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Haudebourt-Lescot (1784–1845)  - Portrait de son jeune garçon
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Réf : 124212
100 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Antoinette-Cécile-Hortense Haudebourt-Lescot (1784
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 125 cm X H. 166 cm
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Galerie William Diximus
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Haudebourt-Lescot (1784–1845) - Portrait de son jeune garçon

Antoinette-Cécile-Hortense Haudebourt-Lescot

Portrait de Louis Philippe Léon Haudebourt, fils de l’artiste, 1832
Huile sur toile, 166 × 125 cm
– Salon de 1833, n° 1215

Antoinette-Cécile-Hortense Haudebourt-Lescot (1784–1845) est aujourd’hui reconnue comme l’une des figures majeures de la peinture française du premier XIX? siècle. Formée auprès de Guillaume Guillon Lethière, elle bénéficie très tôt d’un enseignement académique de haut niveau. Elle suit son maître à Rome, malgré l’exclusion officielle des femmes de l’Académie de France, et y développe une culture artistique nourrie de références classiques et modernes. Dès ses premiers envois, elle rencontre un succès constant au Salon, lieu central de reconnaissance artistique à l’époque.

De retour à Paris, elle s’impose comme une artiste accomplie, soutenue par des mécènes prestigieux tels que la duchesse de Berry sous la Restauration, puis par des commandes officielles sous ...

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... la Monarchie de Juillet. Doublement médaillée d’or aux Salons de 1819 et 1827, elle est intégrée aux cercles artistiques les plus influents et dirige, à la fin de sa vie, une école de dessin dans son atelier parisien. Son œuvre, aujourd’hui conservée dans de nombreuses collections publiques françaises et internationales, témoigne d’un renouvellement sensible de la peinture de genre et du portrait.

Le Portrait de Louis Philippe Léon Haudebourt, peint en 1832 et présenté au Salon de 1833, constitue l’un des sommets de sa production. Il représente son fils âgé de douze ans, assis sur un rocher dans un paysage crépusculaire. L’enfant a interrompu sa lecture ; un livre et un portefeuille de dessins reposent à ses côtés, symboles explicites de l’apprentissage intellectuel et artistique transmis par ses parents, tous deux artistes reconnus.

La composition réunit tous les éléments du portrait romantique : une atmosphère nocturne, une grotte obscure, un plan d’eau animé par des cygnes, ainsi qu’un groupe sculpté représentant un faune et une nymphe à l’arrière-plan. La nature enveloppante, envahie de lierre et de plantes grimpantes, accentue la solitude méditative de l’enfant. L’élégance sobre de sa tenue, traitée avec une grande finesse, contraste avec la profondeur psychologique de son regard, légèrement détourné, suggérant introspection et devenir.

Hortense Haudebourt-Lescot parvient à dépasser la simple ressemblance pour proposer une vision poétique et symbolique de l’enfance. La pose méditative du jeune garçon, associée à l’environnement nocturne, évoque à la fois l’innocence et la promesse d’un avenir en devenir. L’œuvre se distingue par un équilibre subtil entre observation intime et ambition artistique, conférant au portrait une dimension universelle.

Présenté au Salon de 1833 parmi un ensemble important d’œuvres, le tableau est unanimement remarqué par la critique. Les commentateurs soulignent l’influence du portraitiste anglais Thomas Lawrence, notamment de son célèbre portrait du jeune Charles William Lambton, tout en reconnaissant à Haudebourt-Lescot une approche narrative plus lisible et une sensibilité propre. Cette filiation s’inscrit dans le contexte d’une forte anglophilie de la société française des années 1830, nourrie par la littérature et la culture britanniques.

Sur le plan biographique, Louis Philippe Léon Haudebourt, né à Paris en 1820, se forme auprès de son père, l’architecte Louis Pierre Haudebourt, figure importante de l’architecture parisienne du XIX? siècle. Si sa carrière reste plus discrète, il participe néanmoins à des projets majeurs, notamment le chantier du tombeau de Napoléon Ier aux Invalides.

À la maturité de sa carrière, ce portrait apparaît comme une œuvre clé, révélant pleinement la maîtrise technique, la profondeur psychologique et la sensibilité maternelle d’Hortense Haudebourt-Lescot. Sa mort en 1845 suscite une vive émotion dans le monde artistique, saluant autant l’artiste reconnue que la femme et la mère attentive.

Le Portrait de Louis Philippe Léon Haudebourt s’impose comme une œuvre de référence, à la fois chef-d’œuvre du portrait romantique et témoignage intime exceptionnel. En l’absence encore d’un catalogue raisonné définitif, il occupe une place centrale dans la redécouverte critique de l’artiste et constitue une pièce majeure pour toute collection ou présentation muséale consacrée à la peinture française du XIX? siècle et au rôle fondamental des femmes artistes.

Aujourd’hui, l’œuvre d’Hortense Haudebourt-Lescot fait l’objet d’un regain d’intérêt considérable. De nombreuses institutions françaises et internationales conservent ou acquièrent ses tableaux, attestant de l’importance historique et esthétique de son œuvre.

Catalogued in:
“Exposition au Louvre”, Journal des artistes, 31 March 1833, vol. XIII, p. 224;
S. C., “Salon de 1833. Peinture”, l‘Artiste, vol. V, p. 194;
Augustine Jal, Les Causeries du Louvre. Salon de 1833, Paris, Ch. Gosselin ed., 1833, p. 165.

Galerie William Diximus

Tableaux XIXe siècle Restauration - Charles X

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