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Les ébénistes du XVIIIe siècle

Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes. Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois ...

ÉBÉNISTE
Jean-Pierre Latz

Jean-Pierre Latz

Jean-Pierre Latz (1691-1754) : Jean-Pierre Latz est l’un des plus grands ébénistes du règne de Louis XV, même s’il ne laisse derrière lui qu’un nombre assez limité de meubles …
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ÉBÉNISTE
Nicolas-Alexandre Lapie

Nicolas-Alexandre Lapie

Nicolas-Alexandre Lapie dit l'aîné (Vers 1730 - 8 février 1775). Ébéniste. Paris. Maître le 17 août 1764. Il exerça rue de Charenton. Il signait: N.-A. Lapie, et il exécuta surtout …
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ÉBÉNISTE
Louis Delanois

Louis Delanois

Louis Delanois (1731-1792) – menuisier en siège – maîtrise obtenue le 27 juillet 1761 : Louis Delanois figure parmi les plus grands menuisiers du XVIIIème siècle – le plus inventif …
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste Cresson

Jean-Baptiste Cresson

Jean-Baptiste Cresson (1720-1781) - Menuisier en siège - Maître en 1741. On trouve son estampille: I.-B. Cresson sur de jolis sièges Régence.
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste-Bernard Demay

Jean-Baptiste-Bernard Demay

Jean-Baptiste-Bernard Demay (1759 - 14 mars 1848) - Menuisier-ébéniste. Paris Maître le 4 février 1784. Il exerça une trentaine d'années rue de Cléry. Sa marque figure sur les jolies …
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ÉBÉNISTE
Claude Chevigny

Claude Chevigny

Chevigny Claude – Menuisier en siège. maîtrise obtenue le 27 avril 1768 : La majorité de ses ouvrages sont de style Louis XVI.
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ÉBÉNISTE
Jacques Bircklé

Jacques Bircklé

Jacques Bircklé (1734-1803) – Ébéniste - maîtrise obtenue le 30 juillet 1764. Un des fournisseurs du Garde-meuble sous Louis XVI.
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ÉBÉNISTE
Pierre Golle

Pierre Golle

Pierre Golle - Menuisier-ébéniste-marqueteur du XVIIe siècle, originaire de Hollande. Appelé en France par Mazarin, il travailla aux Gobelins sous la direction du peintre Le Brun et il …
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ÉBÉNISTE
François Rubestuck

François Rubestuck

François Rübestück (1722-1785) Ébéniste. Paris. Maître le 7 mai 1766.
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ÉBÉNISTE
Pierre Dupré

Pierre Dupré

Pierre Dupré (1732-1799), ébéniste parisien maître le 17 décembre 1766. Il s'établit comme artisan libre rue du Faubourg-Saint-Antoine avant sa maîtrise. On a signalé sa marque sur …
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ÉBÉNISTE
David Roentgen

David Roentgen

David Roentgen (11 août 1743 - 12 février 1807) Ébéniste-marqueteur. Maître le 24 mai 1780. Originaire d'Allemagne. Il n'était pas établi à Paris et n'y avait qu'un dépôt ou il …
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ÉBÉNISTE
René Dubois

René Dubois

René Dubois (1737-1799) Menuisier-ébéniste. Paris.Maître le 25 juin 1755. ébéniste de la reine en 1779. Il signa ses ouvrages avec l'ancien poinçon paternel. I.DUBOIS.
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ÉBÉNISTE
Martin Carlin

Martin Carlin

Carlin Martin (vers 1730-1785) – ébéniste – maîtrise obtenue le 30 juillet 1766 : Ebéniste célèbre du règne de Louis XVI, Martin Carlin s’impose comme le spécialiste des …
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ÉBÉNISTE
Jean-François-Marcoul Langon

Jean-François-Marcoul Langon

Jean-François-Marcoul Langon - Menuisier. Paris. Maître, le 24 mai 1769.
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ÉBÉNISTE
Louis Delaitre

Louis Delaitre

Louis Delaitre - Ébéniste Paris, Maître le 19 novembre 1738.
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ÉBÉNISTE
René Cresson

René Cresson

René Cresson (vers 1705-av. 1749) – menuisier en siège – maîtrise obtenue le 28 janvier 1738 : Né dans une grande famille de menuisiers, René Cresson n’est l’auteur que d’une …
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ÉBÉNISTE
Pierre-François Guignard

Pierre-François Guignard

Pierre-François Guignard (1740-1794) Ébéniste. Paris. Maître le 21 janvier 1767. Il s'établit fabricant et marchand de meubles rue de la Roquette. Guignard à laissé de bons meubles …
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste-Claude Sené

Jean-Baptiste-Claude Sené

Sené Jean-Baptiste-Claude (1747-1803) – menuisier en siège – maîtrise obtenue le 10 mai 1769 : A l’égal de Georges Jacob, Jean-Baptiste-Claude Sené est considéré comme le plus …
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ÉBÉNISTE
Jacques Chenevat

Jacques Chenevat

Jacques Chenevat - menuisier en sièges et lits, maître le 6 décembre 1763. Il exerça rue de Cléry, à la Croix d'or, d'où il disparut moins de dix années plus tard.
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ÉBÉNISTE
Simon Oeben

Simon Oeben

Simon Oeben (Mort le 4 avril 1786) Ébéniste. Paris. Maître le 4 avril 1786. Frère de Jean-François Œben. Il épouse comme son frère une des soeurs de Roger Vandercruse. Les meubles …
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Antoine Héricourt

Antoine Héricourt

Antoine Héricourt (vers 1730 - 1792) - Ébéniste. Paris. Maître le 20 octobre 1773. Les magasins qu'il exploitait rue du Faubourg-Saint-Honoré, eurent une grande vogue. Les marchandises …
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ÉBÉNISTE
Jean-Georges Schlichtig

