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Quatre études pour un portrait de femme par Pavel Tchelitchew
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Réf : 125171
8 000 €
Époque :
XXe siècle
Signature :
Pavel Tchelitchew
Provenance :
France
Materiaux :
Encre et lavis d’encre sur papier
Dimensions :
l. 56 cm X H. 44 cm
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Stéphane Renard Fine Art
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Tableaux et dessins du XVIIe au XX siècle


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Quatre études pour un portrait de femme par Pavel Tchelitchew

Provenance : Marie Tchelitchew (soeur de l’artiste et épouse d’Alexis Zaoussailoff), dite Choura, puis par succession ; collection “Les amis de Pavel Tchelitcheff”

Cette quatruple étude pour un portrait de femme est typique des recherches de Tchelitchew autour des années 30, alors qu’il est très inspiré par les œuvres de Picasso découvertes grâce à Gertrude Stein. Si nous n’avons pas pu identifier avec certitude le modèle (l’inscription Nancy Pemzy ( ?) ne faisant référence à aucun personnage connu de l’entourage de l’artiste), cette étude d’une femme sans visage est très proche des portraits de Madame Bonjean, la femme d’un galeriste (associé alors à Christian Dior) chez qui il expose à partir de 1928.

1. La vie errante et cosmopolite de Pavel Tchelitchew

Rien ne destinait Pavel Tchelitchew à la vie qu’il a mené. Il naît en 1898 à Dubrovka, la propriété familiale située dans le district de Kozelsk de la province de Kaluga, au ...

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... sud-ouest de Moscou, dans une famille aristocratique remontant au XIIIème siècle. Il est l’ainé et le seul garçon de la fratrie née de la deuxième épouse de son père, Fyodor Sergeyevitch Tchelitchew, un grand propriétaire terrien également professeur de mathématiques.

Le gouvernement soviétique exproprie pendant l’hiver 1917/1918 la famille Tchelitchew de ses terres, ce qui les force à partir pour l’Ukraine. La carrière artistique de Pavel commence vraiment à Kiev, où il étudie à l’Académie d’Etat Ukrainienne des Beaux-Arts. Mais dès la fin de l’année 1918 la situation se dégrade forçant le jeune Pavel à gagner Constantinople. De là il se rend à Sofia en Bulgarie où il travaille pour l’opéra national avant de rejoindre Berlin en 1921.

Resté étranger au courant artistique alors dominant à Berlin de la Neue Sachlichkeit (nouvelle objectivité), Tchelitchew continue de travailler principalement pour le théâtre. C’est pendant ce séjour à Berlin qu’il rencontre Allen Tanner, un pianiste américain de Chicago, qui devient son compagnon et partagera sa vie jusqu’à leur rupture en 1933. La crise économique les pousse à quitter Berlin en 1923 pour s’installer à Paris.

L’arrivée à Paris permet à Pavel de retrouver dans un meublé de la rue Jacob sa sœur Choura (qui héritera à sa mort de son fond d’atelier dans lequel se trouvait notre dessin), qu’il avait perdue de vue depuis son départ de Kiev cinq ans auparavant ! Cette période parisienne (qui durera onze ans jusqu’à son départ pour les Etats-Unis en 1934) constitue une période extrêmement importante dans l’œuvre de Tchelitchew, qui s’engage pleinement dans la peinture et le dessin.

Après une première exposition en 1924, Tchelitchew expose au Salon d’Automne de 1925 où Gertrude Stein acquiert son Panier de Fraises. Ayant fait sa connaissance peu après, elle devient l’un de ses plus fervent mécène. C’est par sa collection que Tchelitchew découvre les œuvres de Picasso de la période rose, qui auront une influence importante sur sa production des années 1929-1932. 1924 est également l’année pendant laquelle André Breton publie son Manifeste du Surréalisme, un mouvement auquel Tchelitchew n’adhérera jamais mais qui aura une profonde influence sur son œuvre.

En 1927, Tchelitchew fait la connaissance de Dame Edith Sitwell, une aristocrate anglaise qui tombe follement amoureuse de lui et qui restera également pendant toute sa vie une admiratrice inconditionnelle. En 1928 il expose à la Galerie Jacques Bonjean (qui était alors associé avec Christian Dior).

Tchelitchew rencontre en 1932 Charles Henri Ford, un jeune poète new-yorkais pour qui il quitte Allan Tanner en 1933 avant de partir s’installer avec Ford aux Etats-Unis en 1934. Ce dernier restera son compagnon jusqu’à sa mort en 1957.

Le séjour américain est marqué par la création de deux très grands tableaux : Phenomena un tableau très controversé peint en 1936-1938 (aujourd’hui à la Galerie Tretiakov à Moscou), et Hide and Seek, peint en 1940-1942 (aujourd’hui au MOMA de New-York).

Tchelitchew prend un nouveau départ en 1950 en s’installant près de Rome en Italie (d’abord à Grottaferrata puis à Frascati) et en développant une nouvelle technique de dessin au pastel dans laquelle il s’efforce de conférer à la structure interne des volumes l’éclat des éclairages au néon. Il décède dans un hôpital de Rome en 1957.

2. Une étude de portrait inspirée par l’oeuvre de Picasso

Alors que Tchelitchew a largement été influencé par l’œuvre de Pablo Picasso, et en particulier par ses tableaux des périodes bleues et roses découverts grâce à Gertrude Stein avec laquelle il se lie à partir de 1926, la relation entre les deux artistes est restée extrêmement ambigüe, Tchelitchew marquant son hostilité envers l’approche dé-constructive du cubisme de celui qu’il surnommera « Pot-cassé » .

Il nous semble toutefois percevoir directement l’influence du maître catalan dans cette feuille d’étude, la coiffure et la robe de la femme n’étant pas sans rappeler le Portrait d’Olga dans un fauteuil de 1918 (7ème photo de la galerie).

Nous n’avons pas réussi à identifier avec certitude le modèle dont le portrait serait à l’origine de ces quatre études, l’inscription au verso « Nancy Pemzy ( ?) » ne correspondant à aucun portrait connu de Tchelitchew. En revanche il existe plusieurs portraits de Madame Bonjean dans lesquels elle est représentée dans une attitude proche de ces études (8 et 9ème photos de la galerie).

Mariée le 21 octobre 1925 au galeriste Jacques Bonjean (1889 – 1990), Germaine-Catherine Lipmann était l’héritière des montres Lip. Jacques Bonjean s’associera un moment avec Christian Dior (avant que celui n’ouvre la maison de couture à laquelle il doit sa célébrité) avec qui il organisera plusieurs expositions d’artistes contemporains parmi lesquels figuraient des œuvres de Tchelitchew.

Ce dessin est présenté dans un encadrement moderne en bois noirci qui met en valeur sa monumentalité.

Principales références bibliographiques :
Alexander Kuznetsov - Pavel Tchelitchew – Metamorphoses - Stuttgart 2012
James Thrall Soby – Tchelitchew : paintings, drawings – New York 1942

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Stéphane Renard Fine Art

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