Par Galerie Francesco De Rosa
Sculpture en marbre blanc représentant la muse Terpsichore, protectrice de la danse. Italie. Hauteur : 98 cm. Diamètre de la base : 23 cm.
L’œuvre présentée ici s’inspire d’une célèbre sculpture de Gaetano Matteo Monti, commandée par Gaetano Bolzesi de Crémone. Ce dernier souhaitait orner sa demeure d’un objet témoignant sans équivoque de sa connaissance des goûts internationaux de l’époque. Plus tard, l’œuvre rejoignit le séminaire diocésain de Crémone, par testament, suivant ainsi un parcours typique des collections du XIXe siècle. L’étude attentive de l’œuvre de Canova par Monti est presque une déclaration d’intention : le souvenir de la Terpsichore que le sculpteur vénitien avait offerte à Sommariva en 1811 se retrouve, filtré, dans cette muse au charme discret, où l’élégance du geste devient une signature stylistique. L'attention méticuleuse portée aux moindres détails – la chevelure ondulante, le bandeau de satin qui ...
... ceint la tête – semble implorer le marbre, docile, de traduire la douceur des étoffes et des surfaces.
La démarche dansante du personnage, rythmée par le tintement des cymbales, trouve son équilibre intérieur dans le jeu des bras : un dynamisme contenu, pierre angulaire de la poétique de Monti. En 1830, lorsqu'il fut admis comme membre honoraire de l'Académie des sciences, des lettres et des arts de Brescia, l'artiste fit don à l'université d'un moulage en plâtre de cette même Terpsichore. Depuis lors, ce moulage a accompagné l'institution dans ses déménagements : d'abord dans la salle de réunion de la Bibliothèque Queriniana, puis au Palazzo Martinengo, et enfin au Palazzo Tosio, suivant une géographie de la mémoire intrinsèquement liée à l'histoire même de l'œuvre.