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Une étude préparatoire d'Eugène Delacroix au dos de l'une de ses estampes
Une étude préparatoire d'Eugène Delacroix au dos de l'une de ses estampes - Tableaux et dessins Style Restauration - Charles X Une étude préparatoire d'Eugène Delacroix au dos de l'une de ses estampes - Stéphane Renard Fine Art Une étude préparatoire d'Eugène Delacroix au dos de l'une de ses estampes - Restauration - Charles X Antiquités - Une étude préparatoire d'Eugène Delacroix au dos de l'une de ses estampes
Réf : 125486
13 500 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Eugène Delacroix
Provenance :
France
Materiaux :
Lavis d’encre sépia sur traits de crayon
Dimensions :
l. 18.5 cm X H. 16 cm
Tableaux et dessins Dessin, Aquarelle & Pastel - Une étude préparatoire d'Eugène Delacroix au dos de l'une de ses estampes XIXe siècle - Une étude préparatoire d'Eugène Delacroix au dos de l'une de ses estampes Restauration - Charles X - Une étude préparatoire d'Eugène Delacroix au dos de l'une de ses estampes Antiquités - Une étude préparatoire d'Eugène Delacroix au dos de l'une de ses estampes
Stéphane Renard Fine Art
Stéphane Renard Fine Art

Tableaux et dessins du XVIIe au XX siècle


+33 (0) 61 46 31 534
Une étude préparatoire d'Eugène Delacroix au dos de l'une de ses estampes

Dimensions à vue : 160 x 185 mm – encadré : 42 x 50 cm

Rapidement exécuté à la pointe du pinceau, ce lavis à la frontière de l’abstraction nous a séduit par sa grande spontanéité. Cette étude est en effet une première pensée pour une petite toile licencieuse peinte par Delacroix dans un goût troubadour à son retour d’Angleterre en 1825 : Le duc d’Orléans montrant sa maîtresse. Delacroix utilise comme support pour cette étude une des toutes premières épreuves de la lithographie « Homme noir à cheval » publiée en 1823.

Cette étude provient de la collection de Philippe Burty, un important critique d’art de la deuxième moitié du XIXème siècle qui fut chargé par Delacroix de classer ses estampes et ses dessins en préparation des ventes de son atelier après son décès.

1. Description du dessin et œuvres en rapport

Cette étude nous semble devoir être mise directement en relation avec un petit tableau réalisé par Delacroix en 1825 ...

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... à son retour d’Angleterre (dernière photo de la galerie). Il met en scène Louis 1er d’Orléans (reconnaissable à sa veste brodée de fleurs de lys) qui présente à son chambellan Aubert Le Flamenc le corps dénudé de sa maîtresse Mariette d’Enghien (dont la tête reste cachée de la vue de ce dernier), et ce alors que celle-ci n’est autre … que la propre femme du chambellan ! L'anecdote trouve son inspiration littéraire dans un épisode de l'Histoire des ducs de Bourgogne de Prosper de Barante (republiée en 1824) ; cet épisode figure également dans la Vie des dames galantes de Brantôme (republiée en 1822). Certains commentateurs y ont vu également une allusion voilée à la jeunesse de Delacroix, qui aurait en 1822-1823 partagé avec son ami Soulier la même maîtresse, Madame de Pron.

Dans notre étude, nous retrouvons les deux principaux protagonistes, le duc et son chambellan, qui se font face dans le huis-clos d’une alcôve bordée de lourds rideaux. Alors que le duc, assis sur la droite dans une position assez désinvolte lui dévoile sa maîtresse, le chambellan trahit sa surprise par un geste de son bras gauche, qui sera remplacé par un mouvement beaucoup plus doux (suggérant peut-être la douce contemplation des beautés qui lui sont révélées) dans la version peinte. Pour la maîtresse, Delacroix s’en tient à l’essentiel : d’une touche de sépia, il évoque sa tête cachée dans l’ombre derrière le drap, et d’un fin trait de pinceau en forme de vague, ses formes voluptueuses mises à nu …
Eugène Delacroix a utilisé cette même technique du lavis sépia dans une étude conservée au Musée du Louvre. Réalisée en 1822, elle représente des murailles et des tours en flamme et constitue une étude préparatoire pour la cité de Dité qui apparaît en arrière-plan de la Barque de Dante présentée au Salon de 1822.

