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Horse Guards Parade de Jacques Emile Blanche (1920)
Horse Guards Parade de Jacques Emile Blanche (1920) - Tableaux et dessins Style Horse Guards Parade de Jacques Emile Blanche (1920) - Stéphane Renard Fine Art Horse Guards Parade de Jacques Emile Blanche (1920) - Antiquités - Horse Guards Parade de Jacques Emile Blanche (1920)
Réf : 127298
25 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Jacques Emile Blanche
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 82 cm X H. 65 cm
Tableaux et dessins Tableaux XIXe siècle - Horse Guards Parade de Jacques Emile Blanche (1920) XIXe siècle - Horse Guards Parade de Jacques Emile Blanche (1920)  - Horse Guards Parade de Jacques Emile Blanche (1920) Antiquités - Horse Guards Parade de Jacques Emile Blanche (1920)
Stéphane Renard Fine Art
Stéphane Renard Fine Art

Tableaux et dessins du XVIIe au XX siècle


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Horse Guards Parade de Jacques Emile Blanche (1920)

Provenance : Arthur Tooth & Sons (Paintings by J-E Blanche 14 octobre – 6 novembre 1937 – numéro 20 du catalogue) /Charles de Selincourt (1936 - 2024)

Nous remercions Madame Jane Roberts de nous avoir confirmé que ce tableau sera bien inclus dans le catalogue raisonné en ligne de l’artiste sous le numéro 1552 et pour les informations transmises sur la provenance.

Dans ce tableau peint en 1920 (selon le catalogue de la galerie Arthur Tooth & Sons dans laquelle il a été vendu en 1937), Jacques-Emile Blanche nous présente une vision « historique » de Horse Guards Parade, réalisée sans doute d’après une photo du début du siècle, à un moment où Blanche, qui avait eu un atelier à Londres entre 1906 et 1910, se rendait moins souvent en Angleterre.

Cette vision rétrospective est également l’occasion pour le peintre de rendre un hommage à Walter Sickert (1860 – 1942), un peintre anglais d’origine danoise et allemande, que Blanche avait rencontré ...

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... pendant l’été 1882 à Londres, en représentant les passants et les voitures à cheval qui animent cette toile dans un style très proche de celui de son ami.

1. Jacques Blanche, une vie privilégiée dédiée à la peinture

Jacques-Emile Blanche, qui se fera appeler toute sa vie Jacques Blanche, nait à Paris le 31 janvier 1861 dans une famille d’aliénistes : à l’instar de son grand-père, Esprit Blanche (1796-1852), son père Emile (1820-1893) est également psychiatre et accueille chez lui, dans sa grande maison de Passy (l’ancien hôtel de la Princesse de Lamballe, devenu depuis l’Ambassade de Turquie), ses patients qui y effectuent des séjours, un peu comme dans une pension de famille.

Elevé au milieu des pensionnaires, le jeune Jacques connaît une enfance pour le moins atypique, assombrie par la disparation en 1868 de son frère aîné Joseph. Il démontre très tôt une grande aptitude pour le dessin, encouragé par son père qui a pu se constituer une riche collection de tableaux et de dessins grâce à ses contacts amicaux avec les plus grands artistes de son temps (Delacroix, Corot, Degas …).

En 1872 son père vend sa clinique de Passy et la famille déménage en 1873 à Auteuil, 15 rue des Fontis (l’actuelle rue du Docteur Blanche) dans une grande maison qu’Emile Blanche s’est faite construire au milieu d’un parc. Jacques aura toute sa vie dans ce jardin un atelier indépendant qu’il aménagera en maison après la mort de ses parents et qui deviendra alors son domicile parisien.

Jacques Blanche épouse en 1895 Rose Lemoinne, une amie d’enfance, quelques jours avant la mort de sa mère. Celle-ci restera sa femme pendant quarante-quatre ans dans un mariage fondé sur une amitié tendre et profonde, Jacques Blanche étant par ailleurs plutôt attiré par les amitiés masculines.

