EUR

FR   EN   中文

CONNEXION
Allégorie des Arts et du Commerce Louis Gabriel Blanchet 18e siècle
Allégorie des Arts et du Commerce Louis Gabriel Blanchet 18e siècle - Tableaux et dessins Style Louis XVI Allégorie des Arts et du Commerce Louis Gabriel Blanchet 18e siècle - Riccardo Moneghini Allégorie des Arts et du Commerce Louis Gabriel Blanchet 18e siècle - Louis XVI Antiquités - Allégorie des Arts et du Commerce Louis Gabriel Blanchet 18e siècle
Réf : 90374
38 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
Italie
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 68 cm X l. 92 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIIe siècle - Allégorie des Arts et du Commerce Louis Gabriel Blanchet 18e siècle XVIIIe siècle - Allégorie des Arts et du Commerce Louis Gabriel Blanchet 18e siècle Louis XVI - Allégorie des Arts et du Commerce Louis Gabriel Blanchet 18e siècle Antiquités - Allégorie des Arts et du Commerce Louis Gabriel Blanchet 18e siècle
Riccardo Moneghini
Riccardo Moneghini

Tableaux et meubles anciens des 17e et 18e siécles


+39 3488942414
Allégorie des Arts et du Commerce Louis Gabriel Blanchet 18e siècle

Paire de tableaux représentant l'Allégorie des Arts et l'Allégorie du commerce de l'huile sur toile, 68 x 92 cm sans cadre et 88 x 112 cm avec magnifique cadre du peintre Louis Gabriel Blanchet (Paris 1705 – Rome 1772), datant d'environ 1750- 1760.

Ces deux belles toiles en excellent état, dans la première toile, sont à attribuer à Louis - Gabriel Blanchet, connu surtout pour être l'un des portraitistes romains les plus talentueux de son temps : en fait, son plus connu - et enquêté - la production est précisément celle liée à ce genre pictural, même si, comme nous le disent les sources - non pas ce qui nous est parvenu - le Français était un artiste véritablement éclectique qui traitait les sujets les plus variés ; pour le moment, seuls les retables manquent à son programme.

Plus précisément : il est plausible que les œuvres inédites, comme le type de cadre - original et parfaitement conservé - le format et le type de composition nous laissent penser, ...

Lire la suite

... où de grands espaces vides sont occupés par de doux nuages ??étouffés, qui se détachent sur un ciel clair, pour donner une certaine profondeur spatiale qui se combine avec une veine purement décorative, typique de ce type de destination ; En revanche, je ne serais pas surpris qu'elles soient conçues comme le couronnement d'un miroir, un événement rare mais pas improbable, surtout dans la région du Capitole.

Pour le moment nous ne connaissons pas le client, bien que l'on sache que Louis-Gabriel a peint des overdoors au début de sa carrière autonome (1732-1736 ca) : ils ont été demandés par le duc de Saint-Aignan, ambassadeur de France auprès de l'Éternel City, un mélomane cultivé dont il protégea les jeunes pensionnaires du Palazzo Mancini. Elles représentent l'Harmonie, la Musique, la Peinture, la Sculpture, l'Agriculture : la sculpture et l'architecture nous sont parvenues, récemment réapparues au musée du Berry à Bourges, tandis que la Peinture est identifiable à L'Hommage de la peinture à Clément XII dans la collection Weizner en New York.

Nos toiles ne s'ajoutent donc pas à cette série, représentant d'autres sujets : je ne serais pas étonné qu'elles fassent à leur tour partie d'un ensemble non documenté pour le moment.

Ils se distinguent par l'iconographie cultivée et loin de l'habituelle : dans la première la protagoniste est Minerve, bien reconnaissable par les attributs du casque, de la lance et du bouclier avec le visage de Méduse : la déesse était associée à la sagesse depuis l'Antiquité, comme il provient de la tête de Zeus, son père, ainsi dans la toile sub judice nous voulons souligner comment la connaissance, comprise comme une activité intellectuelle et spéculative, guide la pratique, la réalisation de l'idée dans le monde terrestre.

Ce n'est pas un hasard si à ses pieds on ne trouve pas d'allégories féminines, mais des putti que l'on peut identifier comme des génies, ou des divinités tutélaires des différents arts ou branches du savoir, à associer peut-être à la déesse elle-même comme ses émanations directes : de gauche on retrouve les attributs de la peinture et de la sculpture - une palette au pinceau, une tête d'inspiration classique - aux pieds de l'enfant soucieux de dessiner des solides géométriques sur une feuille, ce qui lui permet donc d'être qualifié de génie de la géométrie ; ce n'est pas par hasard qu'il a un globe à côté de lui et un autre enfant avec flûte et partition à côté, le génie de la musique.

Il semble donc que de la sagesse, entendue comme tension intellectuelle vers la connaissance, dérive un rôle de liaison entre les différents arts liés à la géométrie, selon une conception d'inspiration grecque claire, qui les voit comme le fondement de notre connaissance du monde, réglée par relations et correspondances quantifiables : en effet Platon la place non seulement à la base du raisonnement philosophique, mais au-dessus des mathématiques, car c'est la contemplation de formes éternelles et immuables que les nombres tentent alors de traduire en quantités intelligibles.

