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Une jeune femme en Flore, attribué à Jacob van Schuppen (1669-1751), Paris, vers 1710
Une jeune femme en Flore, attribué à Jacob van Schuppen (1669-1751), Paris, vers 1710 - Tableaux et dessins Style Louis XIV Une jeune femme en Flore, attribué à Jacob van Schuppen (1669-1751), Paris, vers 1710 - Galerie Nicolas Lenté Une jeune femme en Flore, attribué à Jacob van Schuppen (1669-1751), Paris, vers 1710 - Louis XIV Antiquités - Une jeune femme en Flore, attribué à Jacob van Schuppen (1669-1751), Paris, vers 1710
Réf : 128918
7 400 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile, bois doré
Dimensions :
l. 52 cm X H. 62 cm
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Galerie Nicolas Lenté
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Mobilier, et Objets d'Art de la Haute Epoque au XVIIIe


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Une jeune femme en Flore, attribué à Jacob van Schuppen (1669-1751), Paris, vers 1710

Une jeune femme en Flore
Attribué à Jacob van Schuppen (Fontainebleau, 1670 - Vienne, 1751)
Paris, vers 1710

Huile sur toile: h. 46 cm, 36 cm
Cadre en bois doré et sculpté aux coins fleuris d’époque Louis XIV
Encadré : h. 62 cm, l. 52 cm

Cette élégante figure féminine, représentée sous les traits de Flore, déesse antique des fleurs et du printemps, s’inscrit dans le goût raffiné des portraits allégoriques français du début du XVIIIème siècle. La jeune femme apparaît à mi-jambe dans un paysage crépusculaire, cueillant des fleurs. Elle tient une rose délicatement pincée entre les doigts, tandis que son autre main relève avec élégance le pan de sa robe, transformé en petit panier.
Le visage est traité avec une attention particulière : teint clair, regard calme légèrement tourné vers le spectateur, bouche fine et expression réservée composent une physionomie idéale, conforme à l’élégance aristocratique de l’époque. La haute ...

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... coiffure poudrée, savamment relevée et ornée de boucles, est rehaussée d’un ruban bleu noué dans les cheveux.
Le costume constitue l’un des attraits majeurs de la composition. Le corsage bleu sombre, richement orné de broderies dorées, contraste avec l’ivoire de la robe et des manches bouffantes. La doublure de satin rose de la robe relevée anime la partie inférieure de la figure, tandis qu’un spectaculaire manteau de satin rouge, rejeté derrière les épaules, enveloppe le personnage d’un mouvement ample et théâtral. Le peintre s’attache particulièrement aux effets de matière : les plis et froissements du satin forment des crêtes lumineuses et des creux plus intensément colorés. Rang de perles, agrafes-bijoux et broderies accrochent la lumière, rendue par touches successives et rapides qui donnent au costume son relief et son éclat.

Le format réduit du portrait est à cet égard particulièrement intéressant. Principalement portraitiste, Jacob van Schuppen sut également pratiquer le petit format : au Salon de 1704 à Paris, il présenta exclusivement des tableaux de dimensions réduites, privilégiant la variété des compositions.
À une échelle réduite, le peintre devait faire preuve d’une grande sûreté de dessin afin de préserver la présence et la précision du visage, des mains, de la coiffure, des fleurs et des étoffes. Cette pratique s’inscrit dans un héritage nordique du portrait de petit format, lié à ses origines et à sa filiation flamande, tout en bénéficiant de sa formation parisienne auprès de Nicolas de Largillierre, dont il fut l’élève au début des années 1700.
Dans notre œuvre, l’influence de Largillierre se lit amplement dans la construction générale de la figure et de la composition : la femme est présentée à mi-jambe, avec le visage presque de face, selon une formule caractéristique de certains portraits féminins du peintre parisien. On peut notamment rapprocher cette conception de portraits conservés à la Kunsthalle de Karlsruhe, au musée de Grenoble ou encore du portrait de la comtesse de Castelblanco à Montréal.
La palette particulièrement chatoyante est en revanche plus caractéristique de Van Schuppen : les rouges du manteau, les roses des fleurs et de la jupe, le bleu profond du corsage et les tonalités ivoire des étoffes se répondent avec vivacité. Le paysage participe à cette richesse chromatique : une masse d’arbres aux tonalités automnales se détache sur un ciel embrasé par le coucher du soleil, faisant dialoguer les bleus profonds avec les tonalités orangées et rosées. Ce contraste contribue à détacher la figure et à renforcer l’éclat des étoffes, un élément directement emprunté aux compositions de Largillierre, connu pour ses fonds de paysages automnaux et ses ciels ombragés.

Il émerge ainsi une œuvre pleine de grâce et de féminité, où le visage serein, la coiffure sophistiquée, le jeu des matières et surtout la gestuelle délicate des deux mains, toutes deux associées aux fleurs, concourent à l’harmonie de la composition. Flore devient ainsi autant une allégorie du printemps qu’une démonstration du savoir-faire du peintre dans l’art du portrait d’apparat en petit format, séduisant par son raffinement, son intimité et la richesse de son traitement textile, où la délicatesse du modèle s’accorde à la luxuriance des fleurs et des étoffes.

Jacob VAN SCHUPPEN (Fontainebleau 1670 - Vienne 1751)
Né à Fontainebleau en 1670 dans une famille d’origine flamande, Jacob van Schuppen reçoit sa première formation auprès de son père, le peintre Pierre van Schuppen, avant de rejoindre l’atelier de son oncle Nicolas de Largillierre à Paris. Reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1704, il poursuit sa carrière à Lunéville, où il travaille pour le duc Léopold de Lorraine. En 1713, il rejoint Vienne à la demande du futur empereur Charles VI et devient peintre de la cour et de la chambre impériales. Nommé directeur de l’Académie de Vienne en 1726, il contribue à son organisation sur le modèle de l’Académie royale de Paris. Il meurt à Vienne en 1751.

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Toutes nos œuvres sont visibles dans notre galerie parisienne et peuvent également être retirées sur place.

Galerie Nicolas Lenté

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