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L'amoureuse au piano, Eugène Delacroix (vers 1843)
L'amoureuse au piano, Eugène Delacroix (vers 1843) - Tableaux et dessins Style Louis-Philippe L'amoureuse au piano, Eugène Delacroix (vers 1843) - Stéphane Renard Fine Art L'amoureuse au piano, Eugène Delacroix (vers 1843) - Louis-Philippe Antiquités - L'amoureuse au piano, Eugène Delacroix (vers 1843)
Réf : 127290
8 500 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Eugène Delacroix
Provenance :
France
Materiaux :
Mine de plomb sur papier
Dimensions :
l. 21 cm X H. 15.4 cm
Tableaux et dessins Dessin, Aquarelle & Pastel - L'amoureuse au piano, Eugène Delacroix (vers 1843) XIXe siècle - L'amoureuse au piano, Eugène Delacroix (vers 1843) Louis-Philippe - L'amoureuse au piano, Eugène Delacroix (vers 1843)
Stéphane Renard Fine Art
Stéphane Renard Fine Art

Tableaux et dessins du XVIIe au XX siècle


+33 (0) 61 46 31 534
L'amoureuse au piano, Eugène Delacroix (vers 1843)

Dimensions : 15.4 x 21 cm– encadré 28.5 x 33.2 cm
Cachet de la vente de l’atelier en bas à droite (L. 838a)

Un certificat du comité Delacroix (Brame et Lorenceau experts), reproduit à la suite de cette présentation, sera remis à l’acheteur.

Provenance : Vente de l’atelier de Delacroix du 17 au 29 février 1864/ Comte Doria (étiquette de collection au dos numéro 980) puis par descendance familiale/ Vente Christie’s du 27 mars 2019 – lot 130

Cadre de style Louis XVI en bois stuqué et doré – France XIXème siècle


Cette charmante étude à la mine de plomb, provenant de la vente de l’atelier de l’artiste nous a séduit par sa spontanéité rêveuse qui nous plonge au cœur de la vie artistique parisienne à l’époque romantique. Nous proposons de reprendre pour ce dessin représentant une femme au piano le titre d’un célèbre lavis de Delacroix (L’amoureuse au piano), aujourd’hui dans la collection Prat, d’une composition très ...

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... proche. Les deux œuvres pourraient d’ailleurs représenter, selon une inscription manuscrite figurant au verso du montage, le même modèle : Maria Kalergis von Nesselrode-Ereshoven, une aristocrate germano-polonaise, pianiste et élève de Chopin que Delacroix aurait rencontrée à Paris en 1843…

1. Eugène Delacroix « pour les cœurs mortels […] divin opium »

Eugène Delacroix est né en 1798 dans un milieu privilégié : son père Charles Delacroix, qui avait été brièvement ministre des Affaires étrangères sous le Directoire, était alors ambassadeur en Hollande. Sa mère, Victoire Oeben, est issue d'une famille d'artisans. Les deux parents décèdent prématurément, le père en 1805, la mère en 1814, laissant Eugène à la charge de sa sœur aînée, Henriette de Verninac, l’épouse d'un ancien ambassadeur en Turquie et ministre plénipotentiaire en Suisse.

En 1815, Delacroix, âgé de dix-sept ans, commence à prendre des leçons de peinture avec Pierre Guérin (1774-1833), par l'atelier duquel Théodore Gericault était brièvement passé. L'enseignement classique n'a que peu d'effet sur lui : artiste autodidacte, sa véritable école sera le Louvre, où la splendeur de Titien, Véronèse et Rubens brillent suffisamment pour éclipser l'école de David.

En 1822, à ses débuts au Salon, sa Barque de Dante (Louvre), attire l'attention. Deux ans plus tard, ses Massacres de Chios (Louvre) font irruption au Salon de 1824 comme "un hymne terrifiant en l'honneur du destin et de la souffrance irrémédiable" . L'achat de l'œuvre par le gouvernement permet à Delacroix de visiter l'Angleterre au printemps et à l'été 1825.

La colossale et orgiaque Mort de Sardanapale (Louvre), exposée au Salon de 1827, est un nouveau choc pour le public. Delacroix avait tiré le sujet d'une pièce de Byron, mais a composé la distribution voluptueuse de cette scène de massacre à partir de sa propre imagination. La Révolution de 1830 lui inspire sa seule œuvre véritablement populaire, La Liberté guidant le peuple (Louvre). Pour une fois, le public et la critique s'unissent pour louer l'artiste, et le gouvernement de Louis-Philippe lui décerne la Légion d'honneur.

