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Henri III et Paul Stuart de Caussade – École de François Clouet fin XVIe siècle
Henri III et Paul Stuart de Caussade – École de François Clouet fin XVIe siècle - Tableaux et dessins Style Renaissance Henri III et Paul Stuart de Caussade – École de François Clouet fin XVIe siècle - Galerie Thierry Matranga Henri III et Paul Stuart de Caussade – École de François Clouet fin XVIe siècle - Renaissance
Réf : 69164
VENDU
Époque :
<= XVIe siècle
Provenance :
Collection privée parisienne
Materiaux :
Huile sur bois
Dimensions :
l. 20 cm X H. 29 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIe siècle - Henri III et Paul Stuart de Caussade – École de François Clouet fin XVIe siècle XVIe siècle et avant - Henri III et Paul Stuart de Caussade – École de François Clouet fin XVIe siècle Renaissance - Henri III et Paul Stuart de Caussade – École de François Clouet fin XVIe siècle
Galerie Thierry Matranga
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Tableaux anciens, dessins, sculptures, objets religieux


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Henri III et Paul Stuart de Caussade – École de François Clouet fin XVIe siècle

Huile sur bois. Ecole française de la fin du 16e siècle. Portraits d’Henri III et de Paul Stuart de Caussade de Saint Mégrin.

Ces deux peintures pourraient être l’œuvre d’un auxiliaire ou d’un élève de François Clouet. Les larges fraises, en vogue dans les années 1580 (après la mort de Clouet), laissent supposer que Jean Decourt pourrait en être l’auteur. En effet, ce dernier succéda à François Clouet à la charge de peintre du roi en 1574. Un portrait de Louise de Lorraine (épouse d’Henri III) par Jean Decourt a été vendu chez Christie’s en 2016. Mais trop peu d’informations sur son œuvre nous sont parvenues pour confirmer l’attribution.
L’échelle et le cadrage sont sensiblement différents pour chacun des deux personnages. Et comme pour assortir le couple, le peintre a délibérément employé la même palette de couleurs pour les deux portraits. De la même manière que dans la peinture de Clouet, une grande finesse se dégage de ces ...

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... peintures. Le dessin est parfaitement maîtrisé et de fin glacis offrent un modelé réaliste. Le traitement des bijoux est remarquable.
Une réelle autorité se dégage de l’expression d’Henri III tandis que Saint Mégrin affiche une certaine malice. Outre une boucle d’oreille, ce dernier porte une coiffe de fils d’or, de pierres et de perle. Ce sont les attributs habituels des femmes de la noblesse, mais Paul Stuart de Caussade de Saint Mégrin est un mignon d’Henri III.

Outre l’indéniable qualité artistique de ces portraits, ils ont valeur de témoignage historique et à ce titre ne peuvent être séparés.

Les tableaux sont superbement mis en valeur par des cadres à casseta anciens moulurés noir et or à décor de rinceaux et fleurettes dans les angles.

Dimensions : 29 x 20 cm la vue – 42 x 33 cm avec les cadres


Henri III, le dernier Valois (Fontainebleau 19.09.1551 – Saint-Cloud 02.08.1589). Henri est le sixième enfant et quatrième mâle du roi Henri II et de la reine Catherine de Médicis. Baptisé Alexandre Edouard (prénoms de ses parrains le cardinal Alexandre Farnèse et le roi Edouard VI d’Angleterre), ce n’est qu’en 1565 qu’il prendra le prénom de son père Henri.
Successivement duc d’Angoulême, duc d’Orléans, puis duc d’Anjou, Henri fait l’admiration de sa reine de mère qui nourrit une grande ambition pour lui. En 1567, âgé d’à peine 16 ans, il reçoit la charge de lieutenant-général du royaume s’attirant la jalousie de Louis 1er de Bourbon, prince de Condé. Engagé dans les deuxième et troisième guerres de religion, il remporte de grandes victoires sur les armées protestantes et le roi Charles IX prend ombrage de la notoriété nouvelle de son frère.

Le trône de Pologne étant vacant, Catherine de Médicis use de tout son pouvoir pour offrir une couronne à son fils en influençant les nobles électeurs. Henri est sacré roi de Pologne-Lituanie le 21 février 1574 à Cracovie. Aux rênes du royaume depuis quelques mois, il apprend la mort de son frère Charles IX et entreprend un retour en France pour revendiquer la couronne. Et le 13 février 1575, il devient Henri le troisième, roi des français lors de son sacre en la cathédrale de Reims.

