EUR

FR   EN   中文

CONNEXION
Le Paon Blanc - Henry Caro Delvaille (1876 - 1928)
Le Paon Blanc - Henry Caro Delvaille (1876 - 1928) - Tableaux et dessins Style Le Paon Blanc - Henry Caro Delvaille (1876 - 1928) - Galerie William Diximus Le Paon Blanc - Henry Caro Delvaille (1876 - 1928) - Antiquités - Le Paon Blanc - Henry Caro Delvaille (1876 - 1928)
Réf : 73873
320 000 €
Époque :
XXe siècle
Signature :
Henry Caro-Delvaille (1876-1928)
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 560 cm X H. 245 cm
Tableaux et dessins Tableaux du XXe siècle - Le Paon Blanc - Henry Caro Delvaille (1876 - 1928) XXe siècle - Le Paon Blanc - Henry Caro Delvaille (1876 - 1928)  - Le Paon Blanc - Henry Caro Delvaille (1876 - 1928) Antiquités - Le Paon Blanc - Henry Caro Delvaille (1876 - 1928)
Galerie William Diximus
Galerie William Diximus

Mobilier et objets d'art des XVIIIe et XIXe siècles


+33 (0)6 26 70 73 13
Le Paon Blanc - Henry Caro Delvaille (1876 - 1928)

Fabuleuse Huile sur toile représentant une scène de vie mondaine grandeur nature ( Longueur 5.60m X Largeur 2.45m) d’époque impressionniste circa 1905/1906; Tableau perdu et redécouvert par la Galerie Marc Segoura et la Galerie William Diximus.

Dossier complet sur demande

La récente découverte d’un tableau majeur d’Henry Caro-Delvaille renouvelle l’état des connaissances sur la carrière de cette Artiste.
Applaudi par la critique, il voit ses œuvres achetées par l’Etat français à partir de 1905. Henry Caro-Delvaille est alors représenté par les plus grands marchands et connaisseurs de son époque : Georges Bernheim Jeune à Paris, puis Nathan Wildenstein et René Gimpel à New-York.
D’un genre nouveau, cette grande composition date de la période la plus appréciée et recherchée dans l’œuvre de l’artiste.

Caro-Delvaille choisit le format et les proportions de la peinture d’histoire pour cette scène de genre. Il confère ainsi une importance majeure à la représentation et à ses acteurs dans un environnement qui rappelle l’univers théâtral. La précision de certains rendus est magnifiée par une touche ample et visible par endroits qui rappelle celle épaisse d’E?douard Manet et évanescente d’Auguste Renoir.

Les documents d’époque sont restés silencieux sur l’identité des convives. Christine Gouzi, historienne de l’art et auteure d’une récente monographie sur le peintre émet l’hypothèse qu’un lien de parenté unis les différents personnages. Le Paon blanc représenterait « un thé élégant de la haute société juive de l’époque 1», parmi laquelle les plus influents banquiers de Bayonne, dans les années 1900.