Au début de l'année 1832, Delacroix se rend en Afrique du Nord dans la suite d'une ambassade française auprès du sultan du Maroc. L'Afrique islamique dépasse toutes ses espérances. La beauté classique qu'il avait vainement cherchée dans les plâtres de l'atelier de Guérin, il la rencontre maintenant le long des routes sous le ciel africain. Il remplit des carnets de croquis d'observations de la vie arabe et accumule des idées qui lui serviront jusqu'à la fin de sa vie. À son retour à Paris, il commence une série de sujets orientaux à partir de ses souvenirs de voyage. Femmes algériennes dans leur appartement (1834, Louvre) témoigne d'une visite dans un harem. L'intensité sensuelle du tableau marque l'aboutissement d’un style mature, plus sobre mais également plus puissant.

Après 1830, Delacroix s'identifie de plus en plus à la grande tradition des Vénitiens et des Flamands, en particulier à Véronèse et Rubens. Les gouvernements de Louis-Philippe et de Napoléon III lui confient d'importantes commandes monumentales, à commencer en 1833 par les décorations allégoriques du Salon du Roi au Palais Bourbon (Chambre des députés). Cette commande est suivie de près par celle, encore plus importante, de la bibliothèque du Palais Bourbon (1838-1847) puis de la bibliothèque du Sénat au Palais du Luxembourg (1840-1846). Suivent le plafond de la galerie d'Apollon au Louvre (1850-1851), les décorations du salon de la Paix de l'Hôtel de Ville de Paris (1852-1854, détruit en 1871) et la chapelle des Saints-Anges de l'église Saint-Sulpice (1854-1861).

Aucun autre peintre de l'époque n'a été aussi continuellement employé à des travaux monumentaux à grande échelle. Ses peintures murales prouvent que cet artiste avait l'énergie de composer sur d'immenses surfaces et la vigueur mentale d'inventer des images qui dominent ces murs.

L'Exposition universelle de 1855 présente trente-six de ses tableaux, ce qui lui vaut d'être considéré, avec Ingres, comme l'un des deux plus grands artistes français vivants. Longtemps refusé à l'Académie, il y est finalement admis en 1857. Souvent atteint d'infections bronchiques et économisant ses forces physiques, il mène une vie de célibataire frugale mais travaille avec une énergie sans faille jusqu'à la fin. Il meurt le 13 août 1863.

2. Description du dessin et œuvre en rapport

Notre dessin représente, sur un mode intimiste, une pianiste qui se produit au sein d’une assemblée amicale. Distraite un instant de son clavier, elle se retourne vers un personnage assis derrière elle, le bras posé sur le dossier de son siège, dont le reste de la silhouette n’est qu’esquissée, ce qui rajoute une dimension mystérieuse et fugace à cette scène.

La composition évoque un lavis de Delacroix intitulé « L’amoureuse au piano » (7ème photo de la galerie) et qui pourrait le même personnage.
En effet, selon une inscription manuscrite du comte Doria, le collectionneur duquel provient ce dessin, les deux œuvres représenteraient Maria Kalergis von Nesselrode-Ereshoven, une aristocrate germano-polonaise, pianiste et élève de Chopin que Delacroix aurait rencontrée à Paris en 1843… Un portrait de la belle pianiste exécuté en 1845 (deux ans après la date présumée de notre dessin), par Cyprian Norwid, le fameux poète polonais dont elle aurait été le grand amour, témoigne d’ailleurs d’une certaine ressemblance entre le modèle de ces deux œuvres et Maria Kalergis (8ème photo de la galerie).

3. Provenance et encadrement

Notre dessin provient de la vente posthume de l’atelier de l’artiste, comme en témoigne le cachet portant les initiales de l’artiste apposé en bas à droite. Il a ensuite appartenu au comte Doria, un historien de l’art français (Orrouy 1890 – Paris 1977), puis à sa descendance.

Nous avons choisi pour encadrer ce dessin un cadre de style Louis XVI, du XIXème siècle français, en bois stuqué et doré.

Conditions générales de livraison :

Les prix indiqués sont les prix au départ de la galerie.

En fonction du prix de l'objet, de sa taille et de la localisation de l'acheteur nous sommes en mesure de proposer la meilleure solution de transport qui sera facturée séparément et effectuée sous la responsabilité de l'acheteur.

Stéphane Renard Fine Art

Dessin, Aquarelle & Pastel Louis-Philippe

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