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Bozzetto d'un Saint
Bozzetto d'un Saint - Sculpture Style
Réf : 125499
3 250 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
Flandres
Materiaux :
Terre cuite
Dimensions :
H. 35.5 cm
Galerie Lowet de Wotrenge
Galerie Lowet de Wotrenge

Tableaux, dessins & sculptures anciens


+32 498 468 168
Bozzetto d'un Saint

Ce expressif bozzetto en terre cuite représente un saint masculin inconnu dans un geste dramatique, son bras droit tendu vers le bas dans un mouvement d'indication appuyé tandis que sa main gauche est placée sur sa poitrine. La figure est représentée dans un contrapposto dynamique, son corps se tordant au fil du geste, la tête tournée et inclinée suivant la direction de son doigt pointé. Le saint porte des draperies fluides qui tombent en plis profondément sculptés et animés, créant de forts jeux de lumière et d'ombre sur la surface. Le sculpteur a saisi un moment d'intense communication spirituelle — le saint semble diriger l'attention vers le bas, peut-être vers la terre, l'enfer, ou un individu ou événement particulier en contrebas, tandis que son visage expressif et sa pose animée transmettent urgence et autorité.

La spontanéité et la vitalité du modelage sont caractéristiques des bozzetti en terre cuite — esquisses sculpturales préliminaires ...

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... créées par les artistes pour mettre au point des compositions avant d'exécuter les œuvres définitives dans des matériaux plus pérennes tels que le marbre, la pierre ou le bois. Le terme bozzetto (pluriel : bozzetti) dérive du mot italien signifiant « esquisse », et ces études tridimensionnelles permettaient aux sculpteurs d'explorer les relations spatiales, le geste, le drapé et les effets d'éclairage dans un médium malléable pouvant être rapidement travaillé et modifié. L'immédiateté du modelage en terre cuite préservait l'énergie créatrice originale de l'artiste, capturant la fluidité et l'émotion de la conception initiale d'une manière que les sculptures définitives, exécutées avec plus de labeur, perdaient parfois. Le présent bozzetto en terre cuite était vraisemblablement préparatoire à une sculpture plus grande, peut-être une figure d'apôtre destinée à une église. De telles figures d'apôtres étaient couramment créées en série pour la décoration des églises, flanquant les autels, ornant les jubés ou se dressant dans des niches le long des murs de la nef. Cependant, aucun lien avec une œuvre existante n'ayant encore été trouvé, il est tout à fait possible que cette œuvre ait été réalisée pour le marché en tant que sculpture indépendante. Les collectionneurs du XVIIIe siècle appréciaient de plus en plus les bozzetti comme des œuvres d'art à part entière, les estimant pour la spontanéité artistique et le processus créatif qu'ils révélaient.

Jan-Baptist Engelbert Pompe naquit à Anvers en 1743 et fut baptisé le jour de sa naissance en l'église Sint-Walburgis. Son père, Walter Pompe (1703-1777), était l'un des sculpteurs les plus importants et prolifiques de l'Anvers du XVIIIe siècle, et Jan-Baptist se forma dans l'atelier paternel, assimilant les compétences techniques et la sensibilité esthétique de la tradition baroque tardive. Le frère de Jan-Baptist, Pauwel (1742-1822), devint également sculpteur, faisant de la famille Pompe l'une des dynasties sculpturales les plus importantes d'Anvers. Jan-Baptist s'inscrivit à l'Académie royale des Beaux-Arts d'Anvers, où il se distingua en remportant de nombreux prix entre 1768 et 1776. Son succès à l'Académie établit sa réputation comme l'un des sculpteurs de premier plan de la jeune génération anversoise. Durant l'hiver 1772, du 15 au 17 janvier, il sculpta avec son père et son frère Pauwel des sculptures de neige dans les rues et sur les places publiques d'Anvers — une tradition qui témoignait à la fois d'une virtuosité technique et d'un engagement civique, ces œuvres éphémères offrant un divertissement public durant les mois froids.

En collaboration avec son père, Jan-Baptist travailla sur d'importantes commandes publiques, notamment des sculptures pour l'hôtel de ville de Middelburg et pour l'ancienne église de la Leeuwenstraat à Rotterdam. Ces collaborations lui permirent de contribuer à d'importants ensembles architecturaux tout en développant sa propre voix artistique. L'une de ses œuvres indépendantes, un Christ en ivoire, fut placée dans l'église Saint-Antoine d'Anvers, témoignant de son habileté à travailler des matériaux variés et de son importance pour les institutions religieuses de la ville. En raison de la qualité de son travail, Pompe devint le protégé de l'évêque d'Anvers, Monseigneur Cornelius Franciscus de Nelis (1736-1798). Ce mécénat épiscopal était significatif, car l'évêque de Nelis était une figure importante de la vie religieuse et culturelle des Pays-Bas autrichiens durant la tumultueuse fin du XVIIIe siècle. Le soutien de l'évêque aurait fourni à Pompe l'accès à de prestigieuses commandes ecclésiastiques et l'aurait placé au cœur de l'establishment artistique anversois.
Le présent bozzetto est descendu directement de la succession de l'artiste, transmis au sein de sa famille, ce qui suggère qu'il demeura en possession de Pompe plutôt que d'être remis à un commanditaire dans le cadre d'une commande. Cette provenance soutient la possibilité que l'œuvre ait été créée comme pièce indépendante pour le marché, ou qu'une commande plus importante envisagée n'ait jamais été exécutée. L'exceptionnel état de conservation du bozzetto et l'immédiateté de son modelage en font un témoignage vivant du processus créatif de Pompe et de sa maîtrise du langage sculptural de l'art religieux baroque tardif.

Galerie Lowet de Wotrenge

XVIIIe siècle
Un Atlante
Un Atlante

4 750 €

Sculpture en Terre cuite