Par Spectandum
Les Inuits — ou « Esquimaux » — d’Alaska, du nord du Canada et de certaines régions du Groenland chassaient principalement des animaux marins. Pour cette activité, ils utilisaient des kayaks, terme signifiant « bateaux de chasse ». Bien entendu, les kayaks ne servaient pas uniquement d’équipement de chasse ; ils constituaient aussi un moyen de transport essentiel dans la vie quotidienne. Il n’est donc pas surprenant qu’ils occupent une place importante dans leur art.
Les Inuits sculptaient de petites figurines d’animaux, d’humains et d’équipements de chasse en ivoire, en os et en bois. Ce modèle est unique, car tous les dispositifs de chasse sont encore présents : lances, harpons, propulseurs, flotteur en bois, vessie, pagaies et autres équipements utilisés pour la chasse au phoque. On peut remarquer la qualité de fabrication remarquable, combinant bois et os, solidement fixés sur le pont à l’aide d’attaches en os et de ligatures en ...
... tendon.
Dans le cas d’un véritable kayak destiné à l’usage, les hommes fabriquaient l’ossature de l’embarcation. Les femmes, quant à elles, tannaient les peaux de phoque et les cousaient pour former l’enveloppe étanche du kayak. Elles graissaient les coutures avec de la graisse de phoque et de l’huile de poisson afin d’assurer leur imperméabilité. La peau extérieure devait être remplacée au moins tous les deux ans. L’armature était faite de bois flotté ou d’os.
Outre la pagaie double servant à propulser le kayak, un harpon, une lance et une peau gonflable (vessie) étaient également fixés à l’embarcation lors de la chasse. Le harpon et la lance étaient attachés au bateau à l’aide de lanières de cuir et traînaient souvent dans l’eau à côté du chasseur lorsqu’ils n’étaient pas utilisés. La vessie, attachée derrière le pagayeur et reliée au harpon, empêchait un phoque harponné de plonger et de s’échapper.
L’usage principal du kayak esquimau était la chasse : phoques, morses, oiseaux et même rennes étaient chassés en mer à l’aide de ces embarcations.