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Giuseppe Cesari, dit le Cavalier d'Arpin (1568 – 1640) - Christ
Giuseppe Cesari, dit le Cavalier d'Arpin (1568 – 1640) - Christ - Tableaux et dessins Style Giuseppe Cesari, dit le Cavalier d'Arpin (1568 – 1640) - Christ - Ars Antiqua
Réf : 128136
34 000 €
Époque :
XVIIe siècle
Signature :
Giuseppe Cesari, dit le Cavalier d'Arpin (1568 – 1
Provenance :
Italia
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 70 cm X H. 92 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIe siècle - Giuseppe Cesari, dit le Cavalier d'Arpin (1568 – 1640) - Christ
Ars Antiqua
Ars Antiqua

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Giuseppe Cesari, dit le Cavalier d'Arpin (1568 – 1640) - Christ

Les renvois compositionnels et stylistiques lient la présente toile représentant le Christ mort soutenu par des anges à la production du peintre Giuseppe Cesari, principalement connu sous le nom de Cavalier d'Arpin (Arpino 1568 – Rome 1640).

Le sujet singulier du Christ pleuré par les anges, bien qu'il n'apparaisse pas dans les textes bibliques, s'inscrit dans la tradition dévotionnelle de la Pietà, où le corps du Christ inanimé est maintenu le buste dressé par des anges ou par les pleurants. Il s'agit d'une iconographie typique de la très féconde deuxième décennie du XVIIe siècle, en pleine époque de la Contre-Réforme. Le thème pathétique de la mort du Christ répond parfaitement, par son potentiel émotionnel, aux objectifs de l'Église post-tridentine. La typologie du Christ mort soutenu par des anges se configure, par rapport aux exemples de la Renaissance, comme une nouveauté thématique qui remonte à Taddeo Zuccaro, destinée à devenir très populaire ...

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... au XVIIe siècle. Ce ne sont plus les hommes, mais les anges du Ciel qui pleurent et adorent le Fils de Dieu sacrifié pour l'humanité ; n'y figurent ni la Vierge, ni les saintes femmes, ni Joseph d'Arimathie, comme si seul le Ciel pouvait dignement en pleurer la mort.

Ici, le cœur de la composition est le corps livide en piété du Sauveur, encore enveloppé de son linceul et la tête complètement abandonnée, soutenu par deux anges vêtus de précieuses tuniques. Leurs broches ornées de gemmes précieuses ainsi que les fines broderies sur la manche de l'ange de gauche sont d'une qualité d'exécution remarquable. L'un d'eux baise la main du Rédempteur tandis que l'autre tourne son regard vers le ciel.

Comme mentionné ci-dessus, le présent tableau est, selon l'affirmation du professeur Alberto Crispo, à attribuer à la main de Giuseppe Cesari, dit le Cavalier d'Arpin, l'un des artistes les plus estimés et les plus célèbres de la Rome du XVIIe siècle.

Né à Arpino en février 1568 de son père Muzio, lui-même peintre, il s'installa à Rome avec sa mère en 1582. Sous la direction de Niccolò Circignani, son premier maître romain, il travailla à la décoration delle Logge Vaticanes, de la vieille salle des Suisses et de celle des Palefreniers. C'est dans ce cadre que le jeune Cesari, qui n'était pas encore chevalier, se fit remarquer par sa créativité et son talent, à tel point qu'il rejoignit dès 1583 l'Académie de Saint-Luc et fut admis en 1586 parmi les Vertueux du Panthéon. À la suite de ces prestigieuses adhésions, il obtint de nombreuses commandes en travaillant pour l'église de la Trinité-des-Monts, au palais Santori et à Sant'Anastasio dei Greci. À Naples, il fut chargé de décorer le Sancta Sanctorum de la Chartreuse de Saint-Martin. Avec l'avènement au pontificat de Clément VIII Aldobrandini, Cesari put enfin consacrer son affirmation professionnelle, devenant l'un des peintres les plus connus et les plus demandés à Rome, notamment pour les grandes entreprises décoratives. Surchargé par de très nombreuses commandes, il s'entoura d'un atelier basé à Torretta, considéré comme l'un des plus prestigieux de Rome ; c'est là qu'au printemps 1596 arriva Michelangelo Merisi, dit le Caravage, avant que l'inimitié entre les deux hommes ne prenne le dessus. L'année 1599 fut celle de l'élection de Cesari comme prince de l'Académie de Saint-Luc, et celle où il obtint la très importante commande des fresques du transept de Saint-Jean-de-Latran. La position économique et sociale de Cesari s'était alors largement consolidée : il put ainsi acquérir un palais via del Corso et se faire construire sa propre résidence dans sa ville natale d'Arpino, qui subsiste encore en partie aujourd'hui. Parmi les clients de Cesari, outre la riche aristocratie capitoline, figuraient également l'empereur Rodolphe II ainsi que les rois d'Espagne et de France.

En particulier, le tableau peut être mis en relation avec certaines peintures de sujet identique, comme le Christ mort soutenu par des anges du M. Roy Fisher Fine Art Museum de New York, où un ange s'apprête à baiser la main du Sauveur tandis que le visage de l'autre, les yeux levés vers le ciel, semble littéralement calqué sur notre tableau. D'autres parallèles peuvent être établis avec l'exemplaire de la fondation Cavallini Sgarbi ainsi qu'avec une seconde version passée à plusieurs reprises sur le marché de l'art. D'autres renvois stylistiques se retrouvent également dans la Déposition du Christ avec des saints de la fondation Cavallini Sgarbi ou encore dans l'Arrestation du Christ de San Carlo ai Catinari.

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