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Les ébénistes du XVIIIe siècle

Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes. Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois ...

ÉBÉNISTE
Pierre Dupré

Pierre Dupré

Pierre Dupré (1732-1799), ébéniste parisien maître le 17 décembre 1766. Il s'établit comme artisan libre rue du Faubourg-Saint-Antoine avant sa maîtrise. On a signalé sa marque sur …
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ÉBÉNISTE
Mathieu Criaerd

Mathieu Criaerd

Mathieu Criaerd (1689-1776) – ébéniste - maîtrise obtenue le 29 juillet 1738 : Ebéniste prolifique du règne de Louis XV, Mathieu Criaerd est connu pour ses nombreuses commodes en …
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ÉBÉNISTE
Antoine Héricourt

Antoine Héricourt

Antoine Héricourt (vers 1730 - 1792) - Ébéniste. Paris. Maître le 20 octobre 1773. Les magasins qu'il exploitait rue du Faubourg-Saint-Honoré, eurent une grande vogue. Les marchandises …
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste. Tilliard II

Jean-Baptiste. Tilliard II

Jean-Baptiste II Tilliard - Ébéniste. paris. Maître, 1752. Fournisseur du Mobilier de la Couronne.
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ÉBÉNISTE
Pierre-Antoine Foullet

Pierre-Antoine Foullet

Pierre-Antoine Foullet - Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 11 avril 1765. Fils d'Antoine, il exerça dans la rue du Faubourg-Saint-Antoine. On lui doit de beaux meubles en marqueterie …
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ÉBÉNISTE
Clément Bergez

Clément Bergez

Clément Bergez (Mort en mai 1780) - menuisier en chaises. Reçu maître en 1720. Il exerça rue du Cimetière-Saint-Nicolas où il mourut en 1780.
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ÉBÉNISTE
Louis Delaitre

Louis Delaitre

Louis Delaitre - Ébéniste Paris, Maître le 19 novembre 1738.
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ÉBÉNISTE
Louis-Noël Malle

Louis-Noël Malle

Louis Noël Malle (1734-1782) – ébéniste – maîtrise obtenue le 18 novembre 1765 : Cet ébéniste renommé du XVIIIème siècle s’illustre par une production qui s’étale du style …
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ÉBÉNISTE
Claude Chevigny

Claude Chevigny

Chevigny Claude – Menuisier en siège. maîtrise obtenue le 27 avril 1768 : La majorité de ses ouvrages sont de style Louis XVI.
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ÉBÉNISTE
Marc Gautron

Marc Gautron

Marc Gautron - Menuisier. Paris. Maître le 25 octobre 1785. Il résida rue de Cléry jusqu'à la Révolution. Il a produit des sièges Louis XVI de modèle classiques, moulurés et …
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ÉBÉNISTE
Philippe-Joseph Pluvinet

Philippe-Joseph Pluvinet

Philippe-Joseph Pluvinet (Mort en mai 1793) - ébéniste-sculpteur. Paris. Maître le 14 juillet 1754. Cet artisan se distinguait dans la fabrication de sièges de luxe Louis XV et Louis XVI
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ÉBÉNISTE
Antoine Bonnemain

Antoine Bonnemain

Antoine Bonnemain Dit "Bonnemain le jeune", Antoine Bonnemain est le frère de Pierre Bonnemain. Reçu maître menuisier ébéniste le 18 juillet 1753. Il florissait sous Louis XV et sous …
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ÉBÉNISTE
Georges Kintz

Georges Kintz

Georges Kintz - Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 18 décembre 1776.
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ÉBÉNISTE
Simon Oeben

Simon Oeben

Simon Oeben (Mort le 4 avril 1786) Ébéniste. Paris. Maître le 4 avril 1786. Frère de Jean-François Œben. Il épouse comme son frère une des soeurs de Roger Vandercruse. Les meubles …
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ÉBÉNISTE
Charles Topino

Charles Topino

Charles Topino (vers 1742-1803) – ébéniste - maîtrise obtenue le 4 juillet 1773 : Ebéniste fécond du XVIIIe siècle, grand créateur de meubles de fantaisie, la renommée de Charles …
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ÉBÉNISTE
Fidelys Schey

Fidelys Schey

Fidelys Schey (Mort le 29 juillet 1788) Ébéniste d'origine badoise. Paris. Maître le 5 février 1777.
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ÉBÉNISTE
Louis-Charles Carpentier

Louis-Charles Carpentier

Louis-Charles Carpentier (Mort vers 1787) - Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 26 juillet 1752.
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ÉBÉNISTE
Jean-Louis Delorme Faizelot

Jean-Louis Delorme Faizelot

Jean-Louis Delorme. Maître le 20 septembre 1763.
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ÉBÉNISTE
Pierre Walter

Pierre Walter

Pierre Walter, ébéniste, maîtrise sans doute avant 1738. Il travaillait comme ouvrier libre grande rue du Faubourg-Saint-Antoine vers le milieu du règne de Louis XV
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ÉBÉNISTE
Claude-Étienne Michard

Claude-Étienne Michard

Claude-Etienne Michard (1732-1794) – menuisier en siège – maîtrise obtenue le 29 juillet 1757 : Menuisier en siège du XVIIIème siècle, Claude-Etienne Michard est l’un des premiers …
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ÉBÉNISTE
Nicolas Petit

Nicolas Petit

Nicolas Petit - Ébéniste. Paris. Maître, 1761. On trouve sa marque: N. Petit sur une quantité de meubles en marqueterie et en ébène, qui prouvent son goût et son talent.
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ÉBÉNISTE
Adam Weisweiler

Adam Weisweiler

Adam Weisweiler (1744-1820) – ébéniste – maîtrise obtenue le 26 mars 1778 : Classé parmi les ébénistes les plus remarquables de son époque, Adam Weisweiler se démarque par ses …
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ÉBÉNISTE
Nicolas-Alexandre Lapie

Nicolas-Alexandre Lapie

Nicolas-Alexandre Lapie dit l'aîné (Vers 1730 - 8 février 1775). Ébéniste. Paris. Maître le 17 août 1764. Il exerça rue de Charenton. Il signait: N.-A. Lapie, et il exécuta surtout …
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ÉBÉNISTE
François Rubestuck

François Rubestuck

François Rübestück (1722-1785) Ébéniste. Paris. Maître le 7 mai 1766.
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LES ESTAMPILLES DES MAITRES-ÉBÉNISTES



Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes.

Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois.

En effet, dans le livre des Métiers, publié par Étienne Boileau, l'illustre prévôt des marchands, en 1268, sont reproduits les statuts de la corporation qui comprenait alors les huchiers et charpentiers de la grande et de la petite cognée. Cent ans plus tard, Aubriot, prévôt de Paris, institue le privilège des maîtres et fixe le régime de la corporation. Des ouvriers candidats à la maîtrise, il prescrit d'exiger la production d'un chef-d'œuvre. D'autre part, leur accession au grade restait subordonnée à l'approbation des maîtres. Ces deux principes subsisteront jusqu'à la Révolution. Le XVIe siècle ne modifie pas l'institution. Au XVIIe siècle, les menuisiers en ébène se séparent des menuisiers de la petite cognée. Ils vont bientôt prendre le nom d'ébéniste, évidemment fondé, à l'époque où se faisaient les 'cabinets en ébène'.

Au milieu du XVIIIe siècle, toutefois, vont s'aggraver les difficultés mises à l'accès d'hommes nouveaux dans le corps de privilégiés.

Les candidats seront tenus de fournir la preuve qu'ils ont travaillé pendant trois ans au moins chez un maître, et payer une redevance qui variait selon qu'ils étaient les parents ou seulement les apprentis du maître. Celui qui n'était ni l'un ni l'autre payait un tribut de 500 livres et devait justifier de six années de pratique en la qualité d'ouvrier libre.

Ces mesures avaient pour effet, sinon pour objet, de maintenir les brevets de maîtrise dans les mêmes familles, et d'ériger en droit héréditaire ce qui, dans l'origine, était une garantie de valeur professionnelle individuelle.

C'est là, d'ailleurs, le reproche fondamental et persistant qu'au corps des maîtres adressait la corporation des ouvriers libres, qui s'étaient groupés à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Ceux-ci accusaient ceux-là de mettre obstacle au progrès technique au bénéfice de leurs routines. Il est à remarquer que ce même reproche était adressé aux maîtres par les ouvriers que la couronne, dès la seconde moitié du XVIe siècle, avait soustraits au contrôle de la jurande en leur accordant le titre d'artisans et marchands suivant la cour.

Le privilège du logement au Louvre créé par Henri IV, père des industries françaises, les droits d'exception fondés par lui en faveur des lissiers des Gobelins, bientôt, sous Louis XIII, l'établissement des Académies n'ont eu d'autre objet que d'arracher le travail indépendant à la tutelle des corporations.

Les jurandes défendirent leur crédit plus encore que leurs privilèges en imposant à leurs membres l'obligation d'estampiller leurs oeuvres.

C'était comme une caution de belle exécution que les jurandes conféraient aux travaux des maîtres, et, par voie de conséquence, c'était une suspicion qu'elles jetaient sur les oeuvres que leurs auteurs n'avaient pas qualité pour poinçonner du fer de la maîtrise. Celui-ci formait le monogramme J.M.E, initiales des mots juré-maîtres-ébénistes, et non pas, comme on l'a dit, jurés-menuisiers-ébéniste.

Cette marque mesure réellement 7mm de hauteur sur 1cm de largeur.

jme
juré-maîtres-ébénistes

On la trouve apposée non loin de l'estampille particulière au maître.

C'est à partir de 1741 qui le poinçonnage des meubles est rendu, sous peine d'amende, obligatoire.

Auparavant, si quelques artisans avaient (on en a trouvé des exemples dès le XVe siècle) signé leurs ouvrages principaux, le fait restait exceptionnel et volontaire. André-Charles Boulle, de qui l'oeuvre est immense n'a jamais marqué ses meubles.

La plupart des estampilles comprennent le nom complet des maîtres et l'initiale de ses prénom. Les caractères en sont des capitales, et généralement des capitales romaines. Leu hauteur varie de 4 à 8 millimètres: un grand nombre en mesurent 5. Entre l'initiale et le nom, l'usage était d'insérer une fleur de lys; quand éclata la Révolution, la fleur de lys limée devint un simple point. D'ailleurs, il est rare que le dessin de l'emblème ait été nettement tracé par le poinçon.

La place réservée à l'estampille varie suivant le meuble.

Quand un plateau de marbre doit couvrir celui-ci, comme il advient pour les commodes et les secrétaires de dames, l'estampille est ordinairement gravée sur l'arase des montants, ou sur l'une des traverses cachées par le plateau. L'estampille des tables et des bureaux plats se lit sur le bord d'un tiroir; celle des petits meubles est généralement apposée dessous. Les sièges ont été signés, tout d'abord, sur le dossier, puis à l'intérieur de bâti. G. Jacob pose ordinairement son estampille entre les deux pieds postérieurs. Rares sont les estampilles au fer chaud, de même que les marques à l'encre grasse.

Guillaume Janneau (1887-1981), Professeur à l'école du Louvre