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Louis Cousin (Ninove, 1606 – Bruxelles, 1667) - Mariage mystique de Sainte Catherine
Louis Cousin (Ninove, 1606 – Bruxelles, 1667) - Mariage mystique de Sainte Catherine - Tableaux et dessins Style Louis Cousin (Ninove, 1606 – Bruxelles, 1667) - Mariage mystique de Sainte Catherine - Ars Antiqua Louis Cousin (Ninove, 1606 – Bruxelles, 1667) - Mariage mystique de Sainte Catherine -
Réf : 128283
16 000 €
Époque :
XVIIe siècle
Signature :
Louis Cousin, dit Luigi Gentile (Ninove, 1606 – Br
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 31 cm X H. 25 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIe siècle - Louis Cousin (Ninove, 1606 – Bruxelles, 1667) - Mariage mystique de Sainte Catherine XVIIe siècle - Louis Cousin (Ninove, 1606 – Bruxelles, 1667) - Mariage mystique de Sainte Catherine
Ars Antiqua
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Louis Cousin (Ninove, 1606 – Bruxelles, 1667) - Mariage mystique de Sainte Catherine

Louis Cousin, dit Luigi Gentile (Ninove, 1606 – Bruxelles, 1667)
Mariage mystique de Sainte Catherine
Huile sur cuivre ovale, 25 x 31 cm, Avec cadre : 40 x 46 cm

Notice critique du Professeur Francesco Petrucci

Louis Cousin, Luis Cosyn, Luigi Gentillo, Lodewyk Gentile, Lowis Gentil, Lewis Gentel, Ludowicus Gentili, Lucilio Gentiloni, Luigi Gentile, Luigi Primo, Aluvisium Gientilem, Primo Gentiel, Gentile da Bruxelles. Telles sont les labyrinthiques variations de nom sous lesquelles est cité dans les sources anciennes un artiste flamand qui rencontra de son vivant un succès considérable, tant dans sa patrie d'origine que dans sa patrie d'adoption : l'Italie. Louis Cousin est né à Ninove en 1606. Le peintre est plus connu sous le nom de Luigi Gentile ou Luigi Primo Gentile, un surnom qui lui fut attribué en raison de sa « noble/douce figure » (gentile figura) ; ce sont en effet ses manières douces et sa physionomie délicate qui lui valurent le sobriquet de Gentile, ...

