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L’ambassade Turque devant la cascade de St Cloud vers 1742
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Réf : 96912
VENDU
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur cuivre
Dimensions :
l. 76 cm X H. 57 cm
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Franck Baptiste Paris
Franck Baptiste Paris

Mobilier et objets d'art du 16e au 19e siècle


+33 (0)6 45 88 53 58
L’ambassade Turque devant la cascade de St Cloud vers 1742

Importante huile sur cuivre représentant l’ambassade de la sublime porte dorée devant la grande cascade du château de St Cloud.
La scène, bordée d’arbres, se présente en deux plans, la partie arrière ou l’on aperçoit la grande cascade en buffet d’eau réalisée sur la demande de Monsieur, Frère du roi, par l’architecte André Le Pautre dans les années 1664-1665.
Et la partie centrale composée du grand bassin et des jets d’eau ajoutés par l’architecte Jules Hardoin Mansart en 1698.
Sur l’esplanade, en premier plan, le peintre éclaire sa scène principale d’une belle ombrelle rouge, luxueux marqueur pour nous indiquer la visite des représentants ottomans vêtus de caftans et de turbans qui sont reçus par un émissaire se prosternant devant eux.
Si l’importante cascade de deux cent mètres de long et plus de vingt mètres de dénivelé est bien le sujet principal, le but recherché est aussi de montrer l’admiration qu’elle suscite dans le monde ...

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... entier.
A la manière d’un miniaturiste, notre artiste va donc consciencieusement décrire ce luxueux théâtre d’eau, les subtiles teintes bleus vertes de l’eau qui contrastent avec la blancheur des chandeliers de cristal, surnoms donnés à l’époque aux jets d’eau du grand bassin ; Les grenouilles, dauphins et masques de plomb dorés qui éclairent les parterres , tout comme les statues de marbre, qui bordent les allées ou une soixantaine de personnages richement vêtus déambules paisiblement.
Si l’élite de la noblesse est bien là, représentée par un couple et leur négrillon qui promène le chien, ou des couples galants assis sur des bancs, notre artiste est aussi désireux de montrer la vie réelle et sans fioriture du parc.
On peut apercevoir dans l’angle un jardinier du château qui passe le râteau et discute avec sa femme habillée en lavandière tandis que son fils s’apprête à mettre en oeuvre un petit moulin à ailettes.
Le peintre veut saisir ces moments de vie, loin du protocole de Versailles, il nous montre donc la joie que suscite la fontaine , avec de nombreux enfants promenant des chiens, une crosse et une balle qui jonchent le sol, et des adultes qui pantalons retroussés s’apprêtent a se tremper les pieds dans l’eau du bassin.
La scène se déroule clairement un après midi d’été, ou d’automne, comme le laisse supposer le jaune des feuilles.
Cette date correspond parfaitement à la venue de l’ambassade de Turquie qui fût reçue par le jeune roi louis XV, dans la galerie des glaces de Versailles en 1742 après plusieurs années d’absence et une dernière réception qui remontait à 1715.
L’élite du gouvernement, Les Orléans, les Condé, Conti … vont se presser pour montrer à Mehemet Zaïd Effendy leurs luxueuses demeures et vont le mener de chasses en fête durant plusieurs semaines.
Notre datation est aussi renforcée par la présence au sommet de la cascade haute de la nouvelle sculpture «  La jonction entre la Seine et la Marne » commandée par Louis d’Orléans au sculpteur Lambert Sigisbert Adam en 1733.

Huile sur Cuivre, trés bel état de conservation.

Cadre à la Bérain en bois de chêne (anciennement doré).

Ecole française, début de l’époque Louis XV vers 1740.

Dimensions :

Cadre : Hauteur : 76 cm ; Largeur : 57 cm
Cuivre : Hauteur 65 cm ; Largeur : 47 cm

Une gravure de Jacques Rigaud (1680-1754) légèrement antérieure (vers 1730) présente une composition trés proche.

Notre avis :

L’oeuvre que nous présentons est trés clairement un document historique représentant une des merveilles du 18 ème siècle français, que nous avons la chance de pouvoir encore admirer de nos jours.
Le classicisme français de notre oeuvre est sublimé par cette petite touche orientale et cette vie grouillante qui transforment cette vue architecturale en une véritable scène bucolique champêtre.
La subtilité des teintes et l’éclairage de la composition en font une oeuvre trés décorative ; le support de cuivre, particulièrement rare dans cette grande dimension nous permet de l’apprécier, grâce à des conditions optimales de conservation.

Franck Baptiste Paris

Tableaux XVIIIe siècle Louis XV

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