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Portrait du nain Nicolas Ferry, dit bébé, attribuable à Jean Girardet
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Réf : 125974
23 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
Lorraine-Lunéville
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 88 cm X H. 105 cm
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Franck Baptiste Paris
Franck Baptiste Paris

Mobilier et objets d'art du 16e au 19e siècle


+33 (0)6 45 88 53 58
Portrait du nain Nicolas Ferry, dit bébé, attribuable à Jean Girardet

Charmant portrait représentant un sujet rare : Nicolas Ferry, dit Bébé, nain à la cour de Lorraine en tenue militaire.
Le jeune homme pose debout, le corps de ¾ et le regard droit vers le spectateur dans un décor architecturé qui semble bien plus grand que lui. Il a les cheveux poudrés, sa main gauche est rentrée dans son habit et sa main droite est posée sur la tête d’un chien au gros collier rouge brodée d’or.
Le bas de la toile porte l’inscription « Véritable grandeur et portrait de Bébé Nain du Roi Stanislas ».

Très beau cadre d’époque Régence en bois de chêne finement sculpté, gravé et doré à la feuille.
 
Huile sur toile attribuable au peintre de la cour de Lorraine Jean Girardet.
Bel état de conservation

Dimensions : 
Cadre : H : 105 cm L : 88 cm
Toile : H : 88 cm ; L : 69 cm
 
Notre avis :
 Bébé, de son vrai nom Nicolas Ferry est né de parents paysans le 11 novembre 1741 dans les Vosges. A la naissance il ...

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... mesure à peine 20 cm et pèse 612g : il était si petit qu’il dormait dans un sabot. Contre toute attente il survit à la petite enfance et sa réputation de nain parvint aux oreilles de Stanislas Leszczynski, roi déchu de Pologne, et fait duc de Lorraine par son gendre Louis XV, qui décide de le garder en son château de Lunéville comme nain de court. Le duc lui portera toute sa vie une affection toute particulière : l’habillant comme un prince, il lui fait bâtir une maison de bois à son échelle à l’intérieur du château, une calèche tirée par des chèvres et même un service de couvert à sa taille. Selon les écrits de l’époque, Bébé était bien proportionné pour un nain, gentil, vif, bon danseur et farceur mais également têtu et terriblement jaloux. En 1759, Mme Humircka, cousine de Stanislas, séjourne au château de Lunéville, avec sa suite, parmi laquelle se trouve son nain Jozef Boruwlaski, dit « Joujou ». Plus âgé, plus intelligent et cultivé et surtout plus petit (Joujou mesurait 72.5 cm), il s’attira rapidement la jalousie de Bébé. Craignant certainement d’être remplacé dans le cœur de Stanislas par un autre nain plus « nain » que lui, Bébé jeta Joujou dans une cheminée du château. C’est alerté par le bruit que le Duc de Lorraine réussit à sauver le nain de sa cousine.
Des études médicales récentes démontrent que le nanisme de Bébé n’était qu’un symptôme d’un mal plus profond. Il était très certainement atteint de progéria ou du syndrome de Hutchinson-Gilford : des maladies génétiques très rares qui entraînent d’impressionnant changements physiques (notamment du nanisme) ainsi qu’un vieillissement très rapide. En effet, à partir de ses 18 ans et du haut de ses 89 cm, Bébé ressemble à un vieillard : il a du mal à se déplacer et à respirer, prend facilement froid, et semble fatigué de tout. En 1764, il tombe malade de la grippe et en meurs dans les bras de sa mère à l’âge de 23 ans. Profondément affecté par la mort de Bébé, Stanislas lui fit rendre tous les honneurs funèbres, avant d’ordonner une autopsie et de léguer son corps au cabinet du Roi. C’est le comte de Buffon (grand naturaliste de son temps, dont l’Histoire naturelle est souvent comparée à l’Encyclopédie de Diderot & D’Alembert) qui reçoit le squelette et le fait monter. Il est aujourd’hui encore conservé et étudié dans les collections du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris. La faculté de Médecine de Montpellier conserve quant à elle, une statue en cire de Bébé coiffé de ses propres cheveux et portant ses vêtements. Cette pièce aurait été moulée du vivant de Nicolas Ferry. Au Musée Lorrain de Nancy, se trouve sa maison en bois et les couverts à sa taille. Enfin le château de Lunéville, où il a passé la majeure partie de sa vie, conservait une statue grandeur nature en faïence de Lunéville ainsi qu’un portrait identique à celui que nous présentons aujourd’hui, attribué à Jean Girardet, un peintre local de talent qui fût « Peintre ordinaire du roi de Pologne » en 1758. Mais ces deux œuvres furent détruites en 2003 lors d’un incendie du château.En comparant les deux tableaux, nous pouvons supposer que notre toile est une autre version contemporaine à celle perdue de Lunéville. Peut-être commandé au même-moment par Stanislas pour orner un autre de ses châteaux, pour offrir à un proche ou bien destiné à la diffusion. En effet, les nains de court étaient encore au XVIIIe siècle des « accessoires » très à la mode chez l’aristocratie. Preuve de l’humanisme, de la noblesse et de la richesse de leurs « mécènes », il n’était pas rare que leurs portraits et leurs histoires soient diffusées afin de vanter les mérites de ceux à qui ils devaient tout.


 Jean Girardet (1709-1778)
Né à Lunéville en 1709 et mort à Nancy en 1778,  Jean Girardet est un peintre Lorrain (puis français à la suite de l'annexion du Duché par la France en 1766).
Girardet est successivement séminariste, étudiant en droit, officier de cavalerie, puis apprend la peinture à l'académie de Nancy, sous la direction de Claude Charles (1661-1747).
Il effectue divers travaux de décoration à Nancy avant de rejoindre, en 1738, le duc François III à Florence où il achève ses études.
En 1748, il regagne la Lorraine au Service de Stanislas Leszczynski, ex-roi de Pologne et duc viager de Lorraine et de Bar par la grâce de son gendre Louis XV de France et du cardinal de Fleury. Girardet deviendra « Peintre Ordinaire du roi de Pologne » en 1758.?Girardet ouvre en 1752 une école de dessin à Lunéville où de nombreux élèves se succèderont.
Portraitiste de talent, il est le peintre attitré de Stanislas Leszczynski qu'il immortalise sous tous les angles ainsi que celle des gens de la cour et des artistes et de la noblesse Lorraine et Barroise.

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Tableaux XVIIIe siècle Louis XV

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