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... au sein comme en dehors de la confrérie des peintres flamands de la Cité Éternelle. Après une première formation à Paris, il s'installe à Rome à partir de 1626. Il y intègre la Schildersbent, une forme de société de secours mutuel entre artistes néerlandais et flamands. Cependant, il est aussi fréquemment cité sous le nom de Primo ; Passeri, qui écrit longuement à son sujet dans l'ouvrage Vite de' pittori, scultori ed architetti (Rome, 1772), précise qu'il s'agissait de son véritable nom de famille. La première attestation de sa présence à Rome remonte à 1629, lorsqu'il réside via Margutta. Parmi ses premières commandes figurent L'Immaculée Conception (aujourd'hui à Santa Maria di Monserrato, troisième chapelle à droite) et Le Martyre de sainte Catherine dans la chapelle Cesi de Sainte-Marie-Majeure. Passeri nous informe également qu'à Rome, Gentile fut le protégé du sculpteur François Duquesnoy, qui jouissait d'une grande estime dans la ville pontificale et « lui procurait des occasions pour le faire progresser ». C'est probablement vers la quatrième décennie du siècle qu'il réalise Saint Augustin fondant son Ordre pour la cathédrale de Pouzzoles, œuvre détruite lors de l'incendie de 1964. Ses propres confrères lui reconnurent de grands mérites en l'accueillant parmi les Virtuosi al Pantheon et en l'élisant pour deux mandats, entre 1651 et 1653, comme Prince (Principe) de l'Académie de Saint-Luc. En 1646, il travaille pour le pape Innocent X Pamphili : selon la documentation romaine, le peintre réalise pas moins de vingt-sept tableaux pour le souverain pontife, et ce durant la période même où Diego Velázquez travaille à la cour pour peindre son célèbre portrait lors du second séjour romain du maître espagnol. Des exemples de commandes papales sont L'Annonciation du Museum of the Order of St. John à Londres (cadre de Francesco Perone sur un dessin d'Alessandro Algardi) et La Présentation de Jésus au temple (Salamanque, Alba de Tormes, couvent des Carmélites). Daté de 1652, le Portrait de don Giacomo di Barthos est conservé à la Galleria Nazionale d'Arte Antica de Rome ; c'est vraisemblablement à cette époque qu'il participe, aux côtés de certains compatriotes et des artistes les plus célèbres du moment (tels que Pierre de Cortone et Carlo Maratta), à la décoration du cabinet d'étude (studiolo) d'Antonio degli Effetti, en réalisant une peinture sur cuivre, non encore identifiée, représentant Neptune et Amphitrite. Il se déplace certainement aussi dans les Marches, comme le témoignent des œuvres telles que Sainte Marguerite terrassant le dragon, exécutée pour l'église aujourd'hui détruite de Sainte-Marguerite à Ancône, ainsi que la série de toiles conservées dans l'église des Capucins à Pesaro. Des exemples de sa production de portraits sont le Portrait d'un gentilhomme d'Ancône et le Portrait d'une gentildame d'Ancône du Walters Art Museum de Baltimore, qui ont enrichi avec brio la période marchisane de l'artiste. La vaste série déjà connue d'œuvres exécutées pour la famille Moncada semblerait également témoigner d'un séjour en Sicile, où le peintre paraît avoir été aux prises avec des commandes à vocation nettement encomiastique : il s'agit de modèles picturaux miniaturisés et peints sur cuivre, anticipant le résultat final d'une traduction textile (tapisseries). En juin 1661, il est toutefois inscrit à la guilde de Bruxelles. Selon Passeri (1772, p. 244), il travaille pour le roi d'Espagne à la fois comme peintre et comme cartonnier de tapisseries, et réalise plusieurs tableaux pour l'archiduc Léopold-Guillaume d'Autriche (provenant en effet de la collection de l'archiduc, la Vénus avec Adonis est aujourd'hui conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne).

Passeri rappelle le succès particulier rencontré par Gentile grâce à ses peintures de petit format, très appréciées pour leur finesse et leur composition : « Dans les petites figures, il était d'un grand mérite, car outre qu'il les finissait avec une grande diligence, il les exécutait avec beaucoup de goût et de charme ; et dans la réalisation des portraits, il excellait autant, voire plus que tout autre, car on y voyait une certaine exactitude de dessin et de composition peu pratiquée par ceux qui ont l'habitude de peindre en petit. » Le cuivre à l'examen s'insère avec cohérence dans le corpus des peintures de petit format du maître flamand. L'œuvre révèle une incontestable affinité stylistique et d'exécution avec L'Annonciation réalisée pour le pape Innocent X, dont elle reprend la facture picturale minute et vibrante. Le tableau offre en outre des correspondances précises avec plusieurs compositions autographes, à commencer par les rappels formels constatés dans L'Allégorie des fleuves (Neptune et le cycle de l'eau) du Musée Pouchkine. Il est particulièrement significatif de le confronter à la Nativité de l'église des Capucins de Pesaro, dont semble dériver, avec une précision presque littérale, la physionomie de la figure angélique. Sur le plan chromatique, la couche picturale se distingue par la brillance des rouges et des bleus, éléments caractéristiques de la palette de "Gentile". Ce registre colorimétrique trouve un écho dans d'autres œuvres de maturité de l'artiste, telles que La Vierge présentant l'Enfant à saint Antoine (Rome, basilique San Marco al Campidoglio) et La Samaritaine au puits de collection particulière, confirmant l'authenticité et la localisation chronologique du tableau au sein de la production la plus élevée du peintre.

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