Jean-Georges Schlichtig

Jean-Georges Schlichtig (Mort en février 1782) - Ébéniste. Paris. Maître le 2 octobre 1765. D'origine allemande.
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ÉBÉNISTE
Pierre Antoine Bellangé

Pierre Antoine Bellangé

Pierre Antoine Bellangé (1760-1844) - menuisier en sièges. Paris. Maître le 24 octobre 1788. Il fut un des fournisseurs de la cour impériale puis royal. Rare sont les sièges …
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ÉBÉNISTE
Denis Jullienne

Denis Jullienne

Denis Jullienne - Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 31 juillet 1775. Établie rue de Charenton, cet artisan se vouait avec succès à la confection des bois de lits et de sièges avec …
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LES ESTAMPILLES DES MAITRES-ÉBÉNISTES



Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes.

Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois.

En effet, dans le livre des Métiers, publié par Étienne Boileau, l'illustre prévôt des marchands, en 1268, sont reproduits les statuts de la corporation qui comprenait alors les huchiers et charpentiers de la grande et de la petite cognée. Cent ans plus tard, Aubriot, prévôt de Paris, institue le privilège des maîtres et fixe le régime de la corporation. Des ouvriers candidats à la maîtrise, il prescrit d'exiger la production d'un chef-d'œuvre. D'autre part, leur accession au grade restait subordonnée à l'approbation des maîtres. Ces deux principes subsisteront jusqu'à la Révolution. Le XVIe siècle ne modifie pas l'institution. Au XVIIe siècle, les menuisiers en ébène se séparent des menuisiers de la petite cognée. Ils vont bientôt prendre le nom d'ébéniste, évidemment fondé, à l'époque où se faisaient les 'cabinets en ébène'.

Au milieu du XVIIIe siècle, toutefois, vont s'aggraver les difficultés mises à l'accès d'hommes nouveaux dans le corps de privilégiés.

Les candidats seront tenus de fournir la preuve qu'ils ont travaillé pendant trois ans au moins chez un maître, et payer une redevance qui variait selon qu'ils étaient les parents ou seulement les apprentis du maître. Celui qui n'était ni l'un ni l'autre payait un tribut de 500 livres et devait justifier de six années de pratique en la qualité d'ouvrier libre.

Ces mesures avaient pour effet, sinon pour objet, de maintenir les brevets de maîtrise dans les mêmes familles, et d'ériger en droit héréditaire ce qui, dans l'origine, était une garantie de valeur professionnelle individuelle.

C'est là, d'ailleurs, le reproche fondamental et persistant qu'au corps des maîtres adressait la corporation des ouvriers libres, qui s'étaient groupés à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Ceux-ci accusaient ceux-là de mettre obstacle au progrès technique au bénéfice de leurs routines. Il est à remarquer que ce même reproche était adressé aux maîtres par les ouvriers que la couronne, dès la seconde moitié du XVIe siècle, avait soustraits au contrôle de la jurande en leur accordant le titre d'artisans et marchands suivant la cour.

Le privilège du logement au Louvre créé par Henri IV, père des industries françaises, les droits d'exception fondés par lui en faveur des lissiers des Gobelins, bientôt, sous Louis XIII, l'établissement des Académies n'ont eu d'autre objet que d'arracher le travail indépendant à la tutelle des corporations.

Les jurandes défendirent leur crédit plus encore que leurs privilèges en imposant à leurs membres l'obligation d'estampiller leurs oeuvres.

C'était comme une caution de belle exécution que les jurandes conféraient aux travaux des maîtres, et, par voie de conséquence, c'était une suspicion qu'elles jetaient sur les oeuvres que leurs auteurs n'avaient pas qualité pour poinçonner du fer de la maîtrise. Celui-ci formait le monogramme J.M.E, initiales des mots juré-maîtres-ébénistes, et non pas, comme on l'a dit, jurés-menuisiers-ébéniste.

Cette marque mesure réellement 7mm de hauteur sur 1cm de largeur.

jme
juré-maîtres-ébénistes

On la trouve apposée non loin de l'estampille particulière au maître.

C'est à partir de 1741 qui le poinçonnage des meubles est rendu, sous peine d'amende, obligatoire.

Auparavant, si quelques artisans avaient (on en a trouvé des exemples dès le XVe siècle) signé leurs ouvrages principaux, le fait restait exceptionnel et volontaire. André-Charles Boulle, de qui l'oeuvre est immense n'a jamais marqué ses meubles.

La plupart des estampilles comprennent le nom complet des maîtres et l'initiale de ses prénom. Les caractères en sont des capitales, et généralement des capitales romaines. Leu hauteur varie de 4 à 8 millimètres: un grand nombre en mesurent 5. Entre l'initiale et le nom, l'usage était d'insérer une fleur de lys; quand éclata la Révolution, la fleur de lys limée devint un simple point. D'ailleurs, il est rare que le dessin de l'emblème ait été nettement tracé par le poinçon.

La place réservée à l'estampille varie suivant le meuble.

Quand un plateau de marbre doit couvrir celui-ci, comme il advient pour les commodes et les secrétaires de dames, l'estampille est ordinairement gravée sur l'arase des montants, ou sur l'une des traverses cachées par le plateau. L'estampille des tables et des bureaux plats se lit sur le bord d'un tiroir; celle des petits meubles est généralement apposée dessous. Les sièges ont été signés, tout d'abord, sur le dossier, puis à l'intérieur de bâti. G. Jacob pose ordinairement son estampille entre les deux pieds postérieurs. Rares sont les estampilles au fer chaud, de même que les marques à l'encre grasse.

Guillaume Janneau (1887-1981), Professeur à l'école du Louvre