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Henri BLANC-FONTAINE (1819-1897) - Le déserteur, scène des Hautes-Alpes
Henri BLANC-FONTAINE (1819-1897) - Le déserteur, scène des Hautes-Alpes - Tableaux et dessins Style
Réf : 68736
12 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Henri BLANC-FONTAINE (Grenoble 1819 - Sassenage 18
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 180 cm X l. 120 cm
Galerie Vaujany
Galerie Vaujany

Tableaux et meubles du Dauphiné


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Henri BLANC-FONTAINE (1819-1897) - Le déserteur, scène des Hautes-Alpes

Huile sur toile, signée et datée 1858 en bas à gauche

Expositions
• Salon de Paris, 1859, n°279,
• Salon de Lyon, déc. 1859 - janv. 1860, n°7.

Provenance
• En 1879 notre tableau ornait les murs de l’Hôtel Moderne à Grenoble, propriété de Mr Rivier.
• Collection privée région parisienne. Bibliographie
• Aristide Albert, Le peintre Blanc-Fontaine, Grenoble, Librairie Dauphinoise 1909, description du tableau p. 18.

Blanc-Fontaine, Diodore Rahoult et leur ami peintre péruvien Francisco Laso passent l’été 1853 dans les Hautes-Alpes. Ils logent à La Grave à l’auberge du père Pic, ancien colporteur. Explorant les hameaux perchés sur les pentes des montagnes, ils s’imprègnent de la rudesse des conditions paysannes de cette région qui ne connaît que trois mois de belle saison. Ils multiplient les croquis et esquisses qu’ils rapportent à Grenoble. Blanc-Fontaine puise alors
dans ces études les sujets de ses tableaux. Il présente à Paris à l’Exposition Universelle de 1855 Les vieilles de la Grave, tableau aujourd’hui conservé au musée de Grenoble. En 1861, au Salon de Paris, il montre Un dimanche aux vêpres, souvenir de La Grave ; entretemps il compose, en 1858, Le Déserteur.
La scène se déroule sur les hauteurs du Chazelet en face des pics et des glaciers de la Meije. Une vieille femme et son mari assistent au départ de leur fils militaire, mais réfractaire, emmené au loin par deux gendarmes à cheval. Ridés, appesantis par l’âge et le labeur, leur physionomie semble exprimer une grande tristesse et de la résignation. Ils savent que la désertion est considérée comme un crime et que leur auteur est envoyé aux galères.
Un temple à l’architecture irréelle, rappelle la survivance dans cette région de l’Oisans, de la foi protestante dans laquelle les deux vieillards malheureux pourront réfugier leur douleur.

Galerie Vaujany

Tableaux XIXe siècle