Par Galerie Sismann
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Ce buste en marbre, sculpté en ronde-bosse, représente une jeune femme aux épaules arrondies, la tête tournée vers la droite. Son visage plein et juvénile, à la symétrie parfaite, est encadré par une chevelure abondante. Les mèches lourdes et ondulées, divisées en deux tresses latérales, s’abandonnent dans son cou. Une couronne de cheveux orne le dessus de la tête, tandis qu’un chignon torsadé achève la coiffure élégante de notre sculpture.
Cette œuvre fait évidemment écho à la sculpture classique gréco-romaine dans ce qu’elle a de meilleur, considérée dès le milieu du XVIIIe siècle, comme l’étalon de la beauté idéale. Le début des fouilles archéologiques et la découverte des peintures de Pompéi, ainsi que les travaux d’historiens de l’art tels que Winckelmann (1717-1768), ont contribué à cette renaissance du « beau idéal ». Peintres, sculpteurs et architectes adoptent alors le canon antique comme summum de l’Art. L’apogée de ...
... cette esthétique en sculpture est probablement atteint avec Antonio Canova (1757-1822) qui intègre définitivement les proportions et le dessin de la sculpture gréco-romaine, et les retranscrit dans des sujets contemporains.
Notre buste, par sa perfection formelle n’est pas une vile copie d’après l’antique dont le XIXe raffole. Il correspond en tous points à ce type d’œuvres inspirées, réalisées en Italie entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, qui intègrent, sans copier, les leçons antiques.