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Etude d'homme, une sanguine d'Ubaldo Gandolfi (1728 - 1780)
Etude d'homme, une sanguine d'Ubaldo Gandolfi (1728 - 1780) - Tableaux et dessins Style Etude d'homme, une sanguine d'Ubaldo Gandolfi (1728 - 1780) - Stéphane Renard Fine Art Etude d'homme, une sanguine d'Ubaldo Gandolfi (1728 - 1780) - Antiquités - Etude d'homme, une sanguine d'Ubaldo Gandolfi (1728 - 1780)
Réf : 100332
10 800 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Ubaldo Gandolfi
Provenance :
Italie
Materiaux :
Sanguine avec rehaut de craie blanche
Dimensions :
l. 42 cm X H. 29.5 cm
Tableaux et dessins Dessin, Aquarelle & Pastel - Etude d'homme, une sanguine d'Ubaldo Gandolfi (1728 - 1780) XVIIIe siècle - Etude d'homme, une sanguine d'Ubaldo Gandolfi (1728 - 1780)  - Etude d'homme, une sanguine d'Ubaldo Gandolfi (1728 - 1780) Antiquités - Etude d'homme, une sanguine d'Ubaldo Gandolfi (1728 - 1780)
Stéphane Renard Fine Art
Stéphane Renard Fine Art

Tableaux et dessins du XVIIe au XX siècle


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Etude d'homme, une sanguine d'Ubaldo Gandolfi (1728 - 1780)

295 x 420 mm (encadré 54.3 x 66.2 cm)
Cadre néoclassique italien du XVIIIème siècle en bois sculpté et doré
Papier vergé filigrané : initiales FB dans un médaillon et inscription « CANONICA »

Nous remercions Marco Riccòmini pour son aide dans la réalisation de cette notice et en particulier pour nous avoir signalé l’existence du dessin des Musei Civici de Reggio Emilia.

Le travail de la dynastie des Gandolfi (dont les principaux représentants sont Ubaldo, son frère Gaetano, et son neveu Mauro) s’inscrit dans la tradition artistique de la grande peinture bolognaise marquée par l’œuvre des Carrache. Cette académie d’homme est typique de l’activité d’Ubaldo Gandolfi vers 1770. Ces feuilles d’études étaient généralement réalisées indépendamment de tout projet pictural mais nous verrons les liens qu’il peut y avoir ici avec le personnage d’Endymion dans le tableau intitulé Séléné et Endymion. L’utilisation virtuose de ...

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... la craie et de la sanguine apporte beaucoup de vie au corps puissant du modèle, défini par des contours fermes, et sculpté par la lumière.

1. Ubaldo Gandolfi, un artiste dans la tradition bolognaise

Ubaldo Gandolfi est l’aîné d’une famille d’artiste prolifique qui inclue également son frère Gaetano (1734 – 1802), ses fils Giovanni Battista et Ubaldo Lorenzo et ses neveux Mauro (1764 – 1834) et Democrito (le fils de Mauro qui sera l’élève du sculpteur Antonio Canova) et sa nièce Clémentine. Il s’inscrit à l’âge de 17 ans à l’Académie Clémentine où il est formé principalement par le peintre Ercole Lelli. Cette Académie créée en 1710 à Bologne ne tarda pas à s’imposer comme le centre d’apprentissage du dessin de nu le plus important d’Italie du Nord, formant également de nombreux artistes vénitiens, à l’instar de Sebastiano Ricci ou de G.B. Piazzetta.

Devenu membre de cette Académie en 1760, Ubaldo y sera pendant plusieurs années (en 1761, 1766, 1769, 1771, 1777, 1778 et 1779) en charge de l’enseignement du dessin de nu (« direttore di Figura »). Ses dessins académiques constituent d’ailleurs peut-être la meilleure partie de son œuvre, alors que sa peinture nous paraît aujourd’hui plus convenue. Ils s’inscrivent dans la tradition bolognaise du dessin de la figure humaine, éxécuté d’après des modèles vivants, forme suprême d’une observation non idéalisée de la nature.

