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Pendule Empire mythologique « Vénus guidée par l’Amour » attribuée à Ravrio
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Réf : 124154
16 500 €
Époque :
XIXe siècle
Provenance :
France, Paris
Materiaux :
Bronze doré au mercure
Dimensions :
L. 50 cm X H. 61 cm X P. 23 cm
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Apollo Art & Antiques
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Pendules et objets décoratifs exclusifs du 18e au 19e siècle


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Pendule Empire mythologique « Vénus guidée par l’Amour » attribuée à Ravrio

Une pendule de cheminée d’époque Empire en bronze doré exceptionnellement rare représentant Vénus guidée par l’Amour, une composition mythologique raffinée attribuée au célèbre bronzier André-Antoine Ravrio (1759–1814). Cette magnifique pendule de cheminée se distingue par ses sculptures à couper le souffle et superbement détaillées de Vénus et Cupidon, illustrant la maîtrise de Ravrio dans le travail du bronze, célébrée pour sa beauté et son réalisme inégalés. L’horloge est équipée d’un mouvement signé « Lesieur à Paris », ce qui la place parmi les plus belles productions parisiennes du début de l’époque Empire. Seule une poignée de modèles apparentés sont connus, tous d’une grande rareté et différant par les détails de la base et les proportions générales, généralement à une échelle considérablement plus petite. Il s’agit notamment d’une version de la collection du Mobilier National à Paris, et d’une autre autrefois ...

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... conservée dans la collection de Léon-Napoléon-Louis-Michel Ney, Prince de Moskowa (1870–1928).


Le cadran circulaire en émail blanc, signé « Lesieur à Paris », affiche des chiffres romains pour les heures avec des divisions de minutes finement gravées. Il est serti dans un piédestal flanqué de quatre torches liées par des rubans, la façade enrichie de reliefs délicatement ciselés de papillons, d’une lyre stylisée et de putti versant de l’eau d’une aiguière. Les deux côtés sont ornés de couronnes de fleurs liées par des rubans. À côté du piédestal se dresse un groupe sculptural exquis représentant Vénus, drapée à l’antique, accompagnée d’un Cupidon ailé qui indique l’heure du doigt. Cupidon se tourne tendrement vers Vénus, dont l’expression sereine renforce le dialogue poétique entre l’amour, la beauté et le passage du temps.


L’originalité et la qualité de cette composition la placent sans conteste parmi les horloges figuratives mythologiques les plus abouties du début de l’époque Empire. L’iconographie, tirée de la mythologie classique, évoque subtilement l’inéluctabilité du temps, même sur la beauté elle-même. L’ensemble est soutenu par une base quadrangulaire aux proportions raffinées en marbre griotte rouge d’Italie, ornée d’une frise de palmettes ciselées et de Cupidon avec arc et flèches. L’horloge repose sur une contre-plinthe en bronze doré et quatre pieds boules aplatis enrichis de frises godronnées.


Le mouvement est signé à la fois sur le cadran et sur la platine arrière « LESIEUR ». Selon Tardy, Lesieur s’établit en 1806 dans la Vieille rue du Temple à Paris et travaille entre 1812 et 1820 rue de la Verrerie. Bien que peu de choses soient connues sur sa vie, il est généralement identifié comme François-Eugène Lesieur, dont l’inventaire posthume daté du 29 août 1848 est conservé aux Archives nationales à Paris. Lesieur était un horloger parisien très respecté, responsable de plusieurs horloges complexes et importantes, dont une pendule de cheminée affichant les signes du zodiaque à l’Hôtel de l’Intendance de la Généralité de Metz. Il a également fourni des mouvements pour une large gamme d’horloges prestigieuses, d’une horloge lyre en porcelaine de Sèvres Louis XVI tardive à des pendules figuratives Empire, dont un exemple représentant Jason et la Toison d’or, maintenant logé au Château de Malmaison dans les anciens appartements de Joséphine de Beauharnais.


Expertement nettoyée et en excellent état, cette remarquable horloge conserve sa dorure au mercure d’origine, riche et lustrée. Le mouvement, équipé d’un échappement à ancre, d’une suspension à fil et d’un mécanisme de sonnerie à râteau, sonne les heures et les demi-heures sur une cloche. En parfait état de marche, l’horloge est proposée complète avec son balancier, sa cloche et sa clé.


Origine : Paris, époque Empire vers 1805-1810.

Dimensions : Hauteur 61 cm, Largeur 50 cm, Profondeur 23 cm.


André-Antoine Ravrio (1759-1814)
André-Antoine Ravrio se classe parmi les plus grands bronziers parisiens de la fin du XVIIIe siècle et du Premier Empire. Il apprend l’art de la fonte du bronze sous la direction de son père, André Ravrio, perpétuant une tradition familiale de fondeurs établie dès 1661. Son talent exceptionnel est reconnu très tôt, et en 1774, il est personnellement recommandé par Pierre-Philippe Thomire au comte d’Artois. Ravrio est admis comme maître-fondeur en 1777 et établit son propre atelier en 1790. Ses bronzes sont universellement considérés comme parmi les plus belles productions de leur époque.


Bien que Ravrio ait connu le succès sous le règne de Louis XVI, sa carrière atteint son apogée sous Napoléon Bonaparte. Il participe à la première Exposition de l’Industrie à Paris en 1803 et, en 1806, a fourni de nombreux meubles en bronze pour les appartements de l’impératrice Joséphine aux Tuileries. Son excellence est formellement reconnue en 1810 avec sa nomination comme bronzier de l’Empereur. À ce titre, Ravrio livre certains des bronzes Empire les plus accomplis pour les principales résidences impériales, notamment Fontainebleau, les Tuileries, Saint-Cloud, Compiègne et Versailles.


En tant que fournisseur officiel du Garde-Meuble Impérial, Ravrio travaille aux côtés de contemporains de premier plan tels que Pierre-Philippe Thomire et Claude Galle à l’ameublement et à la redécoration des résidences de Napoléon. Son travail est également recherché par des personnalités éminentes de l’époque, notamment plusieurs maréchaux de l’Empire, assurant sa position comme l’un des plus importants fabricants de bronze de sa génération.


Littérature
- Collection du Mobilier National, Paris, inv. nr. GML 4424.
- Elke Niehüser, « French Bronze Clocks », 1997, p.209, fig.276.
- H. Ottomeyer et P. Pröschel, « Vergoldete Bronzen », Munich, 1986, p. 366, fig. 5.13.2.
- Tardy, « Dictionnaire des horlogers français », p. 411.

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