Par Desmet Galerie
Giambologna (1529-1608) (modèle par)
Taureau en marche
Bronze
Italie, XVIIe siècle
H 27 x L 22 x P 8 cm
H 10 5/8 x L 8 5/8 x P 3 1/8 pouces
Cette fine statuette en bronze du XVIIe siècle représentant un taureau est basée sur un original du grand sculpteur florentin d’origine flamande, Giambologna (1529-1608). Giambologna s’est inspiré de statues romaines antiques et d’autres représentations de l’animal sacrificiel pour concevoir son taureau. Avec une série d’autres statues réalisées par l’artiste, elle illustre l’influence de l’Antique sur son œuvre. À l’origine, Giambologna semble avoir conçu la statue du Taureau pour l’associer à une statue antérieure représentant un Lion, elle-même inspirée de sculptures romaines et d’images de lions. Si Giambologna réalisa le modèle maître en cire de la statue, ce fut son élève talentueux et renommé Antonio Susini (1580-1624) qui créa les moules nécessaires à la fonte d’une édition. ...
... Deux modèles légèrement différents du Taureau furent finalement réalisés. Le type le plus rare est plus massif, avec un fanon plus prononcé et des mèches bouclées plus abondantes tombant sur le front. C’est ce type que l’on peut voir au Bargello à Florence. Le second type, beaucoup plus courant, présente un cou plus lisse et une tête légèrement plus petite, tenue un peu plus dressée. Il fut successivement fondu par Antonio et Gianfrancesco Susini. Rapidement, ce dernier type fut souvent associé à la statue d’un Cheval, également de Giambologna. Cette association devint bien plus populaire et fréquente que celle d’origine avec le Lion et semble s’être imposée très tôt comme la norme.
La statue du Taureau en bronze devint presque immédiatement très populaire dans les cercles des riches et influentes familles florentines, et même bien au-delà. Il est attesté qu’une statuette se trouvait dans la magnifique Villa La Magia à Quarrata, appartenant aux plus importants mécènes de Giambologna, les Médicis. Leurs rivaux, l’influente famille bancaire florentine-romaine des Salviati, possédaient également un taureau en bronze « de la main de Susini ». Associée à la statuette du Cheval, elle devint l’un des modèles les plus appréciés et les plus largement diffusés de Giambologna et de Susini. Ainsi, toutes deux figuraient parmi un groupe de statuettes envoyées par les Médicis à Henri, prince de Galles, en 1612. Le Cheval et le Taureau furent également fondus en Europe du Nord, où ils furent particulièrement prisés, notamment aux Pays-Bas. Ensemble, ils apparaissent sur une table au premier plan de l’Intérieur de la galerie de Cornelis van der Geest de Willem van Haecht.
Giambologna naquit sous le nom de Jean de Boulogne à Douai, en Flandre, en 1529. Après une formation d’apprenti auprès de Jacques Dubroeucq, il voyagea en Italie en 1550 afin d’étudier les chefs-d’œuvre de la sculpture classique et de la Renaissance. Sur le chemin du retour, il visita Florence (vers 1552) et fut persuadé de s’y établir sous le patronage des ducs Médicis. Il devint finalement leur sculpteur de cour. Il associa une compréhension de l’aspect formel de la statuaire de Michel-Ange à une réévaluation approfondie de la sculpture gréco-romaine, révélée quotidiennement par de nouvelles fouilles archéologiques. Les représentations ambitieuses de figures et de groupes en mouvement violent ainsi que la finesse technique de l’art hellénistique tardif — dont la majeure partie n’avait pas été accessible aux générations précédentes (par exemple le Taureau Farnèse, exhumé en 1546) — furent particulièrement influentes.
Pendant plus d’un demi-siècle, Giambologna domina la sculpture florentine, réalisant une série toujours plus impressionnante de groupes statuaires en marbre : Samson terrassant un Philistin (1560-62), Florence triomphant de Pise, L’Enlèvement d’une Sabine, Hercule terrassant un Centaure. Parallèlement, Giambologna produisit plusieurs statues en bronze extraordinaires, Bacchus, Mercure et Neptune, culminant avec son monument équestre à Cosme Ier, grand-duc de Toscane. Ce dernier fut peu après copié pour les rois de France et d’Espagne. Vers 1570, Giambologna était devenu le sculpteur le plus influent d’Europe. Outre la renommée que lui apportèrent inévitablement ses statues monumentales à Florence, son style se diffusa sous la forme de petites reproductions en bronze de ses chefs-d’œuvre, ou statuettes, qu’il composait indépendamment comme élégants ornements d’intérieur. Celles-ci étaient utilisées par les Médicis comme cadeaux diplomatiques destinés à des chefs d’État alliés et étaient également avidement achetées par les collectionneurs européens comme exemples du raffinement du design florentin. Elles furent particulièrement appréciées en Allemagne et dans les Pays-Bas, où elles furent largement représentées dans les peintures d’intérieurs de galeries à la mode. Une autre voie par laquelle la réputation et le style de Giambologna se diffusèrent fut le déplacement de ses élèves et assistants. Beaucoup d’entre eux, comme lui-même, étaient originaires des Pays-Bas méridionaux. Voyageant en Italie, ils travaillaient quelque temps dans son atelier florentin (devenu une sorte d’entrepôt international), puis retournaient dans leur pays, parfois munis d’une recommandation de sa part auprès d’un mécène particulier en Europe du Nord. Par la subtilité de ses compositions, la sensualité de ses qualités tactiles et une virtuosité technique exceptionnelle, l’œuvre de Giambologna demeure pratiquement sans équivalent, toutes périodes et tous pays confondus.
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