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Le Sanglier des Offices, Italie XVIIIe siècle
Le Sanglier des Offices, Italie XVIIIe siècle - Sculpture Style Le Sanglier des Offices, Italie XVIIIe siècle - Desmet Galerie Le Sanglier des Offices, Italie XVIIIe siècle - Antiquités - Le Sanglier des Offices, Italie XVIIIe siècle
Réf : 126797
4 200 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
Italie
Materiaux :
Bronze
Dimensions :
l. 23.5 cm X H. 18 cm X P. 13.8 cm
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Sculptures classiques


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Le Sanglier des Offices, Italie XVIIIe siècle

École italienne
Le Sanglier des Offices
Bronze
Italie, XVIIIe siècle
D’après une copie en marbre d’un original hellénistique, découvert à Rome puis conservé aux Offices, Florence.
H 18 x L 23,5 x P 13,8 cm (bronze seul)
H 7 x L 9 ¼ x P 5 2/5 inch
Cette belle et grande statue représentant un sanglier sauvage est considérée comme figurant le mythique sanglier de Calydon. Cette sculpture envoûtante est une copie d’après un original en marbre hellénistique découvert à Rome et actuellement conservé aux Offices à Florence. Le sanglier de Calydon est l’un des animaux les plus célèbres de la mythologie grecque. Selon la légende, lorsque le roi Œnée de Calydon omet d’honorer la déesse Artémis (lat. Diane) par des offrandes, celle-ci envoie un sanglier féroce et terrifiant ravager les champs de Calydon. Personne n’ose chasser cet animal gigantesque et redoutable, jusqu’à ce que le fils du roi, Méléagre, rassemble un groupe de guerriers renommés ...

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... pour tuer la bête. Un long combat s’engage, au cours duquel plusieurs chasseurs sont tués ou mutilés avant que Méléagre ne triomphe finalement du sanglier.
Le récit de la chasse au sanglier de Calydon fut raconté et repris durant l’Antiquité — Homère, Hésiode et le pseudo-Apollodore évoquent tous ce mythe, mais la version la plus célèbre et développée se trouve sans doute dans les Métamorphoses d’Ovide (Métamorphoses 8, 269 sqq.) :
« […] la cause du malheur fut un sanglier, le sanglier de Diane [Artémis], instrument de son inimitié et de sa vengeance. Car le roi Œnée, dit-on, lorsque l’année avait été fertile, offrit à Cérès [Déméter] les prémices du blé, à Lyaeus [Dionysos] versa son vin, à Minerve [Athéna] à la chevelure d’or son huile issue de son arbre sacré. Les offrandes, d’abord destinées aux dieux des champs et des campagnes, furent adressées à tous les dieux du ciel. Seuls les autels de la fille de Latone [Artémis] (dit-on) restèrent sans encens, négligés et ignorés. […] “Cela ne restera pas impuni. Non ! Que je sois méprisée, peut-être, mais jamais sans vengeance !” s’écria-t-elle. La déesse offensée envoya un sanglier gigantesque, aussi grand que les taureaux que nourrit l’Épire herbeuse, surpassant ceux de la fertile Sicile ; ses yeux lançaient des flammes et du sang ; son cou était massif et raide ; ses soies longues et dures, rigides comme des hampes de lance ; ses flancs larges, écumants sous sa respiration sifflante. Sa bouche lançait des éclairs et son souffle brûlant desséchait les feuilles vertes. Tantôt il piétinait les jeunes blés, tantôt il détruisait la récolte en épis et ruinait les espoirs mûrs des paysans. […]
Le peuple fuyait ; il ne trouvait de sécurité qu’à l’intérieur des murs de la ville, jusqu’à ce que Méléagre et ses héros arrivent, une troupe choisie, tous animés par le désir de gloire. […]
Arrivés dans cette forêt sauvage, les héros tendirent leurs filets, lâchèrent leurs chiens et suivirent les traces fraîches, chacun prêt à affronter le danger. […] Il se rua droit sur ses ennemis, comme la foudre lorsque les nuages se heurtent. Sa charge impétueuse brisa la forêt ; le fracas résonna dans les bois fracassés. Les chasseurs crièrent, les mains courageuses brandirent leurs lances aux pointes brillantes. Le sanglier fonça, dispersant les chiens qui osaient l’affronter, les frappant de coups obliques et les projetant au loin. […]
La colère du sanglier éclata comme l’éclair ; des flammes jaillirent de ses yeux, de sa gorge ; et tel un projectile lancé par une catapulte contre des murs et des tours, la bête, irrésistible, se rua sur les jeunes hommes. Hippalmus et Pélagon, qui gardaient le flanc droit, furent renversés ; leurs compagnons les traînèrent à l’écart. Mais Enésimus, fils d’Hippocoon, ne put échapper au coup fatal ; les nerfs de ses genoux furent tranchés et ses jambes s’effondrèrent. Nestor lui-même aurait pu périr avant l’époque de Troie s’il n’avait bondi, s’aidant de sa lance, pour grimper à un arbre voisin et contempler en sûreté l’ennemi qu’il avait évité. Aiguisant ses défenses contre le tronc du chêne, la bête redoublait de fureur. […]
Le combat se poursuit jusqu’à ce que Méléagre intervienne :
Ce fut alors succès et échec pour le fils d’Œnée [Méléagre]. Il lança deux lances ; la première se ficha dans la terre, la seconde atteignit le dos du sanglier. Celui-ci rugit, se tordit, écumant de sang et de mousse, et aussitôt celui qui l’avait frappé s’élança et, le provoquant, enfonça profondément son glaive dans son épaule. Tous crièrent de joie, entourèrent le vainqueur et contemplèrent avec admiration la bête monstrueuse, encore redoutée même gisant à terre ; chacun trempa sa lame dans son sang. »
Depuis la découverte de la statue hellénistique originale à Rome au début du XVIe siècle, elle connut une immense popularité. Les récits diffèrent quant aux circonstances exactes de sa découverte, mais tous s’accordent à dire qu’un certain Paolo Ponti la trouva et qu’elle représentait le sanglier de Calydon. Selon un auteur ancien, elle fut mise au jour avec d’autres figures formant une scène de chasse. Après avoir été exposée dans la cour de Paolo Ponti à Rome, la statue, appelée Il Cinghiale, fut transportée à Florence avant 1568 et, en 1591, placée aux Offices, offerte par le pape Pie IV à Cosme Ier de Médicis.
À la fin du XVIe siècle, deux chiens furent ajoutés et la statue fut associée à celle d’un homme attaquant l’animal, identifié comme Méléagre. La sculpture fut très admirée ; Aldrovandi la considérait en 1556 comme l’une des plus remarquables de Rome. Ponti aurait refusé des sommes considérables pour s’en séparer. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les voyageurs louaient son naturalisme. Nicolas Coustou la reprit, et Foggini en réalisa une copie pour Louis XIV. De nombreuses collections possédaient des répliques en bronze, céramique ou plâtre.
En 1762, un incendie endommagea la statue, lui faisant perdre une partie de son éclat. Toutefois, avant même cet événement, elle avait été surpassée en popularité par la copie réalisée par le sculpteur Pietro Tacca, élève de Giambologna. En 1608, Tacca reprit l’atelier de son maître et devint sculpteur de cour des Médicis. Inspiré par l’original des Offices, il créa la célèbre statue en bronze Il Porcellino, installée au Mercato Nuovo de Florence, commandée par Cosme II de Médicis. Cette œuvre se distingue par un réalisme remarquable. Elle fut placée sur une base ornée…

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