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Paire de figurines Louis XV en bronze doré et Sèvres
Paire de figurines Louis XV en bronze doré et Sèvres - Céramiques, Porcelaines Style Louis XV
Réf : 85696
VENDU
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France, Paris
Materiaux :
Bronze doré, montées sur porcelaine tendre de Sèvres
Dimensions :
H. 40 cm | Ø 15 cm
Richard Redding Antiques
Richard Redding Antiques

Belles horloges françaises


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Paire de figurines Louis XV en bronze doré et Sèvres

Paire de très belles figurines Louis XV en bronze doré, montées sur porcelaine tendre de Sèvres d'après des modèles d'Etienne-Maurice Falconet, l'une représentant La Baigneuse ou La Nymphe qui descend au Bain et l'autre La Baigneuse aux Roseaux, anciennement connue sous le nom de Baigneuse Nouvelle, cette dernière étant marquée de la lettre "F". La Baigneuse montre une jeune fille aux cheveux hérissés à l'antique, juste avant son bain, se tenant provisoirement debout, le pied gauche en avant pour tester la température de l'eau, regardant vers le bas avec un drapé autour des reins. La Baigneuse aux Roseaux montrant la même beauté féminine après qu'elle ait pris son bain enveloppée dans une serviette ou un peignoir et debout à côté des roseaux. Les deux figures sur un rocher circulaire sur une base circulaire en bronze doré à gradins avec une bordure perlée au-dessus des frises entourant des têtes de roses et des gerbes de fleurs

Paris, La Baigneuse date de ...

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... 1758-66 environ ; La Baigneuse aux Roseaux date de 1762-66 environ
Hauteur : 41 cm et 40 cm ; diamètre des bases : 15 cm.

Ces magnifiques statuettes en biscuit de Sèvres sont dérivées de modèles du célèbre sculpteur du XVIIIe siècle Etienne-Maurice Falconet (1716-91). La première, connue sous le nom de La Baigneuse, a d'abord été sculptée comme une statue de marbre grandeur nature. Elle a été exposée au Salon de Paris en 1757, année où Falconet a été nommé superviseur de l'atelier de biscuiterie de la Manufacture royale de porcelaine de Sèvres. Falconet réalise ensuite un modèle pour une statuette beaucoup plus petite, connue sous le nom de La Baigneuse ou La Nymphe qui descend au Bain, qui est produite pour la première fois en biscuit de porcelaine à Sèvres en 1758. Ses lignes gracieuses et sa composition générale s'inspirent d'un tableau de François Lemoyne de 1725 et sont bien connues grâce à ses nombreuses gravures. La Baigneuse a connu un tel succès qu'elle a été copiée par Falconet lui-même, dont une version en marbre appartenant à la maîtresse de Louis XV, Madame du Barry, se trouve aujourd'hui au musée du Louvre, à Paris. La Baigneuse a également été copiée par d'autres sculpteurs comme Jean-Pierre Antoine Tassaert, un artiste flamand formé à Paris qui est devenu sculpteur du roi de Prusse en 1774. De nombreux moulages ont été réalisés et à partir de 1758, des répliques comme celle-ci ont été produites à Sèvres en porcelaine de biscuit.

Suite à son succès, Falconet a ensuite produit un modèle de pendentif pour Sèvres, qui est apparu pour la première fois dans les archives de la manufacture en 1762. D'abord connu sous le nom de Baigneuse Nouvelle ou Pendentif de la Baigneuse, il a ensuite été connu sous le nom de La Baigneuse aux Roseaux. Ici, la jeune baigneuse est montrée en train de se sécher après être sortie de l'eau. Les roseaux à côté d'elle indiquent la proximité de l'eau et servent en même temps de support à la figure agile. À une époque, cette dernière a été décrite à tort comme étant d'après la sculpture Baigneuse à l'éponge de 1774 de Simon-Louis Boizot (1743-1809). Une telle confusion est compréhensible puisque la nymphe de Boizot, qui tient une éponge, est représentée dans une pose similaire.

La Baigneuse peut être datée entre 1758 et 1766, tandis que son pendentif, qui est incisé de la lettre "F", peut être daté entre 1762 et 1766, lorsque Falconet a quitté Paris pour la Russie. Les figurines en porcelaine non émaillée ou en biscuit ont été produites pour la première fois à Vincennes en 1752 et ont continué à être produites lorsque l'usine a déménagé dans un nouveau bâtiment à Sèvres en 1756.

Contrairement à Meissen, l'usine n'a pas eu beaucoup de succès dans la fabrication de figurines en émail car la glaçure s'est accumulée dans les fissures des modèles en pâte molle. Par conséquent, l'usine se mit à produire des figurines non émaillées qui non seulement ressemblaient à du marbre sculpté mais pouvaient être produites en série dans des moules et constituaient donc un produit idéal.

Falconet, qui venait d'une famille pauvre, était à l'origine apprentie chez un menuisier. Pendant ses loisirs, il modelait des figurines en argile, ce qui attira l'attention du sculpteur Jean-Baptiste Lemoyne (1710-74) qui en fit son élève. Il fait de rapides progrès et est admis à l'Académie en 1744. L'année suivante, il fait ses débuts avec Milon de Crotone. Travaillant dans un style rococo sobre qui reflète également des éléments classiques, Falconet montre une préférence pour une échelle intime, se faisant remarquer par ses gracieux nus féminins qui s'apparentent quelque peu au type représenté par le grand peintre rococo François Boucher (1703-70). Ses talents suprêmes en font un favori de Madame de Pompadour, maîtresse de Louis XV, pour laquelle il modèle entre autres son Cupidon assis, L'Amour menaçant (musée du Louvre). Ce modèle est l'un des nombreux à avoir été reproduit en biscuit de porcelaine à la toute nouvelle manufacture de Sèvres, où de 1757 à 1766, il fournit des modèles pour les figurines en biscuit et supervise l'atelier de biscuiterie. Falconet lui-même ne se rendait à la manufacture qu'une fois par semaine afin de diriger une équipe de sculpteurs produisant des modèles en terre cuite, qui servaient à leur tour à créer des moules en plâtre. Nombre des premiers modèles de Falconet ont été inspirés par le travail de Boucher.

Paris, La Baigneuse date de 1758-66 environ ; La Baigneuse aux Roseaux date de 1762-66 environ

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