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Les ébénistes du XVIIIe siècle

Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes. Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois ...

ÉBÉNISTE
Joseph Stockel

Joseph Stockel

Joseph Stockel (1743-1802) Ébéniste. Paris. Maître le 2 août 1775. D'origine allemande.
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ÉBÉNISTE
Jean Caumont

Jean Caumont

Jean Caumont (1736 - 4 septembre 1800) - Paris. Maître le 14 décembre 1774. Mobilier national Paris: console bois doré, style Louis XVI, signée : J.Caumont M. E.
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ÉBÉNISTE
François Mondon

François Mondon

François Mondon (1694-1770) : Cet ébéniste du XVIIIe siècle est issu d’une famille d’artisans du Dauphiné dispersés dans différentes régions de France et à l’étranger. Il est …
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ÉBÉNISTE
Laurent Rochette

Laurent Rochette

Laurent Rochette (Né en 1723) - Ébéniste. Paris. On a trouvé sa signature sur une commode venture Louis XV.
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ÉBÉNISTE
François Canot

François Canot

François Canot (Mort le 29 octobre 1786), sculpteur lyonnais, né à Paris, est le beau-frère de Pierre Nogaret. Il exerça à Lyon, place Louis-le-Grand, au milieu du XVIIIe siècle. On …
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ÉBÉNISTE
Charles-Joseph Dufour

Charles-Joseph Dufour

Charles Joseph Dufour (1740 - vers 1780) - ébéniste. Maître le 3 décembre 1759. Après avoir demeuré rue de Bercy jusqu'en 1769, il travailla dans la rue du Faubourg-Saint-Antoine. De …
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ÉBÉNISTE
Nicolas Sageot

Nicolas Sageot

Nicolas Sageot (Né en 1666). Menuisier en ébène à Paris sous la Régence. Maître en 1706. Il était marié à une fille de son confrère Jacques Roussel. Il travaillait sans doute comme …
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ÉBÉNISTE
Jean-Ulric Erstet

Jean-Ulric Erstet

Jean-Ulric Erstet (Mort en 1780) - Ébéniste. Paris. Maître 1740. Il exerça rue des Prouvaires, puis rue des Vieux-Augustins, près de la place des Victoires. Il inventa une sorte de …
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ÉBÉNISTE
Pierre-Benoît Marcion

Pierre-Benoît Marcion

Pierre-Benoît Marcion Ébéniste. Paris. Fut l'un des fournisseurs de Napoléon Ier. Dès l'époque Directoire, il tenait un atelier et un magasin d'ébénisterie, rue …
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ÉBÉNISTE
Pierre Defriche

Pierre Defriche

Pierre Defriche - Menuisier-ébéniste Paris Maître le 9 juillet 1766. Il exerça rue Sainte-Marguerite jusque vers 1788. Il a produit des meubles Louis XV, Transition et Louis XVI de bonne …
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ÉBÉNISTE
Michel Gourdin

Michel Gourdin

Michel Gourdin, dit Gourdin le jeune - Menuisier en sièges - Paris. Maître le 3 mai 1752. Frère de Jean-Baptiste Gourdin.
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ÉBÉNISTE
Michel Cresson

Michel Cresson

Michel Cresson (1709 - après 1773) – menuisier en siège – maîtrise obtenue le 30 aout 1740. Frère de Louis, se distingua aussi dans la fabrication de sièges. Il n'a fait que marcher …
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste. Tilliard II

Jean-Baptiste. Tilliard II

Jean-Baptiste II Tilliard - Ébéniste. paris. Maître, 1752. Fournisseur du Mobilier de la Couronne.
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ÉBÉNISTE
Louis-Hyacinthe Delion

Louis-Hyacinthe Delion

Louis-Hyacinthe Delion (1721 - 22 janvier 1793) Menuisier-ébéniste Paris Maître le 4 septembre 1766. Il exerça rue Saint-Sauveur, N 44. Bien qu'il est sous le règne de Louis XVI, il a …
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ÉBÉNISTE
Jacques Denizot

Jacques Denizot

Jacques Denizot (1684-1760) - ébéniste parisien. Il a fabriquer des meubles de style Régence et Louis XV.
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ÉBÉNISTE
Pierre Dupré

Pierre Dupré

Pierre Dupré (1732-1799), ébéniste parisien maître le 17 décembre 1766. Il s'établit comme artisan libre rue du Faubourg-Saint-Antoine avant sa maîtrise. On a signalé sa marque sur …
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ÉBÉNISTE
Clément Bergez

Clément Bergez

Clément Bergez (Mort en mai 1780) - menuisier en chaises. Reçu maître en 1720. Il exerça rue du Cimetière-Saint-Nicolas où il mourut en 1780.
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ÉBÉNISTE
Jean-Louis Delorme Faizelot

Jean-Louis Delorme Faizelot

Jean-Louis Delorme. Maître le 20 septembre 1763.
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ÉBÉNISTE
Jacques-Philippe Carel

Jacques-Philippe Carel

Jacques Philippe Carel (1688-1755) - ébéniste, reçu Maître en 1723. Habile ébéniste qui florissait vers le milieu du règne de Louis XV.
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ÉBÉNISTE
Denis Genty

Denis Genty

Denis Genty - ébéniste. Paris. Maître le 13 mars 1754. A la fois ébéniste et marchand de meubles, il exerça au faubourg Saint-Antoine puis rue de l'Échelle-Saint-Honoré. Genty a …
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ÉBÉNISTE
Louis Delaitre

Louis Delaitre

Louis Delaitre - Ébéniste Paris, Maître le 19 novembre 1738.
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ÉBÉNISTE
François Rubestuck

François Rubestuck

François Rübestück (1722-1785) Ébéniste. Paris. Maître le 7 mai 1766.
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ÉBÉNISTE
Jean Chrysostome Stumpff

Jean Chrysostome Stumpff

Jean-Chrysostome Stumpff (1731-1806) - Ébéniste. Paris. Maître le 27 août 1766.
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ÉBÉNISTE
Gaspard Feilt

Gaspard Feilt

Gaspard Feilt (Mort le 30 mars 1763) - ébéniste d'origine allemande, demeurait à Paris, rue de Charenton en 1753. On possède deux inventaires de ses marchandises, qui mentionnent parmi …
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LES ESTAMPILLES DES MAITRES-ÉBÉNISTES



Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes.

Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois.

En effet, dans le livre des Métiers, publié par Étienne Boileau, l'illustre prévôt des marchands, en 1268, sont reproduits les statuts de la corporation qui comprenait alors les huchiers et charpentiers de la grande et de la petite cognée. Cent ans plus tard, Aubriot, prévôt de Paris, institue le privilège des maîtres et fixe le régime de la corporation. Des ouvriers candidats à la maîtrise, il prescrit d'exiger la production d'un chef-d'œuvre. D'autre part, leur accession au grade restait subordonnée à l'approbation des maîtres. Ces deux principes subsisteront jusqu'à la Révolution. Le XVIe siècle ne modifie pas l'institution. Au XVIIe siècle, les menuisiers en ébène se séparent des menuisiers de la petite cognée. Ils vont bientôt prendre le nom d'ébéniste, évidemment fondé, à l'époque où se faisaient les 'cabinets en ébène'.

Au milieu du XVIIIe siècle, toutefois, vont s'aggraver les difficultés mises à l'accès d'hommes nouveaux dans le corps de privilégiés.

Les candidats seront tenus de fournir la preuve qu'ils ont travaillé pendant trois ans au moins chez un maître, et payer une redevance qui variait selon qu'ils étaient les parents ou seulement les apprentis du maître. Celui qui n'était ni l'un ni l'autre payait un tribut de 500 livres et devait justifier de six années de pratique en la qualité d'ouvrier libre.

Ces mesures avaient pour effet, sinon pour objet, de maintenir les brevets de maîtrise dans les mêmes familles, et d'ériger en droit héréditaire ce qui, dans l'origine, était une garantie de valeur professionnelle individuelle.

C'est là, d'ailleurs, le reproche fondamental et persistant qu'au corps des maîtres adressait la corporation des ouvriers libres, qui s'étaient groupés à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Ceux-ci accusaient ceux-là de mettre obstacle au progrès technique au bénéfice de leurs routines. Il est à remarquer que ce même reproche était adressé aux maîtres par les ouvriers que la couronne, dès la seconde moitié du XVIe siècle, avait soustraits au contrôle de la jurande en leur accordant le titre d'artisans et marchands suivant la cour.

Le privilège du logement au Louvre créé par Henri IV, père des industries françaises, les droits d'exception fondés par lui en faveur des lissiers des Gobelins, bientôt, sous Louis XIII, l'établissement des Académies n'ont eu d'autre objet que d'arracher le travail indépendant à la tutelle des corporations.

Les jurandes défendirent leur crédit plus encore que leurs privilèges en imposant à leurs membres l'obligation d'estampiller leurs oeuvres.

C'était comme une caution de belle exécution que les jurandes conféraient aux travaux des maîtres, et, par voie de conséquence, c'était une suspicion qu'elles jetaient sur les oeuvres que leurs auteurs n'avaient pas qualité pour poinçonner du fer de la maîtrise. Celui-ci formait le monogramme J.M.E, initiales des mots juré-maîtres-ébénistes, et non pas, comme on l'a dit, jurés-menuisiers-ébéniste.

Cette marque mesure réellement 7mm de hauteur sur 1cm de largeur.

jme
juré-maîtres-ébénistes

On la trouve apposée non loin de l'estampille particulière au maître.

C'est à partir de 1741 qui le poinçonnage des meubles est rendu, sous peine d'amende, obligatoire.

Auparavant, si quelques artisans avaient (on en a trouvé des exemples dès le XVe siècle) signé leurs ouvrages principaux, le fait restait exceptionnel et volontaire. André-Charles Boulle, de qui l'oeuvre est immense n'a jamais marqué ses meubles.

La plupart des estampilles comprennent le nom complet des maîtres et l'initiale de ses prénom. Les caractères en sont des capitales, et généralement des capitales romaines. Leu hauteur varie de 4 à 8 millimètres: un grand nombre en mesurent 5. Entre l'initiale et le nom, l'usage était d'insérer une fleur de lys; quand éclata la Révolution, la fleur de lys limée devint un simple point. D'ailleurs, il est rare que le dessin de l'emblème ait été nettement tracé par le poinçon.

La place réservée à l'estampille varie suivant le meuble.

Quand un plateau de marbre doit couvrir celui-ci, comme il advient pour les commodes et les secrétaires de dames, l'estampille est ordinairement gravée sur l'arase des montants, ou sur l'une des traverses cachées par le plateau. L'estampille des tables et des bureaux plats se lit sur le bord d'un tiroir; celle des petits meubles est généralement apposée dessous. Les sièges ont été signés, tout d'abord, sur le dossier, puis à l'intérieur de bâti. G. Jacob pose ordinairement son estampille entre les deux pieds postérieurs. Rares sont les estampilles au fer chaud, de même que les marques à l'encre grasse.

Guillaume Janneau (1887-1981), Professeur à l'école du Louvre