes nouveaux dans le corps de privilégiés.

Les candidats seront tenus de fournir la preuve qu'ils ont travaillé pendant trois ans au moins chez un maître, et payer une redevance qui variait selon qu'ils étaient les parents ou seulement les apprentis du maître. Celui qui n'était ni l'un ni l'autre payait un tribut de 500 livres et devait justifier de six années de pratique en la qualité d'ouvrier libre.

Ces mesures avaient pour effet, sinon pour objet, de maintenir les brevets de maîtrise dans les mêmes familles, et d'ériger en droit héréditaire ce qui, dans l'origine, était une garantie de valeur professionnelle individuelle.

C'est là, d'ailleurs, le reproche fondamental et persistant qu'au corps des maîtres adressait la corporation des ouvriers libres, qui s'étaient groupés à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Ceux-ci accusaient ceux-là de mettre obstacle au progrès technique au bénéfice de leurs routines. Il est à remarquer que ce même reproche était adressé aux maîtres par les ouvriers que la couronne, dès la seconde moitié du XVIe siècle, avait soustraits au contrôle de la jurande en leur accordant le titre d'artisans et marchands suivant la cour.

Le privilège du logement au Louvre créé par Henri IV, père des industries françaises, les droits d'exception fondés par lui en faveur des lissiers des Gobelins, bientôt, sous Louis XIII, l'établissement des Académies n'ont eu d'autre objet que d'arracher le travail indépendant à la tutelle des corporations.

Les jurandes défendirent leur crédit plus encore que leurs privilèges en imposant à leurs membres l'obligation d'estampiller leurs oeuvres.

C'était comme une caution de belle exécution que les jurandes conféraient aux travaux des maîtres, et, par voie de conséquence, c'était une suspicion qu'elles jetaient sur les oeuvres que leurs auteurs n'avaient pas qualité pour poinçonner du fer de la maîtrise. Celui-ci formait le monogramme J.M.E, initiales des mots juré-maîtres-ébénistes, et non pas, comme on l'a dit, jurés-menuisiers-ébéniste.

Cette marque mesure réellement 7mm de hauteur sur 1cm de largeur.

jme
juré-maîtres-ébénistes

On la trouve apposée non loin de l'estampille particulière au maître.

C'est à partir de 1741 qui le poinçonnage des meubles est rendu, sous peine d'amende, obligatoire.

Auparavant, si quelques artisans avaient (on en a trouvé des exemples dès le XVe siècle) signé leurs ouvrages principaux, le fait restait exceptionnel et volontaire. André-Charles Boulle, de qui l'oeuvre est immense n'a jamais marqué ses meubles.

La plupart des estampilles comprennent le nom complet des maîtres et l'initiale de ses prénom. Les caractères en sont des capitales, et généralement des capitales romaines. Leu hauteur varie de 4 à 8 millimètres: un grand nombre en mesurent 5. Entre l'initiale et le nom, l'usage était d'insérer une fleur de lys; quand éclata la Révolution, la fleur de lys limée devint un simple point. D'ailleurs, il est rare que le dessin de l'emblème ait été nettement tracé par le poinçon.

La place réservée à l'estampille varie suivant le meuble.

Quand un plateau de marbre doit couvrir celui-ci, comme il advient pour les commodes et les secrétaires de dames, l'estampille est ordinairement gravée sur l'arase des montants, ou sur l'une des traverses cachées par le plateau. L'estampille des tables et des bureaux plats se lit sur le bord d'un tiroir; celle des petits meubles est généralement apposée dessous. Les sièges ont été signés, tout d'abord, sur le dossier, puis à l'intérieur de bâti. G. Jacob pose ordinairement son estampille entre les deux pieds postérieurs. Rares sont les estampilles au fer chaud, de même que les marques à l'encre grasse.

Guillaume Janneau (1887-1981), Professeur à l'école du Louvre