Ubaldo Gandolfi décède en 1781 à Ravenne d’une fièvre contractée alors qu’il peignait la voûte byzantine de l’église San Vitale.

2. Description de l’oeuvre

Cette sanguine réhaussée de craie blanche, d’une grande sensualité, nous présente l’académie d’un jeune homme, allongé de profil sur deux sacs qui évoquent des rochers. Sa jambe droite, en appui sur le sol, enjambe un premier sac oblong sur lequel repose également sa jambe gauche, repliée en arrière. Le bras droit est également replié au-dessus de la tête, le coude reposant sur un deuxième sac placé au-dessus du premier. Le modèle étend son bras gauche jusqu’au sol, où sa main écartée l’ancre dans un équilibre instable. Ses yeux sont fermés, comme s’il était, malgré l’inconfort de sa position, dans un profond sommeil.

Cette pose originale permet de mettre en valeur la puissante musculature du modèle, soulignée par des rehauts de craie blanche.

3. Œuvre en rapport

Les Musei Civici de Reggio Emilia conservent une feuille d’étude attribuée à Ubaldo Gandolfi . Réalisée également à la sanguine, elle est très proche dans sa conception mais présente un caractère moins enlevé qui nous fait penser qu’elle a vraisemblablement été exécutée par un de ces élèves d’après l’œuvre du maître que nous présentons. Il était courant lors des cours dispensés par Ubaldo Gandolfi à l’Académie Clémentine de copier également des œuvres du maître, en plus des exercices sur modèle vivant.

4. Une inspiration pour Endymion ?

Le modèle vivant utilisé pour notre dessin est un jeune homme qui a vraisemblablement posé pour d’autres dessins d’Ubaldo Gandolfi , mais également pour son frère Gaetano. Il apparaît aussi dans deux peintures exécutées vers 1770 représentant toutes les deux Endymion, accompagné de Diane. L’une est conservée dans les Musei Civici d’Arte Antiqua de la ville de Bologne en Italie, l’autre au Los Angeles County Museum of Art aux Etats-Unis.

Les deux peintures représentent deux versions du mythe d’Endymion. Celui-ci est un simple berger qui devient l’amant de Diane/ Séléné, la déesse de la lune, qui le découvre endormi dans son plus simple appareil. Ce mythe a fréquemment été représenté sur des sarcophages antiques de l’époque chrétienne pour évoquer l’espoir d’une vie après la mort.

Alors que la version bolognaise permet de reconnaître le modèle, c’est la peinture du Los Angeles County Museum of Art (dernière photo de la galerie) dont la filiation avec notre dessin apparaît la plus forte. Sur des pierres taillées dont l’arrangement évoque notre sanguine, Endymion est découvert endormi par Séléné qui nous apparait à la lumière d’un croissant de lune. Le tableau corrige le caractère un peu artificiel de la position instable du modèle : la jambe droite d’Endymion (au modelé très proche) est désormais allongée sur la pierre, sa tête (aux yeux également fermés) repose dans le creux du coude droit, dégageant la puissante musculature de l’épaule et du bras gauche (également très proche de notre dessin) dont la main est désormais posée à plat sur le genou droit.

Il est également intéressant de noter que l’éclairage du tableau (par la lune située en haut à gauche) reprend celui de notre dessin dans lequel la craie blanche rend de manière très délicate la douceur de l’éclairage de la lune.

Cette sanguine est présentée dans un cadre néo-classique italien du XVIIIème siècle en bois doré.

Principales références bibliographiques :
(collectif) - I Gandolfi – Ubaldo, Gaetano, Mauro – disegni et dipinti – Neri Pozza Editore 1987
Marco Riccòmini – I Gandolfi – Disegni della raccolta Certani alla Fondazione Giorgio Cini – Marsilio 2018

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Stéphane Renard Fine Art

Dessin, Aquarelle & Pastel