Un an plus tard, en 1823, Delacroix publie sa première lithographie « artistique » qui se démarque de ses productions antérieures, constituées principalement de caricatures satiriques. L’estampe dont le verso a été utilisé pour notre dessin est un tirage de piètre qualité, décentré et penché par rapport à la feuille ce qui suggère qu’il pourrait s’agir d’un des tous premiers tirages réalisé avant le règlement définitif de la presse lithographique.

3. Provenance et encadrement

Une inscription en bas du feuillet nous indique la provenance prestigieuse de ce feuillet : l’expert et critique d’art Philippe Burty. Celui-ci faisait partie d’un comité de quatre membres qui avait été désigné par l’artiste peu avant sa mort pour organiser la vente des œuvres contenues dans son atelier. Philippe Burty, grand amateur d’estampe était alors le directeur artistique et le critique de la Gazette des Beaux-Arts. C’est à lui que le comité confia le classement des dessins (et des gravures) et la préparation du catalogue de la vente dont il écrivit la préface générale. Notre feuille ne semble pas avoir fait partie de ces ventes, dont elle ne porte pas le cachet et l’on peut supposer qu’elle lui aurait été donnée par Delacroix (avec qui avait eu des échanges épistolaires dès 1862 à propos d’un projet de catalogue de son œuvre gravée).

Notre feuille a fait ensuite partie de la collection de Marcel Lecomte (Paris 1914 – 1996) un marchand d’art spécialisé dans les dessins, les estampes et les livres anciens.
En 1938, celui-ci s’installe au 17, rue de Seine, et publie son premier catalogue de livres. Dans les années 1940-1950 il profite de l’essor du marché de l’estampe, notamment avec les États-Unis. En 1947 il est agréé Expert auprès de la Compagnie des commissaires-priseurs et réalise sa première vente à l’Hôtel Drouot.

En parallèle de ses activités d’expert et de marchand, Marcel Lecomte constitue trois collections personnelles : de dessins anciens, d’estampes anciennes et de livres romantiques et modernes des XIXe et XXe siècles. Son cachet, apposé en noir sur le verso et parfois sur le recto ou les montages, ne figure pas sur les dessins vendus en 1989, mais seulement sur les estampes. Ces dessins et ses estampes seront vendus en ventes publiques à Drouot le 15 mars 1989 (pour les dessins) et le 26 juin 2020 (pour les estampes).

Notre dessin représentait un vrai casse-tête à encadrer : il fallait à la fois respecter les dimensions de la feuille mais également s’adapter au dessin, légèrement décentré. Nous avons choisi un cadre français du XIXème siècle qui était suffisamment large pour permettre de conserver la feuille dans son intégralité tout en centrant le dessin. Une fenêtre au dos du montage permet de voir au verso la lithographie (qui elle ne pouvait pas être centrée).

Principale référence bibliographique :
(Sous la direction de) Sébastien Allard et Côme Fabre - Delacroix 1798-1863 – catalogue de l’exposition présentée au Musée du Louvre du 29 mars au 23 juillet 2018

Conditions générales de livraison :

Les prix indiqués sont les prix au départ de la galerie.

En fonction du prix de l'objet, de sa taille et de la localisation de l'acheteur nous sommes en mesure de proposer la meilleure solution de transport qui sera facturée séparément et effectuée sous la responsabilité de l'acheteur.

Stéphane Renard Fine Art

Dessin, Aquarelle & Pastel Restauration - Charles X

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