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Pendule Louis XV en bronze doré de Pierre Musson
Réf : 88326
22 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Signé sur le cadran Musson à Paris
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze doré
Dimensions :
H. 39 cm
Richard Redding Antiques
Richard Redding Antiques

Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Pendule Louis XV en bronze doré de Pierre Musson

Une très belle et petite pendule Louis XV tardive en bronze doré d'une durée de huit jours avec un mouvement de Pierre Musson et un beau boîtier attribué à Jean-Joseph de Saint-Germain, signé sur le cadran en émail blanc Musson à Paris et également signé sur le mouvement, le cadran avec des chiffres arabes et romains et une belle paire d'aiguilles en laiton doré percées. Le mouvement avec suspension en fil de soie, échappement à ancre, sonnerie à l'heure et à la demi-heure avec roue de compte extérieure. Le boîtier en bronze doré aux contours symétriques est surmonté d'une rose et d'une gerbe de feuillage au-dessus d'un cartouche, le cadran et la lunette à bandeaux sont entourés de gerbes d'acanthes au-dessus d'une ouverture de pendule vitrée centrée par les attributs de l'amour, dont un carquois de flèches traversé par une torche enflammée et centré par une gerbe de fleurs au-dessus d'une borne feuillagée.

Paris, date vers 1760
Hauteur 39 ...

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... cm.

Littérature : Pierre Kjellberg, "Encyclopédie de la Pendule Française du Moyen Age au XXe Siècle", 1997, p. 99, pl. C, illustrant un boîtier identique mais avec un mouvement de François Ageron.

Le mouvement de cette belle pendule a été réalisé par l'horloger parisien Pierre Musson (mort après 1778), devenu maître en mars 1746 en application de l'arrêt du Conseil de février de la même année. Cet horloger de renom était employé par plusieurs marchands importants et comptait parmi ses clients Madame Geoffrin et le marquis de Marigny. Horloger de haut niveau, il utilisait des boîtiers fournis par les meilleurs fabricants, dont les bronziers Jean-Joseph de Saint-Germain, Michel Poisson et Edme Roy, ainsi que l'ébéniste Balthazar Lieutaud ; il travaillait également en association avec le joaillier Pierre Delavigne, qui inscrivait le nom de Musson aux côtés de six autres maîtres dans ses bilans en 1750. De 1748 à 56, Musson opérait depuis la place Dauphine, en 1767 il était à la Cour Neuve du Palais et de 1772 à 78 au Quai de l'Horloge. Aujourd'hui, on peut trouver des exemples de ses horloges et montres dans certaines des plus belles collections internationales, notamment la Walters Art Gallery de Baltimore, le Musée du Breuil de Saint-Germain à Langres et le Musée du Louvre à Paris, qui possède deux de ses montres provenant du legs de Mlle Marie-Julie Olivier. Au moins un des fils de Pierre Musson a suivi sa profession, à savoir Pierre François Musson, dit Le Fils (mort avant 1778) qui a été reçu comme maître en 1767 ; à cette date il était établi dans les locaux de son père à la Cour Neuve du Palais ; puis plus tard en 1772 il avait déménagé rue Saint-Louis au Palais.

Comme indiqué plus haut, Musson utilisait des boîtiers de Jean-Joseph de Saint-Germain (1719-91), qui était l'un des plus importants fondeurs-ciseleurs parisiens de son époque et qui avait tendance à se spécialiser dans les boîtiers d'horloge, bien qu'il ait également produit un éventail de chenets, de montures pour porcelaines et d'appliques. Il est intéressant de noter qu'il était issu d'une famille de fabricants de meubles ; il était le fils de l'ébéniste Joseph de Saint-Germain (maître 1750) qui avait épousé Anne Legrand (d. 1799), veuve de l'ébéniste J.-P. Mathieu. Mathieu. Son père s'étant spécialisé dans la fabrication de boîtiers d'horloges et de baromètres plaqués, Jean-Joseph a d'abord suivi la voie paternelle avant de se spécialiser dans la fabrication de boîtiers en bronze, ayant également travaillé pour Claude-Joseph Desgodets (maître-ébéniste 1749), spécialisé dans la fabrication de boîtiers d'horloges.
Bien qu'il ait exercé à partir de 1742 le métier d'ouvrier libre, Saint-Germain n'a été reçu dans la guilde en tant que maître qu'en 1748, mais à cette date, il s'était déjà imposé comme l'un des meilleurs et des plus novateurs bronziers. Ses premiers travaux s'inscrivent dans le style rococo dominant de Louis XV, comme une série de remarquables boîtiers d'horloge ornés d'éléphants, de rhinocéros et d'autres animaux exotiques, mais à mesure que sa carrière avance, il commence à jouer un rôle de premier plan dans la détermination du style néoclassique.

Richard Redding Antiques

Cartel Louis XV

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