Le règne d’Henri III, qui dura 14 ans, est entaché par les guerres de religion et les luttes incessantes pour sauver le pouvoir. La Ligue aura raison de lui, et le moine Jacques Clément lui assènera un coup de couteau mortel. Le roi s’éteint peu avant l’âge de 38 ans le 2 août 1589.
Malgré le chaos régnant, il entreprit de nombreuses réformes. On retiendra de lui son élégance et le renforcement de « l’étiquette » avec, notamment, la création de l’Ordre du Saint-Esprit en 1578. Homme ambigu, à la fois profondément pieux et en même temps volage, outre son amour pour son épouse Louise de Lorraine, il eut de nombreuses maîtresse. La propagande des « ligués » et les romantiques du XIXème siècle voudront qu’il fût le roi homosexuel qui entretint ses favoris appelés aussi mignons. Parmi lesquels Louis de Maugiron (baron d’Ampus), Jacques de Lévis (comte de Queylus) ou encore Paul Stuart de Caussade de Saint-Mégrin (notre second portrait).


Paul Stuart de Caussade de Saint-Mégrin ( ? – Paris 21.07.1578) fut aimé d’Henri III autant que Louis de Maugiron ou Jacques de Caylus. Il mourut d’une manière aussi tragique. Il fut assassiné le 20 juillet de la même année, dans la rue Saint-Honoré, en revenant du Louvre. Porté à ce même hôtel de Boissy où étaient morts ses deux amis, il y mourut le lendemain victime des trente-quatre blessures qu’il avait reçues la veille. S’étant vanté d’avoir couché avec la duchesse de Guise, on soupçonna le Balafré d’avoir organisé cet attentat pour se venger et se débarrasser d’un autre favori du roi.
Sa dépouille prit le même chemin que celle des deux autres et eut aussi son beau mausolée. Selon Michel de l’Estoile ces trois mignons moururent sans aucune religion : Louis de Maugiron (baron d’Ampus) en blasphémant, Jacques de Lévis (comte de Queylus) en disant à tout moment « Ah ! Mon roi, mon roi ! ». Tous deux sont morts dans le célèbre duel des Mignons qui les opposa aux partisans d’Henri de Guise le Balafré (le 25 avril 1578). Alexandre Dumas père fit écho de cet épisode.
Tous trois reçurent une digne sépulture et des tombeaux identiques (plus tard détruits par les parisiens). (Cf. Tombes-sépultures.com)


François Clouet (1510/15 – 1572) succède à son père Jean Clouet à la charge de peintre officiel de la Cour de France en 1541. Peu d’informations sur sa vie nous sont parvenues, hormis qu’il fut père de deux filles naturelles.
Seuls deux tableaux de François Clouet sont signés : le Portrait de Pierre Quth (musée du Louvre à Paris) et Le Bain de Gabrielle d'Estrées (National Gallery Washington). S’appuyant sur la cinquantaine de dessins qu’il a réalisés (BNF de Paris, musée Condé à Chantilly et British Museum de Londres), de nombreux portraits peints lui sont attribués. Sous la protection de la reine Catherine de Médicis, il sera le peintre de trois rois : Henri II, François II et Charles IX. Sous le règne suivant, celui d’Henri III, Jean Decourt (1530 – 1585) lui succédera à la charge de peintre du roi.
Les collections de portraits étaient en vogue en cette fin de Renaissance, et Catherine de Médicis les classait et les annotait par familles. C'est un des aspects les plus significatifs du XVIe siècle que révèlent ces galeries de portraits peints, dessinés ou gravés.


Jean Decourt, ou Jehan De Court (1530 – 1585) est le portraitiste qui succède à François Clouet à la cour de France. La première mention de Jean Decourt remonte à 1553 dans un contrat d'apprentissage. Peintre de la reine d’Ecosse Marie Stuart entre 1562 et 1567. Vers 1570, lors d’un séjour à la cour de France, il exécute un portrait de Charles IX et de son épouse Elisabeth d’Autriche. Dès 1571, Jean Decourt apparait comme peintre ordinaire du roi. C’est seulement en 1574, presque deux ans après la mort de François Clouet, qu’il devint peintre de la Cour. Plusieurs œuvres sont mentionnées, mais aucune attribuée avec certitud

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