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Cartel Louis XV par Jean Baptiste Baillon III
Réf : 126482
32 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Jean Baptiste Baillon
Provenance :
France
Dimensions :
H. 86 cm
Richard Redding Antiques
Richard Redding Antiques

Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Cartel Louis XV par Jean Baptiste Baillon III

Une très rare pendule cartel Louis XV d'une durée d'environ 14 jours, signée sur le cadran en émail blanc Jn Baptiste Baillon et également signée et numérotée sur la platine arrière J B Baillon à Paris no 4055. Le cadran avec chiffres arabes extérieurs et chiffres romains intérieurs, et une très belle paire d'aiguilles en laiton doré ajouré pour les heures et les minutes. Le mouvement à trois barillets, très soigneusement exécuté et inhabituel, sonnant les heures sur une cloche unique (un marteau) et les quarts d'heure (deux marteaux). Le rare boîtier cartel Rococo en bronze doré à guêpe, à la dorure d'origine, orné de rinceaux d'acanthe et de branchages feuillagés, surmonté d'un piédestal au sein d'un rinceaux d'acanthe au-dessus d'un masque d'Apollon dans un soleil rayonnant, avec un second masque d'Apollon sous le cadran au-dessus d'une ouverture vitrée asymétrique pour le pendule, se terminant par un motif feuillagé.**

Paris, vers 1750-55
Hauteur ...

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... 86 cm.

La beauté de cette pendule, encore en parfait état de conservation, tient non seulement à son boîtier d'un dessin rare et vraisemblablement unique, mais aussi à la qualité de son mouvement à trois barillets ; il est en effet très rare que les pendules de cette époque comportent trois remontoirs. Cela n'est peut-être pas surprenant, car son auteur, Jean-Baptiste Baillon III (mort en 1772), fut l'un des horlogers les plus habiles et les plus novateurs de son temps. Baillon connut en effet un succès presque sans précédent, devenant, selon les mots de F. J. Britten, « le plus riche horloger d'Europe ». Il fut également l'un des horlogers les plus importants du XVIIIe siècle et sans conteste le membre le plus célèbre d'une longue lignée d'horlogers. Sa réussite tint en grande partie à sa capacité à organiser une vaste et florissante manufacture privée à Saint-Germain-en-Laye, unique dans l'histoire de l'horlogerie du XVIIIe siècle. Dirigée de 1748 à 1757 par Jean Jodin (1715-1761), celle-ci fonctionna jusqu'en 1765, date à laquelle Baillon la ferma. Le célèbre horloger Ferdinand Berthoud fut parmi les nombreux visiteurs impressionnés par son envergure et sa qualité ; il nota en 1753 que la maison de Baillon était « la plus belle et la plus riche Boutique d'Horlogerie. Les diamants servent non seulement à décorer ses Montres, mais même ses Pendules. Il en a fait dont les boîtiers étaient de petites boîtes en or ornées de fleurs de diamants imitant la nature. Sa maison à Saint-Germain est une sorte de manufacture. Elle est pleine d'Ouvriers qui travaillent continuellement pour lui… car lui seul fabrique une grande partie des Pendules et des Montres [de Paris]. » De là, il approvisionnait la clientèle la plus illustre, notamment les familles royales de France et d'Espagne, le Garde-Meuble de la Couronne ainsi que les personnages les plus éminents de la Cour et la fine fleur de la société parisienne.

Le père de Baillon, Jean-Baptiste II (mort en 1757), maître parisien, et son grand-père, Jean-Baptiste I, originaire de Rouen, étaient tous deux horlogers, tout comme son propre fils, Jean-Baptiste IV Baillon (1752 - vers 1773). Baillon lui-même fut reçu maître-horloger en 1727. En 1738, il obtint sa première charge importante en tant que Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Reine. Il fut ensuite nommé Premier Valet de Chambre de la Reine avant 1748, puis Premier Valet de Chambre et Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Dauphine auprès de Marie-Antoinette en 1770. Il était établi à la Place Dauphine dès 1738, puis rue Dauphine après 1751.

Fort de ce succès, Jean-Baptiste Baillon accumula une immense fortune, estimée à 384 000 livres lors de son décès le 8 avril 1772. Sa propre collection d'objets d'art et d'arts décoratifs fut dispersée en vente publique le 16 juin 1772, tandis que son stock restant, estimé à 55 970 livres, fut mis en vente le 23 février 1773. Cette vente comprenait 126 montres terminées pour un total de 31 174 livres et 127 mouvements de montres terminés à 8 732 livres. La valeur de ses pendules, s'élevant à 14 618 livres, englobait 86 pendules, 20 mouvements de pendules, sept boîtiers de pendules en marqueterie, un boîtier de pendule en porcelaine et huit boîtiers en bronze.

Aujourd'hui, on peut admirer les œuvres de Baillon dans quelques-unes des plus prestigieuses collections mondiales, notamment les musées parisiens du Louvre, des Arts Décoratifs, National des Techniques, du Petit Palais et Jacquemart-André. D'autres exemples se trouvent au Château de Versailles, au Musée Paul Dupuy de Toulouse, à la Residenz de Bamberg, au Neues Schloss de Bayreuth, au Museum für Kunsthandwerk de Francfort, à la Residenz de Munich et au Schloss de Schleissheim. Parmi les autres collections figurent les Musées Royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles, le Patrimonio Nacional d'Espagne, le Metropolitan Museum de New York, le Newark Museum, la Walters Art Gallery de Baltimore et Dalmeny House à South Queensferry.

En tant que l'un des plus importants horlogers de son temps, Baillon n'utilisait que les plus beaux boîtiers et cadrans. Ces derniers étaient fournis par Antoine-Nicolas Martinière et Chaillou, tandis que ses boîtiers étaient livrés par Jean-Joseph de Saint-Germain (qui lui fournit également un certain nombre de boîtiers en forme d'éléphant et de rhinocéros), ainsi que par Jean-Baptiste Osmond, Balthazar Lieutaud, les Caffiéri, Vandernasse et Edmé Roy. On sait également que Baillon réalisait certains de ses propres modèles ; le présent exemple en est peut-être l'un d'eux.

Richard Redding Antiques

Pendule Louis XV

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