Je crois que cette interprétation est en quelque sorte confirmée par le geste de Minerve, qui indique un point en dehors de l'espace pictural, et met la déesse en relation avec Mercure, le protagoniste de la peinture en pendentif : facilement reconnaissable par les attributs du casque ailé et le caducée, personnage de la mythologie qui a toujours été en relation avec la ruse et protecteur du commerce.
Voici alors un globe que sur ordre du dieu des génies traduisent sur une carte géographique, afin de guider les hommes dans leurs voyages, d'où jaillissent les richesses promises par la corne d'abondance inversée, pleine de pièces d'or et d'argent. . Ainsi, dans nos toiles, un message est communiqué que nous ne pouvons que définir "l'Illuministe", dans lequel les arts sont au service de la raison qui guide le développement des capacités intellectuelles et manuelles de l'homme, augmentant sa connaissance du monde ainsi que son bien -être aussi bien matériel que spirituel.

Il vaudra la peine de souligner comment en ce sens ils sont vraiment uniques dans la région du Capitole, où ils ont préféré, pour des œuvres de destination similaire, ou des récits cultivés à sujet mythologique ou littéraire ou des représentations plus marquées par la décoration, notamment d'inspiration antique : d ' d'autre part leur créateur, Louis-Gabriel Blanchet, était en contact avec les grands touristes de passage dans la capitale pour leur séjour d'études canoniques, avec la dynastie Stuart, dont il devint, à la mort d'Antonio Ludovico David, le portraitiste de confiance , avec l'intelligentsia française, qui a su créer de telles images « modernes ».

Jusqu'à ce moment, l'évolution stylistique de Blanchet n'avait pas été retracée, que nous tentons ici pour la première fois d'esquisser : nous avons la chance d'avoir non seulement des portraits, mais aussi d'autres genres d'œuvres signées et datées - qui se compareront pour confirmer l'autographie des deux allégories sub judice - qui permettent une certaine considération en ce sens. Par exemple, si l'on aborde ce beau Portrait d'un Prélat (anciennement à la galerie d'art Chaucer à Londres avec le célèbre Double portrait des Pères Jaquier et Leseur (dont la date a été lue alternativement 1772 ou 1752, bien que cette dernière soit plus vraisemblable) le passage d'une peinture plus douce et plus atmosphérique, faite d'ombres évanescentes, de lumières caressantes, à une plus grande objectivité de la vision qui s'exprime dans des tons plus clairs, dans un style graphique plus insistant, à travers un contour net et précis, puis à une description détaillée de l'environnement accueillant le dépeint.

On note aussi des différences entre cet Age of Innocence, signé et daté de 1731 déjà à la Léger Gallery de Londres, et cette Vierge à l'Enfant avec saint Jean dans une collection privée, signée et datée de 1751 : en fait d'une figuration plus charmante et gracieuse, clairement d'inspiration française et flamande - voir le rendu presque lenticulaire des objets - on passe à une image marquée par une plus grande clarté figurative, à une inspiration classiciste plus sincère qui s'inscrit alors dans la lignée de ce « retour à l'ordre » de la peinture romaine qui a eu lieu pendant le pontificat de Benoît XIV.

Déjà dans ces œuvres on retrouve des points de tangence décisifs avec les toiles dont nous sommes partis : le visage de la Vierge et celui de Mercure sont à la limite de la congruence, dans le visage avec un ovale idéalisé se terminant en pointe, dans les orbites avec une coupe nette avec les pupilles épinglées et la paupière supérieure enflée, dans la petite bouche avec la lèvre supérieure plus grosse et saillante que la inférieure. Les physionomies des deux personnages du deuxième étage, à gauche, rappellent bien celle de Minerve : dans les orbites en amande, dans le nez à septum droit comme dans les lèvres fines qui laissent entrevoir un sourire un peu narquois.

Et encore les putti qui reviennent dans toutes ces œuvres ont des similitudes dans les petits corps potelés, avec de petits pieds et des chevilles larges, des fronts hauts et hémisphériques, comme dans le rendu détaillé et quelque peu graphique des cheveux. On peut alors comparer nos œuvres à cette Allégorie des arts de 1756 qui est un véritable échantillon de l'idée d'enfance qu'avait Blanchet : on retrouve facilement le même topos physique et physionomique qui est utilisé avec peu de variantes, mais surtout la même attention à la restitution des objets, traduite par une peinture subtile qui devient parfois presque un dessin, alternant avec un dessin plus libre dans le feuillage des arbres comme dans les nuages ??qui rappelle beaucoup celui utilisé en fond de les deux tableaux dont nous sommes partis.

Nos allégories apparaissent donc comme les œuvres de la maturité de Louis-Gabriel Blanchet : elles sont en effet marquées par une certaine légèreté de vision, expliquée, comme déjà écrit : dans la description large des nuages ??mous qui occupent une grande partie de l'espace pictural - et le dilater scénographiquement avec un sens remarquable de la vivacité et de la profondeur de champ - dans la grâce des gestes, du déroulement des vêtements pour des plis minutieux et nets, et encore dans le mouvement charmant des points gracieux ; mais d'autre part, nous reconnaissons également une certaine fermeté de vision dans le dessin clair qui conclut presque la couleur, dans l'objectivité avec laquelle les données figuratives sont apportées, dans le dynamisme contenu, qui donnent une inspiration classiciste à ces œuvres, les conduisant pour les dater autour 1750 - about 1760.

Conditions générales de livraison :

Livraison par transporteur professionnel. Chaque oeuvre est emballé avec caisse en bois construite sur mesure, et toujours assuré.

pour la livraison:
Le couts de livraison pour l'Europe sont déjà inclus dans le prix.
Tous les extras doivent être convenus pour le moment.

Riccardo Moneghini

Tableaux XVIIIe siècle Louis XVI

Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « Allégorie des Arts et du Commerce Louis Gabriel Blanchet 18e siècle » présenté par Riccardo Moneghini, antiquaire à Sanremo ( IM ) dans la catégorie Tableaux XVIIIe siècle Louis XVI, Tableaux et dessins.