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Venise, vers 1710–1720, Marc et Marcellin conduits au martyre d’après Véronèse
Venise, vers 1710–1720, Marc et Marcellin conduits au martyre d’après Véronèse - Tableaux et dessins Style Louis XIV Venise, vers 1710–1720, Marc et Marcellin conduits au martyre d’après Véronèse - Galerie PhC Venise, vers 1710–1720, Marc et Marcellin conduits au martyre d’après Véronèse - Louis XIV Antiquités - Venise, vers 1710–1720, Marc et Marcellin conduits au martyre d’après Véronèse
Réf : 128951
12 800 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 104 cm X l. 76 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIIe siècle - Venise, vers 1710–1720, Marc et Marcellin conduits au martyre d’après Véronèse XVIIIe siècle - Venise, vers 1710–1720, Marc et Marcellin conduits au martyre d’après Véronèse Louis XIV - Venise, vers 1710–1720, Marc et Marcellin conduits au martyre d’après Véronèse Antiquités - Venise, vers 1710–1720, Marc et Marcellin conduits au martyre d’après Véronèse
Galerie PhC
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Tableaux anciens des XVIIè, XVIIIè et XIXè siècles.


+33 (0)6 62 09 89 00
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Venise, vers 1710–1720, Marc et Marcellin conduits au martyre d’après Véronèse

Venise, vers 1710–1720, Marc et Marcellin conduits au martyre d’après Véronèse.
Huile sur toile rentoilée de 82 cm par 52 cm.
Important cadre ancien de cm par 104 cm par 76 cm.

Attribution possible à Gaspard Diziani (1689-1767)

Notre tableau reprend la grande composition exécutée par Paolo Véronèse vers 1565 pour le presbytère de l'église San Sebastiano à Venise. Le tableau monumental, qui mesure environ 355 × 540 cm, représente Marc et Marcellin conduits au martyre, soutenus dans leur foi par saint Sébastien malgré les supplications de leurs proches.
La présente version conserve avec une remarquable fidélité l'organisation complexe du prototype : multiplicité des personnages, enchaînement des groupes, diversité des attitudes et distribution des grandes masses colorées. Le passage d'une composition monumentale à une toile de seulement 82 × 52 cm a cependant imposé au peintre une simplification de l'écriture.
C'est précisément dans cette ...

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... réduction des formes que réside l'un des caractères les plus intéressants de l'œuvre. Les petites figures ne sont pas traitées selon un modelé minutieux et fondu : les visages sont construits par juxtaposition de touches courtes, avec des ombres chaudes brun-rouge, des accents sombres indiquant les yeux et des rehauts clairs disposés sur le front, l'arête du nez ou les pommettes. Barbes et chevelures sont rapidement indiquées par quelques touches nerveuses. Dans les draperies, les lumières sont fréquemment posées en accents opaques et relativement francs plutôt que progressivement fondues dans la couleur sous-jacente.
Ces particularités ont conduit à envisager un rapprochement avec Gaspare Diziani, et plus particulièrement avec sa première période. Né à Belluno en 1689, Diziani reçoit l'essentiel de sa formation artistique à Venise vers 1709–1711, d'abord dans l'atelier de Gregorio Lazzarini, puis dans l'orbite de Sebastiano Ricci. Son activité de la deuxième décennie du XVIIIe siècle demeure imparfaitement documentée.
Un document présente ici un intérêt particulier : le Metropolitan Museum of Art conserve de Diziani une Famille de Darius devant Alexandre, datée 1717, exécutée à la plume, au lavis et à la pierre noire et mise au carreau. Le sujet reprend l'une des compositions les plus célèbres de Véronèse. Indépendamment de la question de l'attribution de la présente toile, cette feuille constitue donc un témoignage particulièrement précieux de l'intérêt porté par le jeune Diziani aux grandes inventions véronésiennes.
Cette relation à Véronèse ne fut d'ailleurs pas seulement passagère. Une Famille de Darius devant Alexandre, aujourd'hui au Nationalmuseum de Stockholm et attribuée à Diziani, témoigne encore vers 1740–1750 de la persistance de ce modèle dans son œuvre. Le musée souligne explicitement la probable inspiration de Véronèse.
Le rapprochement avec Diziani repose également sur la technique picturale visible : rapidité d'exécution, simplification expressive des petites physionomies, accents lumineux francs, carnations chaudes et construction des formes par touches. Les sources anciennes et modernes insistent précisément sur sa grande facilité d'exécution ; Antonio Morassi décrit son pinceau comme large et chargé, tandis que Treccani souligne l'importance de ses bozzetti et de ses dessins préparatoires particulièrement vibrants. Un témoignage ancien cité par Christie's qualifie sa manière de résolue et rapide, dans le goût de Tintoret.
La datation proposée vers 1710–1720 doit néanmoins être considérée comme une hypothèse stylistique plutôt que comme une datation établie. Elle correspond aux années de formation et de première activité de Diziani, période dont les peintures sont précisément mal documentées.

La redécouverte de Véronèse à Venise entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.

La mort de Paolo Véronèse en 1588 ne met pas fin à son influence à Venise. Ses grandes compositions demeurent visibles dans les églises et les palais de la cité, tandis que son langage est d'abord perpétué par son atelier et ses continuateurs. Au cours du XVIIe siècle, son œuvre reste ainsi une référence majeure et fait l'objet de copies, de réductions et de réinterprétations.
À la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles, cet héritage connaît cependant un regain d'intérêt particulièrement marqué. Une nouvelle génération de peintres vénitiens revient à la couleur, à la lumière et à l'ampleur décorative du Cinquecento. Autour de Sebastiano Ricci notamment, l'exemple de Véronèse contribue au renouvellement de la peinture vénitienne et prépare son brillant développement au XVIIIe siècle.
Formé à Venise vers 1709–1711, Gaspare Diziani appartient précisément à cette génération. Son intérêt pour Véronèse est directement attesté par un dessin daté de 1717, conservé au Metropolitan Museum, dans lequel il reprend la célèbre composition de La Famille de Darius devant Alexandre. Cette feuille montre que le jeune peintre étudiait alors directement les grandes inventions véronésiennes.
C'est dans ce contexte que peut être replacée la présente réduction du Saint Sébastien raffermissant la foi de saint Marc et de saint Marcellin conduits au martyre. Le passage de la monumentale composition de Véronèse à une toile de 82 × 52 cm suppose une importante simplification des figures et une grande rapidité d'exécution.

Conditions générales de livraison :

Tous nos tableaux bénéficient d'un emballage soigné et sécurisé. Pas de restrictions géographiques.

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