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Dragon / Lézard à corne - Colima
Dragon / Lézard à corne - Colima - Archéologie Style
Réf : 88860
45 000 €
Époque :
Avant JC au Xe siècle
Provenance :
COMALA - COLIMA - Mexique, 100 AV. J.-C. - 250 AP. J.-C.
Materiaux :
Terre cuite creuse brune à engobe rouge orangé avec importantes traces d’oxyde de manganèse.
Dimensions :
L. 32 cm X l. 24.5 cm X H. 14 cm
Archéologie  - Dragon / Lézard à corne - Colima
Galerie Mermoz
Galerie Mermoz

Art Précolombien


+33 (0)1 42 25 84 80
Dragon / Lézard à corne - Colima

Condition: Intact
Pièce vendue avec un certificat d’authenticité et un test de thermoluminescence.

La beauté de cette céramique témoigne autant du talent des artistes Colima que de sa valeur aux yeux de ces derniers. On retrouve ici tout ce qui la désigne comme un objet rituel et cérémoniel ayant appartenu à un membre important de la communauté.

D’une grande vivacité, le sujet est un chef-d’œuvre de naturalisme. Sublimé par une magnifique surface vernissée, sa couverte brun-rouge aux accents orangés est éclatante. Cette couleur, propre aux terres cuites Colima, résulte d’une savante cuisson par oxydation (sans fumée), qui dans le cas présent, a été parfaitement maîtrisée.

Déposé comme offrande funéraire dans une profonde tombe à puits, typique du nord-ouest du Mexique, cet objet avait pour fonction d’accompagner un défunt, sans doute un dignitaire, dans son ultime voyage vers l’au-delà et de prouver aux esprits et aux ancêtres sa ...

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... qualité de chef. À noter : Les traces noires d’oxyde de manganèse visibles sur le dos de cette pièce sont une conséquence de son enfouissement prolongé.

De taille modeste, le lézard à corne se rencontre généralement dans les zones arides allant du sud du Canada jusqu’au Guatemala. Il dispose de facultés qui en ont fait, à l’évidence, un animal singulier aux yeux des peuples habitant la côte nord-ouest du Mexique.
Fort d’un savoir-faire accompli, l’artiste a su restituer fidèlement ses caractéristiques : les deux cornes visibles sur son crâne qui lui valent son nom, ses yeux ronds inquisiteurs dont le pourtour gravé fait ressortir l’orbite, son visage triangulaire, son museau pointu, sa large mâchoire et sa grande bouche extensible signifiée par une longue entaille courbe, sans oublier son corps ovale et sa queue en pointe. Ses griffes en revanche n’ont pas été figurées.

La taille imposante de cette représentation et ses belles formes renflées évoquent la capacité du saurien à doubler de volume lorsqu’il se sent menacé, paraissant ainsi beaucoup plus impressionnant qu’il ne l’est en réalité. Les épines qui recouvrent son corps, et se hérissent lorsqu’il gonfle, sont figurées par des protubérances rondes, ajoutées par pastillage sur toute la surface du dos, des pattes et de la queue. La position du corps et des pattes fléchies est celle que l’on observe lorsque le lézard est en alerte.

Galerie Mermoz

Archéologie