FR   EN   中文

CONNEXION
RESSOURCES ET BASES DOCUMENTAIRES

Les ébénistes du XVIIIe siècle

Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes. Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois ...

ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste I Tuart

Jean-Baptiste I Tuart

Jean-Baptiste I Tuart - maîtrise obtenue le 1 février 1741: ébéniste du règne de Louis XV. Fut un des fournisseurs de la Cour.
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Louis Foureau

Louis Foureau

Louis Foureau - ébéniste. Maître le 27 novembre 1755. Paris.
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste Hedouin

Jean-Baptiste Hedouin

Jean-Baptiste Hedouin (Mort en Janvier 1783) Ébéniste-marqueteur. Paris. Maître le 22 mai 1738. Dans son atelier de la rue Traversière-Saint-Antoine, Hedouin a produit des commodes, des …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Louis Moreau

Louis Moreau

Louis Moreau (1740-1791) Ébéniste-sculpteur. Paris. Maître le 27 septembre 1764. Il employa d'habiles ouvriers comme les ébénistes Bircklé, Foullet, Topino, les fondeurs Guinaud et …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Philippe-Claude Montigny

Philippe-Claude Montigny

Philippe Claude Montigny (1734-1800) – ébéniste – maîtrise obtenue le 29 janvier 1766 : Ebéniste de talent, Philippe Claude Montigny s’illustre par ses ouvrages réalisés dans le …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
David Roentgen

David Roentgen

David Roentgen (11 août 1743 - 12 février 1807) Ébéniste-marqueteur. Maître le 24 mai 1780. Originaire d'Allemagne. Il n'était pas établi à Paris et n'y avait qu'un dépôt ou il …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Conrad Mauter

Conrad Mauter

Conrad Mauter (1742-1810) Ébéniste , maître le 10 septembre 1777. Ébéniste du comte d'Artois, originaire d'Allemagne, ses talents se firent surtout remarquer dans la fabrication de …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Georges Jansen

Georges Jansen

Georges Jansen (Né en 1726) - ébéniste d'origine scandinave. Paris. Maître le 8 avril 1767. Il résida successivement rue Traversière, et rue du Faubourg-Saint-Antoine. Les pièces …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Pierre Moreau

Pierre Moreau

Pierre Moreau (1722 - 27 juin 1798) Menuisier en siège. Maître le 30 mai 1765. Après sa maîtrise, il exerça rue de Cléry pendant sept ou huit ans, après lesquels il abandonna son …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Jacques-Pierre Letellier

Jacques-Pierre Letellier

Jacques-Pierre Letellier Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 16 décembre 1767. Il travailla rue du Faubourg-Saint-Antoine durant plus d'une vingtaine d'années. Il a laissé sa marque …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
François Mondon

François Mondon

François Mondon (1694-1770) : Cet ébéniste du XVIIIe siècle est issu d’une famille d’artisans du Dauphiné dispersés dans différentes régions de France et à l’étranger. Il est …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Joseph Gengenbach Canabas

Joseph Gengenbach Canabas

Joseph Gengenbach dit Canabas (1715-1797) – maîtrise obtenue le 1 avril 1766 : D’origine allemande, Canabas - de son vrai nom Joseph Gengenbach - arrive à Paris dans les années 1740. …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
André-Charles Boulle

André-Charles Boulle

Boulle André-Charles (1642-1732) – ébéniste – maîtrise obtenue av.1666 : Célèbre ébéniste de Louis XIV, André-Charles Boulle figure comme le précurseur du mobilier français du …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Martin-Étienne Lhermite

Martin-Étienne Lhermite

Martin-Etienne Lhermite (vers 1730-vers 1765) - ébéniste - maîtrise obtenue le 22 août 1753 : Ébéniste du XVIIIème siècle, Martin-Etienne Lhermite se caractérise par ses ouvrages en …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Louis Cresson

Louis Cresson

Louis Cresson (1706 - 1761) - Menuisier en siège - Maître le 28 Janvier 1738.
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Antoine-Mathieu Criard

Antoine-Mathieu Criard

Antoine-Mathieu Criard (1724-1787) - Ébéniste. Paris - Maître le 22 avril 1747. Il a acquit une juste renommée et continué dignement les traditions d'une lignée d'ébéniste probes et …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Nicolas Blanchard

Nicolas Blanchard

Nicolas Blanchard - Maître à Paris en 1738.
Lire la suite
ÉBÉNISTE
François Bayer

François Bayer

François Bayer. Ébéniste-marqueteur à Paris. Originaire d'Allemagne il fut reçu maître ébéniste à Paris le 5 décembre 1764
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Mathieu-Guillaume Cramer

Mathieu-Guillaume Cramer

Mathieu Guillaume Cramer ( ?-1794) – ébéniste – maîtrise obtenue le 4 septembre 1771 : Ebéniste du XVIIIème siècle, Mathieu Guillaume Cramer est connu pour ses nombreux petits …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Louis-Charles Carpentier

Louis-Charles Carpentier

Louis-Charles Carpentier (Mort vers 1787) - Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 26 juillet 1752.
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Guillaume Kemp

Guillaume Kemp

Guillaume Kemp Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 3 octobre 1764. D'origine allemande.
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Pierre IV (II) Migeon

Pierre IV (II) Migeon

Migeon Pierre IV (1696-1758) – ébéniste – maîtrise obtenue vers 1725 : Le plus célèbre de sa lignée, Pierre Migeon IV, ébéniste aussi bien que marchand, se démarque par des …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Louis-Hyacinthe Delion

Louis-Hyacinthe Delion

Louis-Hyacinthe Delion (1721 - 22 janvier 1793) Menuisier-ébéniste Paris Maître le 4 septembre 1766. Il exerça rue Saint-Sauveur, N 44. Bien qu'il est sous le règne de Louis XVI, il a …
Lire la suite
ÉBÉNISTE
Roger dit Lacroix ou RVLC VanderCruse

Roger dit Lacroix ou RVLC VanderCruse

Roger Vandercruse dit Lacroix (1728-1799) - ébéniste - maîtrise obtenue le 6 février 1755 : Ebéniste de grand talent, Roger Vandercruse Lacroix est l’un de ceux qui marque le plus la …
Lire la suite

LES ESTAMPILLES DES MAITRES-ÉBÉNISTES



Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes.

Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois.

En effet, dans le livre des Métiers, publié par Étienne Boileau, l'illustre prévôt des marchands, en 1268, sont reproduits les statuts de la corporation qui comprenait alors les huchiers et charpentiers de la grande et de la petite cognée. Cent ans plus tard, Aubriot, prévôt de Paris, institue le privilège des maîtres et fixe le régime de la corporation. Des ouvriers candidats à la maîtrise, il prescrit d'exiger la production d'un chef-d'œuvre. D'autre part, leur accession au grade restait subordonnée à l'approbation des maîtres. Ces deux principes subsisteront jusqu'à la Révolution. Le XVIe siècle ne modifie pas l'institution. Au XVIIe siècle, les menuisiers en ébène se séparent des menuisiers de la petite cognée. Ils vont bientôt prendre le nom d'ébéniste, évidemment fondé, à l'époque où se faisaient les 'cabinets en ébène'.

Au milieu du XVIIIe siècle, toutefois, vont s'aggraver les difficultés mises à l'accès d'hommes nouveaux dans le corps de privilégiés.

Les candidats seront tenus de fournir la preuve qu'ils ont travaillé pendant trois ans au moins chez un maître, et payer une redevance qui variait selon qu'ils étaient les parents ou seulement les apprentis du maître. Celui qui n'était ni l'un ni l'autre payait un tribut de 500 livres et devait justifier de six années de pratique en la qualité d'ouvrier libre.

Ces mesures avaient pour effet, sinon pour objet, de maintenir les brevets de maîtrise dans les mêmes familles, et d'ériger en droit héréditaire ce qui, dans l'origine, était une garantie de valeur professionnelle individuelle.

C'est là, d'ailleurs, le reproche fondamental et persistant qu'au corps des maîtres adressait la corporation des ouvriers libres, qui s'étaient groupés à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Ceux-ci accusaient ceux-là de mettre obstacle au progrès technique au bénéfice de leurs routines. Il est à remarquer que ce même reproche était adressé aux maîtres par les ouvriers que la couronne, dès la seconde moitié du XVIe siècle, avait soustraits au contrôle de la jurande en leur accordant le titre d'artisans et marchands suivant la cour.

Le privilège du logement au Louvre créé par Henri IV, père des industries françaises, les droits d'exception fondés par lui en faveur des lissiers des Gobelins, bientôt, sous Louis XIII, l'établissement des Académies n'ont eu d'autre objet que d'arracher le travail indépendant à la tutelle des corporations.

Les jurandes défendirent leur crédit plus encore que leurs privilèges en imposant à leurs membres l'obligation d'estampiller leurs oeuvres.

C'était comme une caution de belle exécution que les jurandes conféraient aux travaux des maîtres, et, par voie de conséquence, c'était une suspicion qu'elles jetaient sur les oeuvres que leurs auteurs n'avaient pas qualité pour poinçonner du fer de la maîtrise. Celui-ci formait le monogramme J.M.E, initiales des mots juré-maîtres-ébénistes, et non pas, comme on l'a dit, jurés-menuisiers-ébéniste.

Cette marque mesure réellement 7mm de hauteur sur 1cm de largeur.

jme
juré-maîtres-ébénistes

On la trouve apposée non loin de l'estampille particulière au maître.

C'est à partir de 1741 qui le poinçonnage des meubles est rendu, sous peine d'amende, obligatoire.

Auparavant, si quelques artisans avaient (on en a trouvé des exemples dès le XVe siècle) signé leurs ouvrages principaux, le fait restait exceptionnel et volontaire. André-Charles Boulle, de qui l'oeuvre est immense n'a jamais marqué ses meubles.

La plupart des estampilles comprennent le nom complet des maîtres et l'initiale de ses prénom. Les caractères en sont des capitales, et généralement des capitales romaines. Leu hauteur varie de 4 à 8 millimètres: un grand nombre en mesurent 5. Entre l'initiale et le nom, l'usage était d'insérer une fleur de lys; quand éclata la Révolution, la fleur de lys limée devint un simple point. D'ailleurs, il est rare que le dessin de l'emblème ait été nettement tracé par le poinçon.

La place réservée à l'estampille varie suivant le meuble.

Quand un plateau de marbre doit couvrir celui-ci, comme il advient pour les commodes et les secrétaires de dames, l'estampille est ordinairement gravée sur l'arase des montants, ou sur l'une des traverses cachées par le plateau. L'estampille des tables et des bureaux plats se lit sur le bord d'un tiroir; celle des petits meubles est généralement apposée dessous. Les sièges ont été signés, tout d'abord, sur le dossier, puis à l'intérieur de bâti. G. Jacob pose ordinairement son estampille entre les deux pieds postérieurs. Rares sont les estampilles au fer chaud, de même que les marques à l'encre grasse.

Guillaume Janneau (1887-1981), Professeur à l'école du Louvre