Par Finch and Co
Un modèle fonctionnel en os sculpté, exceptionnellement grand, d’une guillotine révolutionnaire française, réalisé par un prisonnier de guerre napoléonien
Le corps allongé de la reine, Marie Antoinette, reposant sur un podium sous la lame, sa tête décapitée roulant dans un panier placé en attente
Un prêtre à ses côtés lui administrant les derniers sacrements, des gardes en attente en contrebas avec des bras articulés
Fin du XVIIIe – début du XIXe siècle
Dimensions : 58,5 cm de hauteur, 24 cm de profondeur, 19,5 cm de largeur – 23 pouces de hauteur, 9½ pouces de profondeur, 7¾ pouces de largeur
Provenance :
Ex collection privée d’East Anglia
Ex Finch and Co, numéro d’objet 62, catalogue numéro 23, hiver 2014
Ex collection privée
Voir : catalogue Finch & Co n° 6, objet n° 80, pour un autre modèle de guillotine
La guillotine, un dispositif d’exécution rapide, fut inventée par Joseph-Ignace Guillotin (1738-1814), médecin et ...
... révolutionnaire français. En tant que député, il proposa que l’Assemblée constituante utilise un instrument de décapitation. Cette proposition fut adoptée en 1791, et la machine fut nommée en son honneur.
Pendant les guerres napoléoniennes, plus de cent mille prisonniers furent détenus en Grande-Bretagne. Beaucoup d’entre eux complétaient leurs maigres rations en vendant des objets soigneusement sculptés à partir des os de leur ragoût de mouton. À Norman Cross, près de Peterborough, la cuisine du camp préparait ce ragoût dans un chaudron de cinq pieds de large et de trois pieds de profondeur. Les os étaient récupérés et immergés dans de l’argile humide jusqu’à devenir suffisamment malléables pour être travaillés. Encouragés par les autorités, les prisonniers formaient des guildes artisanales et produisaient des objets tels que cette guillotine, qu’ils vendaient sur le marché civil organisé périodiquement dans le camp. Il arrivait parfois qu’un artiste particulièrement talentueux soit commissionné en privé pour réaliser une œuvre.
De 1796 à 1816, dix mille hommes furent détenus au camp de Norman Cross, près de Peterborough. Beaucoup apprirent l’anglais, certains épousèrent des femmes locales, et quelques-uns, grâce à la fabrication et à la vente de leurs œuvres, amassèrent de petites fortunes à la fin de la guerre.
Conditions générales de livraison :
Please email for details
Shipping can be arrange worldwide