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Horloge Empire d'une durée de huit jours
Horloge Empire d'une durée de huit jours - Horlogerie Style Empire
Réf : 98664
8 500 €
Époque :
XIXe siècle
Dimensions :
l. 31 cm X H. 38.5 cm X P. 14 cm
Richard Redding Antiques
Richard Redding Antiques

Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Horloge Empire d'une durée de huit jours

Très belle pendule de cheminée Empire en bronze doré et patiné et marbre, d'une durée de huit jours. Le cadran en émail blanc signé à Paris avec chiffres romains et arabes et aiguilles de style lune en acier bleui pour les heures et les minutes. Le mouvement avec suspension à fil de soie, échappement à ancre, sonnerie à l'heure et à la demi-heure sur une seule cloche, avec roue de compte extérieure. Le boîtier montre une jeune mère jouant avec son jeune fils. Vêtue d'une courte tunique classique, elle est assise dans un fauteuil Empire de style égyptien avec un dossier en volute, des bras ailés en forme de sphinx, des jambes arrière en sabre et des jambes avant droites avec des pieds en patte de lion. Elle joue à un jeu de balle et de gobelet que son fils, également vêtu d'une tunique classique, tente d'atteindre en se tenant debout sur un tabouret de pied coussiné avec tablier et pieds en acanthe à volutes. Sous le fauteuil, un chien est assis à côté d'un ...

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... chat qui se trouve directement au-dessus du cadran, lequel est placé de façon asymétrique dans un socle rectangulaire de forme octogonale, monté à l'avant par deux cruches classiques et un bélier, aux angles par un caducée sortant de cornucopias conjoints et aux extrémités par la tête de Mercure portant un chapeau ailé ou pétase. La plinthe repose sur des pieds en pattes de lion poilues sur une base rectangulaire en marbre aux extrémités arrondies sur des pieds toupies.

Paris, date vers 1810-15
Hauteur 38,5 cm, largeur 31 cm, profondeur 14 cm.

Cette pendule et l'exemple très similaire illustré dans le livre d'Elke Niehüser sur les pendules françaises en bronze montrent une mère jouant à un jeu avec son jeune fils. Dans ce dernier, elle tient un yoyo, tandis qu'ici elle essaie d'attraper une balle dans une tasse. Il s'agit dans les deux cas de jeux populaires du début du XIXe siècle, qui continuent de faire le bonheur des enfants aujourd'hui. Ces boîtiers d'horloge appartiennent à un groupe représentant l'intimité domestique. Pour accentuer le thème de la domesticité, un chien et un chat de compagnie sont également inclus dans la scène. Le chien est un symbole de fidélité ou de loyauté, tandis que le chat peut également faire allusion à l'intérêt pour le style égyptien renaissant, qui apparaît clairement ici dans la forme des bras en forme de sphinx de la chaise sur laquelle la mère est assise. Le mobilier ajoute à l'attrait de la pendule, car la chaise et le pouf, sur lequel se tient le garçon, reflètent la vogue du renouveau égyptien à l'époque de l'Empire, ainsi que les objets gréco-romains. Avec son dossier à volutes, ses pieds avant à pattes de lion et ses accoudoirs en forme de sphinx, la chaise peut être comparée à un certain nombre de meubles fabriqués par les principaux ébénistes parisiens de l'Empire. Parmi eux, un ensemble de huit fauteuils en bois doré à bras de sphinx ailés attribué à Jacob Frères, réalisé pour le Palais du Directoire et aujourd'hui au Château de Fontainebleau (illustré dans Jean-Pierre Samoyault, "Mobilier Français Consulat et Empire", 2009, p. 50, pl. 60). Tout aussi pertinente est une paire de fauteuils sculptés à bras de sphinx réalisée pour Madame Récamier et attribuée à Jacob Frères (Musée du Louvre, Paris ; illustré dans Marie-Noelle de Grandry, " Le Mobilier Français, Directoire Consulat Empire ", 1996, p. 51) ainsi qu'un ensemble de huit fauteuils avec des supports de bras à tête de lion ailée sur des pieds à pattes de lion, vers 1802, réalisés pour le grand salon de l'hôtel parisien de Lucien Bonaparte, rue Saint-Dominique (illustré Samoyault, op. cit, p. 56, pl. 74). La chaise se compare également aux dessins de l'architecte et ornemaniste Charles Percier (1764-1838) pour divers fauteuils de Georges Jacob, dont le dessin à la plume de Percier pour les cinq chaises comprend des supports d'accoudoirs en forme de sphinx, des pieds en forme de sabre et des pieds en forme de pattes de lion (illustré dans Denise Ledoux-Lebard, "Le Mobilier Français du XIXe Siècle", 2000, p. 283). De même, le pouf peut être comparé à des pièces connues de l'Empire, comme deux pièces de l'ébéniste Pierre Marcion pour le Palais de Compiègne (toutes deux illustrées dans Samoyault, op. cit., p. 180, pls. 310-311).

Comme le fauteuil et le tabouret de pied, les montures de la plinthe du cadran reflètent des aspects du style Empire, à savoir l'intérêt pour la Grèce et la Rome antiques. À cet effet, elle comprend la tête de Mercure, le messager mythologique des dieux. Le caducée sur les angles est un de ses attributs, tout comme le bélier, dans son rôle de protecteur des bergers et des moutons.

Richard Redding Antiques

XVIIIe siècle
Paire de chandeliers Louis XVI
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