L’homme d’affaires Jules Gommès à la barbe blanche, représenté à gauche sous un arbuste fruitier, est aisément identifiable.Le patriarche avait fondé la banque Jules Gommès & Cie et fait en sorte que la direction soit assurée par des cadres familiaux dont son fils Armand. Ce dernier avait épousé, Eugénie Delvaille fille du Dr. Camille Delvaille, notable de Bayonne. Faut-il voir le portrait du couple au centre de la composition.
La sensualité des visages féminins, à peine esquissés pour certains, ne sont pas sans rappeler les traits des sœurs de la femme de l’artiste qu’il avait mis à l’honneur deux ans plus tôt dans une composition achetée par l’Etat (Ma femme et ses sœurs, 1904).
Ayant grandi à Bayonne, Emma Lévy rencontre le peintre Raymond Lévi chez sa sœur Aline et son beau-frère Henry où elle vit un temps. Selon une tradition familiale, Caro-Delvaille donne d’ailleurs l’idée à Raymond d’accoler le nom de jeune fille de sa mère, Léa Strauss à son patronyme qu’il trouve trop porté. De petite taille, aux yeux noirs et aux joues rondes, la cadette des sœurs Lévy pourrait bien être représentée, au centre de la composition, courtisée par celui qui deviendra son mari en 1907, et reconnaissable à sa coiffure symétrique et ses moustache courtes et pointus.
Plus loin à droite, le jeune homme accoudé devant la jeune femme à l’éventail a, quant à lui, la même complexion qu’Eugène Pascau (1875-1961). Etcheverry et Pascau étaient tous deux disciples de Léon Bonnat au même titre que Caro-Delvaille (Marie Garay, Léon Bonnat et ses élèves, 1914, musée Bonnat-Helleu, Bayonne).
L’interrogation la plus grande entoure le dandy au centre de la composition. On pourrait y voir le jeune et sémillant inspecteur des Beaux-Arts, Armand Dayot (1851-1934), auréolé de la gloire d’avoir lancé une revue qui soutient l’Art et les Artistes en 1905. Le peintre et l’inspecteur partagent des relations communes et fréquentent les mêmes cercles artistiques. Le portrait de Dayot publié dans l’album des Figures contemporaines laisse imaginer un homme élégant, barbu, mince, et habituellement représenté une cigarette à la main.
La femme se tenant de dos serait Rosemonde Gérard, épouse d’Edmond Rostand (1856-1953).
Henry Caro-Delvaille présente en France le Paon blanc par deux fois : lors de la seconde exposition du groupe les Intimistes à la Galerie Henry Graves (rue Caumartin) du 14 fe?vrier au 3 mars 1906, puis deux ans plus tard au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts.
Parmi les exposants de la galerie Henry Graves en 1906 comptent Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, René-Xavier Prinet, ou encore le peintre et collectionneur de Manet, Etienne Moreau-Nélaton. Lors de sa première exposition, la sophistication du tableau marque alors le critique Jean Valmy-Baysse, premier auteur d’une monographie sur l’artiste (Paris, Libraire Felix Juven, 1910). Ce dernier rend hommage à Caro-Delvaille qui donne, selon ses mots, « à la mondanité le charme de la poésie ».

En 1908, installée dans l’escalier du Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, la toile ne manque pas d’attirer un grand nombre de commentateurs qui font part de leur enthousiasme. Parmi les tenants du portrait au Salon de 1908 à savoir Jacques Emile Blanche, Aman-Jean, La Gandara, Gervex, Alaux, l’œuvre de Caro-Delvaille se distingue par ses proportions exceptionnelles mais également par sa représentation d’une « mondanité moderne» selon Charles Morice.
Témoignage de son succès, l’œuvre est également largement reproduite notamment dans le célèbre Monde Illustré et dans le quotidien spécialisé l’Art et les Artistes.

Provenance :
1906 Galerie Henry Graves
1908 Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts
1909 Exposition d’art français, Montréal

Acheté par l'hôtel Westminster Paris 8 arrondissement : Probablement installé sur le mur de la salle à manger de l’hôtel Westminster à Paris après 1909.
Le livret d’exposition précise que le Paon blanc est une décoration pour l’hôtel de Westminster à Paris8. Information relayée, par la suite, plusieurs fois dans la presse française et américaine


Expositions :

Les Intimistes, Galerie Henry Graves, du 14 février au 3 mars 1906.

Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, 1908, n°206.

Exposition d’art français, Montréal, 1909, n°59.

Reproductions de l’œuvre à l’époque de son exposition :

L’Illustration, 2 mai 1908, n°3401, reproduction (n.p.).

Société Nationale des Beaux-Arts, Catalogue illustré des ouvrages de peinture, sculpture et gravure, Paris, Ludovic Baschet, 1908.

« Les Salons de 1908. Société Nationale des Beaux-Arts », Je sais tout, janvier-juin 1908, Ier semestre, 4e année, T. IV, p. 526, reproduction.

Léon Bourgeois, « Salon de la Société Nationale », L’Art et les artistes, avril-septembre 1908, T. VII, p. 70. reproduction.

Jean José Frappa, « Société Nationale des Beaux-Arts », Le Monde Illustré, 9 mai 1908, 52e année, vol. 102, p. 303, reproduction.

Pierre de Lanux, « On the Revival of Applied Art. A conversation with Henry Caro-Delvaille », Arts & Decoration, avril 1922, vol. 17, p. 419.

Henry Caro-Delvaille, « The Renaissance of Mural Decoration », The Lotus Magazine, March 1913, vol. 4, n°6, p. 253.

Christine Gouzi, Henry Caro-Delvaille : peintre de la Belle Époque, de Paris à New York. précédé d'entretiens avec Claude Lévi-Strauss, Dijon, éditions Faton, 2016, p. 141.

Galerie William Diximus

Tableaux du XXe siècle