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Paire de guéridons Restauration attribués à Pierre-Philippe Thomire
Paire de guéridons Restauration attribués à Pierre-Philippe Thomire - Mobilier Style Empire
Réf : 98769
120 000 €
Époque :
XIXe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze doré
Dimensions :
H. 71 cm | Ø 69 cm
Richard Redding Antiques
Richard Redding Antiques

Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Paire de guéridons Restauration attribués à Pierre-Philippe Thomire

Une très belle paire de guéridons en bronze doré de la Restauration attribuée à Pierre-Philippe Thomire, chacun avec un plateau circulaire en porphyre moucheté rouge foncé et blanc dans une bordure en bronze doré montée de médaillons et d'ornements classiques, sur un support de forme balustre moulé de rosettes, de gerbes d'acanthes et d'anneaux feuillagés sur une base tripartite inclinée ornée sur le dessus de trois rosettes et sur les côtés d'une frise feuillagée et supportée par trois pieds en patte de lion.

Paris, date vers 1815-20
Hauteur 71 cm. diamètre 69 cm. chacun.

La qualité et le style général de ces superbes guéridons sont typiques de l'œuvre du célèbre fondeur-ciseleur Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), si l'on en croit la description d'un exemplaire signé par Thomire, figurant dans les inventaires des bronziers, cité dans la monographie de J. Niclausse, "Thomire Fondeur-Ciseleur (1751-1843). Sa Vie, Son œuvre", 1947, p. 134 : Grand ...

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... guéridon en bronze doré et ciselé La ceinture roné est d'une succession d'etoiles, les pieds en se terminent poignées. Signé Thomire. Cette description correspond bien à la présente paire. Des guéridons similaires ont été vendus par Sotheby's, Monte Carlo le 3 mars 1990, lot 26 et chez Christie's, New York le 8 mai 1991, lot 113.

Considéré comme le plus grand fondeur-ciseleur de son temps, Pierre-Philippe Thomire a bénéficié du patronage de Louis XVI, Napoléon et Louis XVIII ainsi que de la monarchie et de l'aristocratie étrangères. Né à Paris, il commence sa formation auprès des sculpteurs Jean-Antoine Houdon (1741-1828) et Augustin Pajou (1730-1809) à l'Académie Saint-Luc, à Paris, puis suit la profession de fondeur-ciseleur de son père. Il est l'élève du grand fondeur-doreur Pierre Gouthière (1732-1813), auprès duquel il acquiert une infinie maîtrise de la ciselure et de la dorure, en particulier la dorure au mat, qui permet d'obtenir un subtil grain satiné, comme ici, qui contraste admirablement avec les parties polies. Nommé maître-fondeur en 1772, il s'installe à son compte en 1776 suite à sa collaboration avec Jean-Louis Prieur pour la décoration du carrosse du sacre de Louis XVI. Sa renommée et sa notoriété sont encore accrues après la Révolution lorsqu'il devient en 1806 le premier bronzier à recevoir une médaille d'or à l'Exposition des Produits de l'Industrie. Trois ans plus tard, il remporte une autre médaille d'or et est également nommé ciseleur de l'Empereur.

En 1804, Thomire rachète le vaste fonds de commerce du marchand-mercier Martin-Eloi Lignereux, ce qui lui permet d'élargir son champ d'action en tant que détaillant de meubles et d'objets décoratifs et fabricant de bronzes et de meubles. Thomire s'associe à trois partenaires, rebaptisant l'entreprise Thomire, Duterme & Cie, qui connaît rapidement une certaine notoriété et de nombreuses commandes impériales. Mais Thomire, comme d'autres entreprises parisiennes, souffre de la poursuite des guerres en France ; pour éviter la faillite, l'entreprise obtient une dispense pour commercer avec le Prince Régent (plus tard George IV d'Angleterre). Malgré son association étroite avec la Maison impériale, la société a survécu à la chute de Napoléon. Peu après 1815, le partenariat avec Duterme est dissous et sous son nouveau nom, Thomire et Cie prospère à nouveau sous les Bourbons restaurés. Pierre-Philippe Thomire prend sa retraite en 1823 mais continue à travailler comme sculpteur et expose régulièrement au Salon jusqu'en 1834. Après sa retraite, les deux gendres de Thomire, Louis-Auguste-Cesar Carbonelle et André-Antoine Beauvisage, dirigent l'entreprise ; ils sont ensuite suivis par les petits-fils de Thomire jusqu'à la fermeture de l'entreprise en 1852.

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