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Les Larmes de St Pierre - École française du 18e siècle d’après Guido Reni
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Réf : 79533
12 500 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 100 cm X H. 110 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIe siècle - Les Larmes de St Pierre - École française du 18e siècle d’après Guido Reni XVIIIe siècle - Les Larmes de St Pierre - École française du 18e siècle d’après Guido Reni Louis XIV - Les Larmes de St Pierre - École française du 18e siècle d’après Guido Reni Antiquités - Les Larmes de St Pierre - École française du 18e siècle d’après Guido Reni
Antiquités Franck Baptiste
Antiquités Franck Baptiste

Mobilier régional et Parisien et objet d'art


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Les Larmes de St Pierre - École française du 18e siècle d’après Guido Reni

Importante huile sur toile de forme ovale représentant les larmes de St Pierre*.
Reconnaissable par sa chevelure légèrement frisée entourant sa tonsure qui rappelle qu’il fût le premier des prêtres chrétiens, il est vêtu de son pallium de couleur ocre (gros manteau laineux) enfilé par dessus un vêtement bleu.
Il est représenté les mains jointes en position de pénitence.
Cette position, tout comme les larmes de ses yeux et son regard vers le ciel symbolisent son repentir pour avoir renier le christ.
Toile, châssis et cadre d’origine en bois de chêne doré.
Petites restaurations d’usages.
Parfait état de conservation, travail Français vers 1700 d’après le St Pierre de Guido Reni conservé au musée de l’Hermitage de St Petersbourg.
Bien que nous ne pouvons pas l’attribuer avec certitude notre oeuvre est à rapprocher du St Pierre peint par Hyacinthe Rigaud en 1702 et conservé au musée Rigaud de Perpignan.* (Inv 96-1-1)
Dimensions :
Toile : ...

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... Hauteur : 90 cm ; Largeur : 80 cm
Cadre : Hauteur : 110 cm , Largeur : 100 cm

*Au XVIIè siècle, nous sommes en pleine guerre de religions entre protestants et catholiques. Une des principale discorde est celle du Sacrement.?Les protestants rejettent le Sacrement de Pénitence et finissent par ne donner au Sacrement de l’Eucharistie qu’une valeur symbolique. Jugeant la confession inutile, il considérait le baptême comme véritable Sacrement de Pénitence, ainsi le pêcheur était pardonné par l’acte même de son baptême.?D’après un commentaire de St Ambroise, Bellarmin enseignait que les larmes de Saint Pierre désespéré d’avoir renier trois fois son maître, était une image de la confession, mais les protestants objectaient qu’il n’avait pas avoué sa faute à Jésus Christ puisque ce dernier la connaissait déjà et n’eut à l’expier que de ses larmes. Saint Pierre prit alors la résolution de ne plus pêcher.


Les théologiens catholiques établissaient par de nombreux arguments la nécessité de la confession, expliquant ainsi le besoin des artistes de représenter la confession sous les traits de Saint Pierre.
Le repentir de saint Pierre devient dès lors, pour la piété chrétienne, un sujet de méditation . On assurait que Saint Pierre avait pleuré sa faute tous les jours de sa vie en ayant continuellement "les yeux injectés de sang". On ajoutait que la nuit, dès qu’il entendait le champ du coq, il se levait pour verser des larmes. Les sermonnaires célébraient sa pénitence et les poètes la chantaient. Trosillo en Italie et Malherbe en France écrivirent sur les Larmes de Saint Pierre.
Ce la explique pourquoi les artistes ont si souvent représenté le repentir de Saint Pierre à la fin du XVIè siècle.

Notre avis :
Le tableau que nous présentons est indéniablement inspiré des larmes de St Pierre peint en 1657 par Guido Reni, et qui est aujourd’hui conservé au Musée de L’Hermitage de St Petersbourg.
Mais nous ne retrouvons pas les mêmes coloris des chairs et des tissus, ni le même visage émacié ou les rides présentent sur les mains de la version du peintre italien.
Par contre notre portrait est trés proche de celui peint par Hyacinthe Rigaud qui est conservé au musée de Perpignan (inv 96-1-1).
En effet les coloris sont identiques et comme sur notre portrait les mains sont juvéniles, ce qui est un élément assez troublant, qui nous oriente vers le grand maitre.
Le cadre d’origine, avec son bois de chêne est lui aussi caractéristique des productions parisiennes du règne de Louis XIV.
Nous savons que Rigaud admirait particulièrement Guido Reni, au point de posséder personnelement quelques toiles du grand maitre.
C’est un fait peu connu du grand public mais Hyacinthe Rigaud réalisa dans les années 1700 quelques rares copies des oeuvres de Guido Reni, notamment des apôtres comme St André, St Paul ou St Pierre mentionné dans les inventaires anciens comme de format demi-figure.
Avec son exceptionnel talent, il a réussi à donner des expressions grandioses aux apôtres et des couleurs plus chaudes, ce qui lui permet de se différencier de l’original.
Ces répliques dont on ne connait pas le nombre exact n’étaient pas destinées à la vente mais à des confréries religieuses et probablement aussi à des amis du peintre.
Ajoutons à cela qu’a cette époque la toile originale de Guido Reni appartenait à Antoine Crozat et était exposée dans son hotel particulier place Vendôme, ce qui permit probablement à notre peindre de l’admirer et de la copier.

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