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Pseudo Giampietrino B (Milan, XVIe siècle) - Madeleine pénitente
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Réf : 128379
19 000 €
Époque :
<= XVIe siècle
Signature :
Pseudo Giampietrino B (actif à Milan entre la 3e e
Provenance :
Italia
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 65 cm X H. 75.5 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIe siècle - Pseudo Giampietrino B (Milan, XVIe siècle) - Madeleine pénitente XVIe siècle et avant - Pseudo Giampietrino B (Milan, XVIe siècle) - Madeleine pénitente  - Pseudo Giampietrino B (Milan, XVIe siècle) - Madeleine pénitente Antiquités - Pseudo Giampietrino B (Milan, XVIe siècle) - Madeleine pénitente
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Pseudo Giampietrino B (Milan, XVIe siècle) - Madeleine pénitente

Pseudo Giampietrino B (actif à Milan entre la 3e et la 5e/6e décennie du XVIe siècle)
Madeleine pénitente
Huile sur toile, 75,5 x 65 cm
Avec cadre, 100 x 90 cm

Le tableau à l'examen, représentant une Madeleine pénitente, s'inscrit dans la riche tradition de la production léonardesque milanaise de la première moitié du XVIe siècle. Il s'agit d'une œuvre du dénommé Pseudo-Giampietrino B, une personnalité artistique distincte mais opérant de manière stable au sein de l'atelier de Gian Pietro Rizzoli, dit le Giampietrino. Cette figure de collaborateur—isolée par la critique moderne afin de distinguer les variantes stylistiques par rapport au maître—reprend ici une iconographie au succès commercial et dévotieux extraordinaire, dont le prototype conservé à l'Accademia Carrara de Bergame constituait l'un des sommets absolus.

L'œuvre du Giampietrino se caractérise par une idéalisation systématique de la figure féminine, filtrant l'héritage de Léonard ...

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... à travers une esthétique d'un calme lissé qui trouve son expression maximale dans les cycles consacrés aux femmes célèbres de l'histoire sainte et profane. À travers des sujets tels que Marie-Madeleine, Sainte Catherine d'Alexandrie et Lucrèce, l'artiste codifie un canon de beauté aux traits sculpturaux et à la vibrante charge émotionnelle, où l'usage savant du sfumato confère aux chairs une luminosité presque émaillée. Ces figures, peintes avec une grâce oscillant entre mysticisme dévot et sensualité tragique, témoignent de la capacité du peintre à transformer le modèle léonardesque en une marque stylistique distinctive, faisant de ses héroïnes des archétypes intemporels de la Renaissance lombarde.

Par rapport à la version bergamasque du Giampietrino, où le visage de la sainte est immergé dans un sfumato doux et mélancolique, l'œuvre du Pseudo-Giampietrino B révèle une sensibilité plastique différente. Celle-ci se traduit par un rendu anatomique presque sculptural, particulièrement visible dans la définition de l'avant-bras et de l'épaule, qui apparaissent plus solides et moins fondus dans l'atmosphère. L'organisation de l'atelier du Giampietrino prévoyait l'usage systématique de cartons préparatoires reproduits avec de minimes variations pour satisfaire une clientèle aristocratique désireuse d'images d'une beauté intense et d'une rigueur formelle. Dans ce contexte, le Pseudo-Giampietrino B s'impose comme un exécutant de haut niveau, capable de conserver l'élégance du modèle original tout en adoptant un trait plus graphique et un drapé aux plis presque métalliques, comme on le remarque dans le manteau vert émeraude qui enveloppe le personnage.

Les caractéristiques de sa peinture résident dans une plasticité marquée du traitement anatomique, un usage plus accentué du clair-obscur et une subtile tendance à la caricature dans les physionomies des visages, équilibrée par son habileté à rendre l'or des cheveux par de petites touches de couleur. Le peintre traite cette même composition de la Madeleine—issue du modèle de Bergame susmentionné—dans deux autres versions : celle du Museo Horne de Florence et celle de la collection des comtes de Wemyss et March en Écosse.

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