Largement autodidacte dans sa découverte de la peinture, le jeune Jacques Blanche décide d’être peintre vers 1880. Il bénéficie dans un premier temps des conseils de Manet, entre 1879 et la mort de celui-ci en 1883. En 1881 il rejoint l’atelier du peintre Gervex (1852 – 1929). Il se lie également avec les peintres Giovanni Boldini (1842 – 1931) et Paul-César Helleu (1859-1927), avec qui il rend visite aux peintres Whistler (1834 – 1903) et James Tissot (1836 – 1902) au cours d’un séjour en Angleterre en juin 1885. Très doué, Blanche développe un style personnel nourri de l’influence de ses contemporains, présentant une vision réaliste et néo-impressionniste, ancrée dans la tradition picturale du XIXème siècle.

Membre à part entière d’une élite cultivée et cosmopolite, éminemment anglophile, Blanche devient un des principaux portraitistes du Tout-Paris artistique et mondain, réalisant près de neuf cents portraits dont le plus célèbre est dans doute celui de Marcel Proust réalisé en 1892 et conservé aujourd’hui au Musée d’Orsay.

2. L’Angleterre, deuxième patrie de Blanche et la peinture de paysages

Blanche découvre l’Angleterre à l’âge de 9 ans, sa mère préférant le mettre à l’abri outre-Manche pendant l’été 1870 alors que les troupes allemandes marchent vers Paris. Ce séjour sera le début d’une longue histoire d’amour entre Blanche et l’Angleterre, qui deviendra une véritable patrie d’adoption, dans laquelle il passera plusieurs années d’affilée entre 1900 et 1914.

A l’instar d’autres peintres européens ou américains très actifs ou fixés au Royaume-Uni comme Tissot, Alma-Tadema, Whistler, Sargent ou Lazlo, Blanche trouvait en Angleterre une clientèle nombreuse et affluente, qui s’enthousiasmait pour ses portraits.

Le tableau que nous présentons est représentatif de la peinture de paysage de Blanche, un type de représentation qu’il pratiqua toute sa vie mais qui ne constitue pas la partie la plus connue de son œuvre. Une grande partie de ces paysages représente des vues d’Angleterre, principalement de Londres ou de Brighton, témoignant de l’intérêt de ses commanditaires britanniques pour les paysages. Ces paysages sont d’une grande diversité et il est rare que l’artiste représente deux fois la même scène : la grande vue de Horse Guards Parade que nous présentons nous semble être la seule représentation panoramique qu’il en ait donné, même si deux autres tableaux l’évoquent également : Trooping the colors (1908) et de L’entrée du Royal Horse Guards (vers 1924).

Horse Guards Parade est une place d’armes située aux abords de Saint James Park dans le centre de la ville. Le point de vue choisi ici par l’artiste, de l’autre côté de Horse Guards Road, au sud-ouest de la place, lui permet d’embrasser du regard l’ensemble de cette vaste étendue. Usant d’une touche impressionniste, l’artiste s’est attaché à rendre l’instabilité du ciel et la mobilité de la lumière, saisissant un rayon de soleil qui illumine les façades de l’Amirauté alors qu’un régiment de Life Guards, évoqué par de petits points rouges (pour leurs tuniques) et noirs (pour leurs chevaux) est en train de quitter le bâtiment des Horse Guards.

L’arrivée de deux voitures à cheval, les passants à peine esquissés au premier plan et ceux qui s’apprêtent à traverser la chaussée au milieu de la composition créent une animation qui rend le tableau très vivant, ce d’autant plus que la touche impressionniste de l’artiste, plus évocatrice que descriptive, permet d’évoquer avec beaucoup de spontanéité les mouvements de chacun des éléments de la composition. Le ciel, quant à lui, occupe presque la moitié de la composition et se reflète au premier plan dans les flaques d’eau au bord de la chaussée, guidant notre regard vers l’embrasement éphémère de la façade de l’Amirauté.

3. Provenance et encadrement

Notre tableau provient de la succession de Charles de Selincourt, un homme d’affaires héritier d’une famille d’industriels du textile qui était connu pour son goût pour la régate (il avait fait partie de l’équipe ayant disputé en 1958 l’America’s Cup à bord du Sceptre).

Depuis son acquisition, nous avons choisi de réencadrer ce tableau dans un cadre vraisemblablement anglais, du début du XXème siècle en acajou.

Conditions générales de livraison :

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Stéphane Renard Fine Art

Tableaux XIXe siècle