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Cartel d’alcôve au singe attribuable à Caffieri, Paris vers 1740
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Réf : 59642
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Le Roy
Provenance :
Hotel particulier Bordeaux
Materiaux :
Bronze doré
Dimensions :
H. 52 cm
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Antiquités Franck Baptiste
Antiquités Franck Baptiste

Mobilier régional et Parisien et objet d'art


+33 (0)6 45 88 53 58
Cartel d’alcôve au singe attribuable à Caffieri, Paris vers 1740

Rare petit cartel d’alcôve en bronze finement ciselé et doré.
Modèle à décor de volutes d’acanthes, la partie haute ornée d’un singe en chemise et bonnet de nuit assis sur un tertre, la partie basse ornée d’une chimère rugissante.
Une lunette vitrée dans un entourage rocaille permet de voir l’oscillation du balancier.
Cadran émaillé blanc à chiffres romains et arabes signé Le Roy à Paris.
Mouvement d’origine, suspension à fil.
Sonnerie des heures et des demies, fonction réveil et sonneries des heures et des quarts à la demande par tirage.

Parfait état de marche, révisé par notre horloger.

Travail Parisien d’époque Louis XV vers 1740-1745 attribuable à Jacques Caffieri.

Dimensions : Hauteur : 52 cm


Notre avis:

Ce cartel en bronze doré déploie une grande richesse d’ornements typiquement rocailles constitués de courbes et de contre-courbes de feuilles d’acanthes ménageant des estrades sur lesquelles se tiennent un singe vêtu à la mode de l’époque ainsi qu’une chimère rugissante.
Le répertoire décoratif de notre pièce est datable du début de l’époque Louis XV avec quelques réminiscences encore Régence.
Il est intéressant de noter que les quelques modèles de bronzes aux singes qui sont actuellement connus sont apparus dès les années 1730, au moment même où se répandait, chez une clientèle très aisée, le goût des singeries dont les boiseries sont notamment peintes par Christophe Huet, comme ce fut le cas à Chantilly pour le prince de Condé.
On trouve par exemple la mention d’un feu aux singes dans le journal du marchand-mercier Claude Carelu qui en achète une paire à Charles Boulle, fils d’André-Charles Boulle (Archives de Paris, cote D4B6-181, livraison en 1738).
L’inventaire de Jacques Confesseur, bronzier de Charles Cressent comporte lui aussi des feux et bras de lumières aux figures de singes.
Toutefois l’iconographie du singe présent sur notre cartel est plutôt à rapprocher de l’atelier de Jacques Caffieri.
En effet, la paire de chenets aux singes musiciens conservés au musée du Louvre ( N° OA 10533) et les chenets de la collection du Baron Ferdinand Rothschild à Waddeston Manor présentent des singes similaires au notre.
Il s’agit probablement des mêmes « feux à animaux » décrit dans l’inventaire après décès de Caffieri en 1755.

Placé dans l’alcôve au dessus du lit, ce cartel permettait de connaitre l’heure par simple tirage de la corde et ce grâce aux sonneries des heures en premier puis des quarts ensuite, la fonction réveil, rarissime pour l’époque, permettait à un membre très important de la noblesse de ne pas rater ses rendez vous.
Ce petit cartel qui allie le génie du célèbre horloger Julien Le Roy aux talents du bronzier Jacques Caffieri est un témoignage intéressant d’une mode ayant touché Paris vers 1730, en plus d’être un objet scientifique particulièrement rare pour l’époque.

Julien II Le Roy (1686-1759) reçu maitre le 6 Juin 1713, horloger du roi par logement aux galeries du Louvre en 1739.
Il est un des plus grands horlogers du règne de Louis XV pour qui il réalise de nombreux cartels, pendules, astronomiques, à équation du temps ….
Père de nombreux apports fondamentaux, ces oeuvres sont particulièrement recherchées des amateurs de l’époque et il collabore avec les plus grands artistes de son temps : Boulle père et fils, Cressent, St Germain, Caffieri, Osmont pour les boites en bronze mais aussi Latz, Dubois, Foullet ou Lieutaud pour les caisses d’ébénisterie .
Le livre de Jean Dominique Augarde « les ouvriers du temps » nous indique page 359 :
« Il n’est pas d’exemple connu, à l’exemption de quelques prototypes, ou un mouvement de Julien Le Roy ne soit associé à un boîtier ou à une caisse de grande qualité »
« On peut estimer du fait de sa grande notoriété qu’il choisissait librement les caisses et les boitiers »

Caffieri

Famille de sculpteurs et de bronziers d'origine italienne de la seconde moitié du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle. Les membres les plus marquants de cette nombreuse famille sont tout d'abord son fondateur Philippe Ier (1634-1716). Originaire de Naples, Caffieri travaille pour la papauté et est ensuite appelé en France par Mazarin (1660). Grâce à cette protection, il est rapidement naturalisé, logé aux Gobelins et employé aux sculptures de boiseries et de meubles à Versailles et dans les différents châteaux royaux. Il se spécialise dans la sculpture de vaisseaux au Havre et à Dunkerque, mais son passage aux Gobelins ainsi que son mariage l'avaient mêlé aux milieux artistiques de son temps et avaient favorisé la carrière de ses enfants. François-Charles, son fils aîné (1667-1729), lui succéda comme sculpteur et dessinateur des vaisseaux du roi (il transmettra lui-même cette charge à son fils, Charles-Philippe, 1695-1766) et le cadet, Jacques (1678-1755), devint sculpteur, fondeur et ciseleur. Ce dernier est surtout célèbre pour les bronzes d'ameublement qu'il fournit pour le roi ou les princes, bronzes d'applique sur les meubles, lustres, candélabres, feux, pendules. Son nom apparaît souvent dans les comptes des Bâtiments du roi pour tous les châteaux, particulièrement Versailles. Malgré l'imprécision des textes, un certain nombre de ses œuvres peuvent être identifiées : la commode de Gaudreaux pour la chambre du roi à Versailles, dont les bronzes, fait unique, sont signés (Wallace Collection, Londres) ; les deux lustres de Madame infante (également à la Wallace Collection) ; les bronzes de la cheminée de la chambre du dauphin à Versailles avec les termes de Zéphyr et de Flore, ou les bronzes de la célèbre horloge de Passemant (1750-1753, au château de Versailles). Ces œuvres sûres, qui ont permis un certain nombre de rapprochements et d'attributions, montrent clairement le « style Caffieri », fait d'une extraordinaire technique et d’une incomparable créativité.

Antiquités Franck Baptiste

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Pendule en bronze doré, Paris époque Empire
Pendule en bronze doré, Paris époque Empire

Prix : Sur demande

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