Par Gregory Redding
Horloges anciennes, antiquités de qualité et objets décoratifs.
Belle pendule de cheminée d'époque Empire en bronze finement ciselé et doré au mercure, reposant sur une base à gradins en marbre vert de mer (verde antico) portée par quatre pieds toupies. La composition illustre l'allégorie de l'Étude, connue dans le répertoire des bronziers parisiens sous le nom de La Liseuse: une jeune femme vêtue à l'antique, les cheveux ceints d'un diadème, assise dans un siège à la grecque (klismos) aux montants recourbés à rosaces, se penche sur une console drapée pour lire un livre ouvert. À ses côtés, sur un piédestal à gradins orné de rosaces appliquées, une lampe à huile antique à anse enroulée et flamme jaillissante, emblème de la veille studieuse et du savoir. À ses pieds, une pile d'in folio. La console dissimulant le mouvement est richement ornée de draperies ciselées en guirlandes, la ceinture frappée d'une frise de feuillages stylisés.
Mouvement parisien de forme ronde à roue de compte sonnant les heures et demi ...
... heures sur timbre, marche de huit jours, cadran en émail blanc à chiffres romains pour les heures et graduation arabe des minutes par cinq, aiguilles en acier bleui, signé Le Roy à Paris à hauteur du VI.
La signature renvoie à l'atelier de Basile Charles Le Roy (1765 à 1839), Horloger de l'Empereur et Roi et de Madame Mère, l'un des plus importants horlogers parisiens du Premier Empire, dont l'atelier fut continué à partir de 1828 par son fils Charles Louis Le Roy sous la raison sociale Le Roy et Fils.
Le modèle est rattaché au cercle du bronzier Jean André Reiche (1752 à 1817) et fut édité par les principaux ateliers parisiens de la période, parmi lesquels ceux de Claude Galle, Pierre Philippe Thomire et André Antoine Ravrio. Des exemplaires comparables sont conservés au Mobilier National ainsi que dans les collections du château de Fontainebleau.
État: Dorure au mercure d'origine en très bel état de conservation, présentant le contraste caractéristique entre surfaces mates et brunies. Mouvement en état de marche.
France, Paris, vers 1810 à 1820
Dimensions: H. 33 x L. 29 x P. 13,5 cm
Bibliographie:
Pierre Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française du Moyen Âge au XXe siècle, Paris, Les Éditions de l'Amateur, 1997, pp. 385 à 420 (époque Empire, modèle "La Liseuse" reproduit).
Elke Niehüser, Die französische Bronzeuhr. Eine Typologie der figürlichen Darstellungen, Munich, Callwey, 1997, modèle figuratif "La Liseuse".
Hans Ottomeyer, Peter Pröschel et al., Vergoldete Bronzen. Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus, Munich, Klinkhardt und Biermann, 1986, vol. I.
Jean Dominique Augarde, Les Ouvriers du Temps. La pendule à Paris de Louis XIV à Napoléon Ier, Genève, Antiquorum, 1996.
Tardy, La Pendule française, tome III, Du Louis XVI à nos jours, Paris, Tardy, 1974.
Tardy, Dictionnaire des horlogers français, Paris, 1972, notice Le Roy (Basile Charles).
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