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Les ébénistes du XVIIIe siècle

Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes. Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois ...

ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste Delaunay

Jean-Baptiste Delaunay

Jean-Baptiste Delaunay (Mort en avril 1778) - Menusier, maîtrise le 13 novembre 1764.
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ÉBÉNISTE
Henri Amand

Henri Amand

Henri Amand - menuisier en sièges. Maître le 17 novembre 1749. Il fabriqua surtout des sièges de style Louis XV.
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ÉBÉNISTE
François Fleury

François Fleury

François Fleury - Ébéniste parisien du milieu du XVIIIème siècle. Frère d'Adrien, il exerça rue Traversières jusqu'au début du règne de Louis XVI.
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ÉBÉNISTE
Philippe-Joseph Pluvinet

Philippe-Joseph Pluvinet

Philippe-Joseph Pluvinet (Mort en mai 1793) - ébéniste-sculpteur. Paris. Maître le 14 juillet 1754. Cet artisan se distinguait dans la fabrication de sièges de luxe Louis XV et Louis XVI
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste Cresson

Jean-Baptiste Cresson

Jean-Baptiste Cresson (1720-1781) - Menuisier en siège - Maître en 1741. On trouve son estampille: I.-B. Cresson sur de jolis sièges Régence.
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ÉBÉNISTE
Mathieu-Guillaume Cramer

Mathieu-Guillaume Cramer

Mathieu Guillaume Cramer ( ?-1794) – ébéniste – maîtrise obtenue le 4 septembre 1771 : Ebéniste du XVIIIème siècle, Mathieu Guillaume Cramer est connu pour ses nombreux petits …
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ÉBÉNISTE
Claude-Charles Saunier

Claude-Charles Saunier

Claude Charles Saunier (1735-1807) – ébéniste - maîtrise obtenue le 31 juillet 1752 : Célèbre ébéniste parisien sous Louis XVI, homme d’invention et de goût, Saunier se distingue …
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ÉBÉNISTE
Jean-Georges Schlichtig

Jean-Georges Schlichtig

Jean-Georges Schlichtig (Mort en février 1782) - Ébéniste. Paris. Maître le 2 octobre 1765. D'origine allemande.
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ÉBÉNISTE
 Jacob Desmalter et Cie

Jacob Desmalter et Cie

Jacob Desmalter et Cie est l'association du père Jacob et de son fils François-Honoré, qui avait adjoint à son patronyme le nom de « Desmalter ». Cette association se forma à la mort …
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ÉBÉNISTE
Nicolas Parmantier

Nicolas Parmantier

Nicolas Parmantier (1736 - 1801) Menuisier à Lyon avant la Révolution. Maître en 1768. Il employait une estampille très analogue à celle dont s'était servi son compatriote Nogaret. On …
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ÉBÉNISTE
Jean-Nicolas Blanchard

Jean-Nicolas Blanchard

Jean-Nicolas Blanchard (1730-1787), dit le Jeune. Maître le 12 juin 1771.
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ÉBÉNISTE
Georges Kintz

Georges Kintz

Georges Kintz - Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 18 décembre 1776.
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ÉBÉNISTE
Laurent Rochette

Laurent Rochette

Laurent Rochette (Né en 1723) - Ébéniste. Paris. On a trouvé sa signature sur une commode venture Louis XV.
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ÉBÉNISTE
Jean Holthausen

Jean Holthausen

Jean Holthausen – ébéniste – maîtrise obtenue le 17 août 1764 : En raison de la brève carrière menée par cet ébéniste, ses œuvres restent assez méconnues.
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ÉBÉNISTE
Pierre Moreau

Pierre Moreau

Pierre Moreau (1722 - 27 juin 1798) Menuisier en siège. Maître le 30 mai 1765. Après sa maîtrise, il exerça rue de Cléry pendant sept ou huit ans, après lesquels il abandonna son …
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ÉBÉNISTE
Conrad Mauter

Conrad Mauter

Conrad Mauter (1742-1810) Ébéniste , maître le 10 septembre 1777. Ébéniste du comte d'Artois, originaire d'Allemagne, ses talents se firent surtout remarquer dans la fabrication de …
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ÉBÉNISTE
Georges Jacob

Georges Jacob

Georges Jacob (1739-1814) – maîtrise le 4 septembre 1765 : Il est le plus célèbre et le plus créateur de tous les menuisiers en siège du XVIIIe siècle en France. Au premier rang de …
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ÉBÉNISTE
Jean Nicolas Cheneaux

Jean Nicolas Cheneaux

Jean Nicolas Cheneaux (1734-1820) Menuisier en sièges, maître en 1772, enregistré par brevet. Il avait son atelier rue de la Luizerne, puis en 1790, place Saint-Pierre et enfin en 1808, …
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ÉBÉNISTE
Jacques Dubois

Jacques Dubois

Jacques Dubois (1693-1763) - ébéniste - Maître le 5 septembre 1742. Dubois est un grand maître, qui a su ne pas se confiner dans un genre et qui a su adapter son talent souple et …
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ÉBÉNISTE
Antoine-Mathieu Criard

Antoine-Mathieu Criard

Antoine-Mathieu Criard (1724-1787) - Ébéniste. Paris - Maître le 22 avril 1747. Il a acquit une juste renommée et continué dignement les traditions d'une lignée d'ébéniste probes et …
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ÉBÉNISTE
Guillaume Beneman

Guillaume Beneman

Guillaume Beneman (1750-1811) – maîtrise obtenue le 3 septembre 1785 : Il est l’un des derniers grands ébénistes parisiens du XVIIIème siècle. Originaire d’Allemagne, Guillaume …
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ÉBÉNISTE
François Lieutaud

François Lieutaud

François Lieutaud (1665 - 1748), père de Charles Lieutaud et grand-père de Balthazar, reçu Maître à la fin du XVIIe siècle
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ÉBÉNISTE
Jean Baptiste Courte

Jean Baptiste Courte

Jean Baptiste Courte ou Kurt (20 septembre 1749 - 28 avril 1843), ébéniste, maîtrise le 20 septembre 1777 à Dijon. Ses meubles s'apparentent souvent à ceux de Demoulin. Il s'agit de …
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ÉBÉNISTE
Michel Gourdin

Michel Gourdin

Michel Gourdin, dit Gourdin le jeune - Menuisier en sièges - Paris. Maître le 3 mai 1752. Frère de Jean-Baptiste Gourdin.
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LES ESTAMPILLES DES MAITRES-ÉBÉNISTES



Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes.

Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois.

En effet, dans le livre des Métiers, publié par Étienne Boileau, l'illustre prévôt des marchands, en 1268, sont reproduits les statuts de la corporation qui comprenait alors les huchiers et charpentiers de la grande et de la petite cognée. Cent ans plus tard, Aubriot, prévôt de Paris, institue le privilège des maîtres et fixe le régime de la corporation. Des ouvriers candidats à la maîtrise, il prescrit d'exiger la production d'un chef-d'œuvre. D'autre part, leur accession au grade restait subordonnée à l'approbation des maîtres. Ces deux principes subsisteront jusqu'à la Révolution. Le XVIe siècle ne modifie pas l'institution. Au XVIIe siècle, les menuisiers en ébène se séparent des menuisiers de la petite cognée. Ils vont bientôt prendre le nom d'ébéniste, évidemment fondé, à l'époque où se faisaient les 'cabinets en ébène'.

Au milieu du XVIIIe siècle, toutefois, vont s'aggraver les difficultés mises à l'accès d'hommes nouveaux dans le corps de privilégiés.

Les candidats seront tenus de fournir la preuve qu'ils ont travaillé pendant trois ans au moins chez un maître, et payer une redevance qui variait selon qu'ils étaient les parents ou seulement les apprentis du maître. Celui qui n'était ni l'un ni l'autre payait un tribut de 500 livres et devait justifier de six années de pratique en la qualité d'ouvrier libre.

Ces mesures avaient pour effet, sinon pour objet, de maintenir les brevets de maîtrise dans les mêmes familles, et d'ériger en droit héréditaire ce qui, dans l'origine, était une garantie de valeur professionnelle individuelle.

C'est là, d'ailleurs, le reproche fondamental et persistant qu'au corps des maîtres adressait la corporation des ouvriers libres, qui s'étaient groupés à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Ceux-ci accusaient ceux-là de mettre obstacle au progrès technique au bénéfice de leurs routines. Il est à remarquer que ce même reproche était adressé aux maîtres par les ouvriers que la couronne, dès la seconde moitié du XVIe siècle, avait soustraits au contrôle de la jurande en leur accordant le titre d'artisans et marchands suivant la cour.

Le privilège du logement au Louvre créé par Henri IV, père des industries françaises, les droits d'exception fondés par lui en faveur des lissiers des Gobelins, bientôt, sous Louis XIII, l'établissement des Académies n'ont eu d'autre objet que d'arracher le travail indépendant à la tutelle des corporations.

Les jurandes défendirent leur crédit plus encore que leurs privilèges en imposant à leurs membres l'obligation d'estampiller leurs oeuvres.

C'était comme une caution de belle exécution que les jurandes conféraient aux travaux des maîtres, et, par voie de conséquence, c'était une suspicion qu'elles jetaient sur les oeuvres que leurs auteurs n'avaient pas qualité pour poinçonner du fer de la maîtrise. Celui-ci formait le monogramme J.M.E, initiales des mots juré-maîtres-ébénistes, et non pas, comme on l'a dit, jurés-menuisiers-ébéniste.

Cette marque mesure réellement 7mm de hauteur sur 1cm de largeur.

jme
juré-maîtres-ébénistes

On la trouve apposée non loin de l'estampille particulière au maître.

C'est à partir de 1741 qui le poinçonnage des meubles est rendu, sous peine d'amende, obligatoire.

Auparavant, si quelques artisans avaient (on en a trouvé des exemples dès le XVe siècle) signé leurs ouvrages principaux, le fait restait exceptionnel et volontaire. André-Charles Boulle, de qui l'oeuvre est immense n'a jamais marqué ses meubles.

La plupart des estampilles comprennent le nom complet des maîtres et l'initiale de ses prénom. Les caractères en sont des capitales, et généralement des capitales romaines. Leu hauteur varie de 4 à 8 millimètres: un grand nombre en mesurent 5. Entre l'initiale et le nom, l'usage était d'insérer une fleur de lys; quand éclata la Révolution, la fleur de lys limée devint un simple point. D'ailleurs, il est rare que le dessin de l'emblème ait été nettement tracé par le poinçon.

La place réservée à l'estampille varie suivant le meuble.

Quand un plateau de marbre doit couvrir celui-ci, comme il advient pour les commodes et les secrétaires de dames, l'estampille est ordinairement gravée sur l'arase des montants, ou sur l'une des traverses cachées par le plateau. L'estampille des tables et des bureaux plats se lit sur le bord d'un tiroir; celle des petits meubles est généralement apposée dessous. Les sièges ont été signés, tout d'abord, sur le dossier, puis à l'intérieur de bâti. G. Jacob pose ordinairement son estampille entre les deux pieds postérieurs. Rares sont les estampilles au fer chaud, de même que les marques à l'encre grasse.

Guillaume Janneau (1887-1981), Professeur à l'école du Louvre