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Johann Georg Wille (1715 - 1808)  - La ferme de Villepecle
Johann Georg Wille (1715 - 1808)  - La ferme de Villepecle - Tableaux et dessins Style
Réf : 83822
8 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Johann Georg Wille Biebertal (1715, Biebertal - 18
Provenance :
France
Materiaux :
Sanguine
Dimensions :
l. 34 cm X H. 25 cm
Tableaux et dessins Dessin, Aquarelle & Pastel - Johann Georg Wille (1715 - 1808)  - La ferme de Villepecle
Galerie Charles Ratton & Guy Ladriere
Galerie Charles Ratton & Guy Ladriere

Sculpture, tableaux, dessins, objets d'art


+33 (0)1 42 61 29 79
Johann Georg Wille (1715 - 1808) - La ferme de Villepecle

Sanguine
Hauteur : 25 cm
Largeur : 34, 7 cm

Montage d’époque, avec la marque ARD (L.172)

Annoté en haut à gauche : « ferme de Villepecle dessiné par J.G. Wille 1784 », à la plume et encre brune.

Après un bref apprentissage d’armurier dans sa ville natale, le jeune Wille apprend la gravure sur cuivre à Strasbourg auprès de Johan Georg Schmidt, qui l’emmène à Paris en 1736, où il sera brièvement le voisin de Diderot, et travaillera un temps chez Nicolas de Largillière comme copiste, avant de se lancer dans la gravure d’interprétation sur les conseils avisés d’Hyacinthe Rigaud. Il traduira aussi bien les artistes contemporains que les maîtres anciens, et sa réputation sera étendue à l’entière Europe des Lumières : il sera graveur des cours de Frédéric II de Prusse, de Frédéric V de Danemark, et surtout de Louis XV. Naturalisé français en 1758, il est admis à l’Académie en 1761. Napoléon le nommera chevalier de la ...

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... Légion

d’honneur, et il entrera à l’Institut. Il mourra aveugle et ruiné (la Révolution avait confisqué ses biens, notamment sa collection d’œuvres d’art).

Membre d’une loge maçonnique, il est au centre d’un réseau de sociabilité à l’usage des artistes et ‘curieux’ du monde germanique, parallèlement à son activité de traducteur, de gazettiste, et son abondante correspondance. Il rédige un Journal, qui sera édité en 1857, par lequel on apprend qu’ayant décidé d’aller à Montcerf (en Brie) pour dessiner les ruines du château de Becoiseau, il se mit en route avec quelques amis le 17 aout, et qu’arrivé à Corbeil, il y rencontra l’un de ses neveux, nommé Desforges, qui les invita à loger chez lui à Villepecle (Wille écrit Villepesle dans son Journal) pour la nuit du 17 au 18 aout 1784. Au bout d’une huitaine de jours, la petite troupe revint à Paris. L’artiste écrit dans son Journal : « n’ayant rapporté, pour ma part, que cinq dessins, dont quatre faits dans les ruines de Becoiseau » (deux de ces dessins sont identifiés, l’un au Metropolitan Museum de New York, 1978-516-2, l’autre au Kupferstichkabinett de Berlin, KdZ 7387).

La ferme, vestige du château-fort de la seigneurie de Villepècle (commune de Lieusaint, Seine -et-Marne), mélange de constructions d’époques diverses, dont le pied des tours et des murs semble dater du quatorzième siècle existe toujours, sensiblement différente de l’image qu’en donne Wille.

Galerie Charles Ratton & Guy Ladriere

Dessin, Aquarelle & Pastel