Par Artimo
Sensuelle, méditative et empreinte de symbolisme, La Cigale figure une jeune femme nue, assise sur une souche, tenant une mandoline sur ses genoux. Sa posture évoque un abandon serein : la tête basculée en arrière, les yeux clos, les bras détendus, dans une attitude de rêve ou d’introspection musicale. Le contraste entre la peau lisse du modèle et le socle rugueux enrichit la sculpture d’une dualité poétique : douceur contre rudesse, harmonie contre matière brute.
Le choix de la mandoline, connue pour son jeu en trémolo (répétition rapide d’une note qui évoque un frémissement sonore), renforce le lien avec le chant de la cigale. L’œuvre s’inscrit ainsi dans une tradition allégorique où la cigale incarne l’artiste, le musicien, ou le poète insouciant, chantant l’été sans crainte de l’hiver.??Le modèle présenté provient de la collection Francis Meyer (Suisse) et constitue un modèle intime en marbre blanc de Carrare, de 87 cm de hauteur, ...
... reposant sur une base en marbre de Calacatta Oro.
La Cigale est exposée en 1894 à l’Union artistique de Toulouse (n°573), sous forme de “statuette en marbre”. Elle est ensuite présentée à l’Exposition universelle de 1900 à Paris, où Marqueste reçoit la médaille d’or et le grand prix pour l’ensemble de son œuvre exposée, dont cette pièce fait partie.?Le modèle de la sculpture d’une hauteur de 195 cm a été acheté par l’État français au Salon de Paris de 1894. D’autres versions sont connues : un modèle en marbre de 132 cm a été offert par Marqueste, ou sa veuve, à l’Académie des Beaux-Arts pour le Musée de Caen, entre 1920 et 1924.?
Laurent-Honoré Marqueste (Toulouse, 1848–1920, Paris)
Né à Toulouse en 1848, Laurent-Honoré Marqueste est l’une des grandes figures de la sculpture française. Élève de Jean-Alexandre Falguière et François Jouffroy à l’École des Beaux-Arts de Paris, il remporte le Prix de Rome en 1871, ce qui lui permet de séjourner à la Villa Médicis dès 1872. Il y approfondit sa connaissance de la sculpture antique et de la Renaissance.
De retour à Paris, Marqueste ouvre son atelier et expose régulièrement au Salon de Paris dès 1874, ainsi qu’aux expositions universelles. Il enseigne à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de 1893 à 1900, dont il devient vice-président en 1902 et président en 1903.
Son œuvre monumentale, souvent empreinte de thèmes mythologiques ou allégoriques, orne aujourd’hui plusieurs lieux emblématiques de Paris : les jardins des Tuileries, le Jardin du Luxembourg, ou encore l’Hôtel de Ville. Il est l’auteur de figures majeures comme Persée et la Gorgone.
Marqueste décède à Paris en 1920. Aujourd’hui, ses œuvres sont conservées dans les grandes institutions françaises telles que le Musée d’Orsay, le Petit Palais, et plusieurs musées de région.
Il reçut plusieurs distinctions, parmi lesquelles :
Médaille de 2e classe à l’Exposition Universelle de 1878
Médaille de 1er classe en 1876
Chevalier de la Légion d’honneur en 1884
Grand Prix et médaille d’or à l’Exposition Universelle de 1900
MATIÈRE :?
• Sculpture : Marbre blanc de Carrare?
• Base : Marbre de Calacatta Oro
SIGNATURE :?
• « Marqueste »?
• Inscription au dos : “Sé Faise de Sculpture D’Art 4” (Société Française de Sculpture d’Art 4)
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