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Cartel d’alcôve en bronze ciselé et doré
Cartel d’alcôve en bronze ciselé et doré - Horlogerie Style Louis XV
Réf : 90320
9 500 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
André Furet
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze ciselé et doré
Dimensions :
l. 28 cm X H. 44 cm
Horlogerie Cartel - Cartel d’alcôve en bronze ciselé et doré
Galerie François Léage
Galerie François Léage

Mobilier et objets d'art du XVIIIe siècle


+33 (0)1 45 63 43 46
Cartel d’alcôve en bronze ciselé et doré

France, époque Louis XV
Bronze ciselé et doré
Cadran signé André Furet à Paris

Le cadran circulaire émaillé blanc, signé « André Furet à Paris », indique les heures en chiffres romains et les minutes par tranches de cinq en chiffres arabes par deux aiguilles en cuivre repercé et doré. Le mouvement est renfermé dans une petite caisse à décor rocaille entièrement réalisée en bronze finement ciselé, repercé et doré à l’or mat ou à l’or bruni.
L’ensemble est orné de volutes, branchages fleuris et feuillagés se dégageant sur un fond à croisillons centrés de fleurettes gravées et stylisées autour du cadran.
De petite dimension, un petit cordon pendant sous le cartel permet d’actionner le mécanisme de sonnerie.

Un cartel d’alcôve
Ce type de cartel est nommé cartel d’alcôve ou cartel de chevet, étant destiné à être placé dans des chambres. Il possède une sonnerie à la demande (« mécanisme à complication ») qui peut ...

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... être actionné en tirant le cordon. Placé dans l’alcôve au-dessus du lit, il permet au dormeur de connaître l’heure de la nuit en tirant le cordon, la pendule sonnant alors la dernière heure passée, puis la pendule sonne deux fois par quart d’heure. La pendule ne sonne qu’à la demande, le reste du temps elle reste muette, ce qui est plus pratique la nuit dans une chambre.

Un cartel rocaille
Se développant à partir des années 1720, les origines de l’ornement rocaille connaissent plusieurs explications. Le plus souvent, les formes de coquilles et de palmettes sont mises en avant pour expliquer sa genèse. Certains avancent par ailleurs l’idée que l’ornement rocaille serait la continuation des décorations de grottes ou de formes pétrifiées, ce qui expliquerait le nom de celui-ci. Le progrès des sciences naturelles, la mode des collections de curiosités naturelles comme les madrépores, les coraux, les pétrifications et les coquilles favorisèrent probablement le développement de ce répertoire ornemental caractérisé par l’utilisation de volutes, de feuillages, de coquillages, de rochers naturels et de motifs minéraux.
S’il s’est répandu dans toute l’Europe, dans certains pays son exubérance alla jusqu’à l’asymétrie où il fut alors qualifié par le terme de rococo. En France, il s’exprima d’une forme plus sobre où la symétrie resta de mise pour la forme générale des meubles ou des bronzes concernés. Ainsi, le bronze doré fut un terrain d’exploration particulièrement favorable à l’expression du vocabulaire rocaille allant parfois jusqu’à oser l’asymétrie des ornements, comme l’illustre ce cartel où mouvements et volutes sont asymétriques. La sobriété française est cependant mise à l’honneur pour le cadran central.

Jean-Baptiste-André Furet (mort en 1807)
Sans doute Jean-Baptiste-André Furet, il est issu d’une longue dynastie de maîtres horlogers dont son père Jean-André Furet (vers 1690- vers 1778) qui travailla pour la cour d’Auguste II de Saxe.
Jean-Baptiste-André est reçu maître-horloger en novembre 1746 et l’année suivant s’installe rue Saint-Honoré, où il travaille avec son père et dont il poursuit l’affaire. Vers 1784, Furet s’associa de fait avec François-Antoine Godon, comme en témoigne la signature « Furet & Godon » apposée sur les mouvements datés de 1785 ainsi que les factures rédigées à leurs noms communs.
Cependant, en 1786, Furet déclare faillite. À ce stade, il avait un stock très impressionnant qui comprenait 98 horloges évaluées collectivement à 63 903 livres. La longue liste de créanciers suggère non seulement qu’il a sous-traité une grande partie de son travail, mais permet également d’identifier un certain nombre de ses fournisseurs.
Parmi eux se trouvaient les fondeurs Edme Roy, Luc-Philippe Thomire et François Vion ; les ébénistes J.B. Grand, dits Legrand et S.L. Vandernasse ; l’éminent émailleur Joseph Coteau ainsi que C.F. Loire ; les graveurs J.F. Cassin et J.B. Hoguet, le faiseur de ressorts Rochard et les sculpteurs Joseph et Ignac Broche.
Aujourd’hui on peut trouver des exemples de l’œuvre de Furet dans les musées du Louvre, Jacquemart-André à Chaalis et de municipal à Besançon, des Beaux-Arts à Saint-Omer ainsi que Waddesdon Manor, Oxfordshire et le Patrimonio nacional à Madrid.

Bibliographie
Pierre Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française, du Moyen Age au XXe siècle, Paris, les éditions de l’amateur, 1997.
Hans Ottomeyer, Peter Pröschel, Vergoldete Bronzen: die Bronzenarbeiten des Spätbarock und Klassizismus, München, Klinkhardt & Biermann, 1986.
Pierre Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, Paris, édition Picard, 1987.
Tardy, Dictionnaire des horlogers français, première partie A-K, Paris, 1971, pp. 240-241.

Galerie François Léage

Cartel Louis XV

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