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Relief Campana représentant une Ménade ou une Muse (Psyché ?)
Relief Campana représentant une Ménade ou une Muse (Psyché ?) - Archéologie Style Relief Campana représentant une Ménade ou une Muse (Psyché ?) - Desmet Galerie Relief Campana représentant une Ménade ou une Muse (Psyché ?) - Antiquités - Relief Campana représentant une Ménade ou une Muse (Psyché ?)
Réf : 125251
16 500 €
Époque :
Avant JC au Xe siècle
Provenance :
Empire Romaine
Materiaux :
Terre cuite
Dimensions :
l. 9 cm X H. 16 cm
Archéologie  - Relief Campana représentant une Ménade ou une Muse (Psyché ?) Avant JC au Xe siècle - Relief Campana représentant une Ménade ou une Muse (Psyché ?)  - Relief Campana représentant une Ménade ou une Muse (Psyché ?)
Desmet Galerie
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Sculptures classiques


+32 (0)486 02 16 09
Relief Campana représentant une Ménade ou une Muse (Psyché ?)

Terre cuite
Rome antique, Ier siècle av. J.-C. – IIIe siècle apr. J.-C.
Probablement Latium (Grande Rome)
Test de thermoluminescence : R 145707B (Re.S.Artes 4 III 2025)
Document CBC et notice rédigée par le Dr Ascanio Modena Altieri à suivre
Socle en bois sur mesure par Inagaki Kichiz? (1876-1951)

H 16 x L 9 cm
H 6 1/3 x P 3 1/2 pouces

Ce fragment modelé d’un relief Campana romain représente une figure féminine drapée en haut relief, tenant contre son corps, à deux mains, un récipient muni d’anses — peut-être une hydrie ou une petite cruche. Sa chevelure est coiffée en un élégant chignon d’où s’échappent quelques mèches tombantes, et elle tourne sereinement le regard vers la gauche. Bien que fragmentaire, la pose frontale de la figure et la délicatesse du modelé suggèrent que la plaque d’origine appartenait à une frise décorative.

Ces plaques en terre cuite — nommées d’après Giampietro Campana, collectionneur romain du XIXe ...

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... siècle — furent largement utilisées pour décorer l’architecture domestique et funéraire du Ier siècle av. J.-C. jusqu’au IIe siècle apr. J.-C. Elles étaient produites à partir de moules, parfois peintes, puis fixées aux murs de villas, de thermes ou de columbaria. Leur iconographie puisait fréquemment dans la mythologie, les scènes de culte dionysiaque ou les personnifications allégoriques, mêlant invention hellénistique et symbolisme romain.

Dans le présent exemple, le récipient tenu par la femme ainsi que la grande aile visible à l’arrière-plan suggèrent probablement une association mythologique. Les reliefs en terre cuite de cette période représentent fréquemment des scènes issues du mythe de Cupidon et Psyché, un récit popularisé par les Métamorphoses d’Apulée au IIe siècle apr. J.-C. Comme l’illustrent des parallèles académiques conservés au British Museum et à l’Art Institute of Chicago, des compagnons ailés — souvent interprétés comme Éros ou comme des génies protecteurs — accompagnent régulièrement des figures féminines portant des vases de libation, des fioles de parfum ou des offrandes.

Plusieurs interprétations sont possibles pour ce relief. La figure féminine pourrait représenter :

Psyché, montrée lors de son épreuve mythique avec un récipient — peut-être le vase de beauté divine qui lui fut confié aux Enfers. Dans cette lecture, le compagnon absent serait Éros, figure allégorique de l’amour guidant l’âme.

Vénus, si l’on interprète le vase comme un récipient à huile ou un accessoire de toilette, attribut fréquent dans les peintures murales pompéiennes et la statuaire en marbre de la déesse.

Une personnification funéraire plus générale, peut-être une femme mortelle accomplissant une offrande ou un rite, accompagnée d’un génie ailé. Ce motif — associant une femme noble à un compagnon divin ou ailé — était largement répandu dans les contextes funéraires comme symbole de transcendance ou d’apothéose.

La technique de modelage, la courbure du fragment et son échelle — modeste et domestique — indiquent une frise de type Campana initialement intégrée dans un contexte domestique ou commémoratif plutôt que dans un programme monumental public. La finesse de la pâte argileuse rouge et l’état de conservation bien préservé de la surface suggèrent en outre une production d’Italie centrale à l’époque romaine.

Le fragment est présenté sur un élégant socle en bois dur portant le monogramme estampé d’Inagaki Kichiz? (1876-1951), célèbre artisan japonais du bois. Inagaki est reconnu pour ses collaborations avec d’importants collectionneurs et marchands d’art en Europe, notamment Sadajir? Yamanaka, C. T. Loo et Henri Vever, au début du XXe siècle. Ses socles sculptés en bois dur — généralement en hinoki, keyaki ou noyer — se distinguent par leur minimalisme raffiné, leur sensibilité à la forme et leur sceau discret marqué d’un motif stylisé de flamme (visible à l’arrière du montant de cette pièce). Ses montages furent particulièrement recherchés pour la présentation d’antiquités chinoises et gréco-romaines, dans un esprit conciliant les sensibilités esthétiques occidentales et japonaises (Oikawa 2012, Kichiz? Inagaki and the Global Art Trade).

Une telle association reflète les pratiques de collection des connaisseurs européens cosmopolites entre 1920 et 1950, qui intégrèrent de plus en plus l’artisanat japonais dans la présentation des antiquités méditerranéennes, contribuant ainsi à un dialogue esthétique transculturel plus large. Ce socle n’est pas seulement fonctionnel : il transforme le fragment romain en un discret objet d’art, mettant en valeur sa présence sculpturale et établissant un pont entre la forme antique et le goût moderne.

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