Par Spectandum
Représentée debout et de face, la figure squelettique est en grande partie dissimulée par une longue robe monastique ceinturée. Le crâne, partiellement couvert par le capuchon, est légèrement incliné sur le côté. La figure tient une faux et présente un livre surmonté d’un crâne, attributs traditionnellement associés à la mortalité et au jugement moral.Bien que de telles figures soient fréquemment décrites comme des personnifications de la Mort (Tod in Mönchskutte), la présente sculpture pourrait plus vraisemblablement représenter un moine défunt et non racheté, une Arme Seele (« Âme pauvre »). L’attitude retenue et le caractère contemplatif contrastent avec les figures squelettiques animées de la Danse macabre contemporaine et se rapprochent davantage des représentations dévotionnelles des âmes du purgatoire. Le costume monastique, dépourvu d’attributs spécifiques d’un ordre religieux, est caractéristique de la sculpture baroque d’Allemagne ...
... du Sud.Le culte des Arme Seelen, officiellement sanctionné par l’Église lors du concile de Florence en 1439, demeura influent en Allemagne du Sud tout au long de la période baroque. Les sculptures de ce type servaient de rappels moralisateurs de la mortalité et de l’efficacité de la prière pour les morts.Usure et abrasions de surface conformes à l’âge ; pertes de dorure et de polychromie ; oxydation et patine de la faux ; restaurations mineures.