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Mobilier de salon Empire par Jacob-Desmalter et Cie
Mobilier de salon Empire par Jacob-Desmalter et Cie - Sièges Style Empire Mobilier de salon Empire par Jacob-Desmalter et Cie - Richard Redding Antiques
Réf : 129691
145 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Jacob Desmalter et Cie
Provenance :
France
Materiaux :
Acajou et bronze doré
Sièges Canapé & Mobilier de Salon - Mobilier de salon Empire par Jacob-Desmalter et Cie
Richard Redding Antiques
Richard Redding Antiques

Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Mobilier de salon Empire par Jacob-Desmalter et Cie

Un très important et exceptionnel mobilier de salon d’époque Empire en acajou et bronze doré, comprenant une paire de fauteuils, une paire de bergères et un canapé, par la célèbre maison parisienne d’ébénistes Jacob-Desmalter et Cie, estampillé JACOB et portant également la marque au H couronné du Garde-Meuble de la reine Hortense. Les fauteuils et les bergères présentent chacun un dossier à crosse renversée au-dessus de montants à cannelures, ornés de rosaces en bronze doré à la jonction des accotoirs, eux-mêmes agrémentés d’autres ornements feuillagés et de rosaces. Les accotoirs se terminent par des têtes de lion en bronze doré et reposent sur des pieds antérieurs en gaine surmontés de termes, terminés par des pattes de lion en bronze doré. Le canapé présente un dossier à crosse renversée se terminant par des têtes de lion en bronze doré, que l’on retrouve sur les montants latéraux avant. La ceinture avant est centrée d’un motif ...

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... losangé à feuilles d’acanthe, flanqué à chaque extrémité d’ornements de lotus et de feuillages, au-dessus de pieds en gaine surmontés de termes, terminés par des pattes de lion en bronze doré.
Paris, vers 1805
Le canapé : longueur 180 cm, hauteur 89 cm, profondeur 75 cm ; les fauteuils : largeur 59 cm, hauteur 90 cm, profondeur 52 cm chacun ; les bergères : largeur 67 cm, hauteur 110 cm, profondeur 59 cm chacune.
Ce mobilier n’a pas seulement été réalisé par la plus grande maison d’ébénistes de l’Empire, Jacob-Desmalter et Cie : il se distingue également par une provenance des plus prestigieuses, puisqu’il a appartenu à la reine Hortense de Beauharnais. Belle, cultivée et profondément passionnée par les arts, Hortense devint la belle-fille de Napoléon Bonaparte lorsque sa mère Joséphine l’épousa en 1796. Elle devint aussi sa belle-sœur en 1802, en épousant son frère Louis Bonaparte. Après le couronnement de Louis comme roi de Hollande en 1806, le couple s’installa à La Haye. Contraint d’abdiquer en 1810, Louis partit pour l’Allemagne, tandis qu’Hortense regagnait la France avec leurs fils. Partageant son temps entre ses enfants et ses voyages, elle se consacra également au dessin, à la peinture et à la musique. Après la Restauration des Bourbons, Hortense dut quitter la France et acquit en 1817 le château d’Arenenberg, dans le canton suisse de Thurgovie, où elle demeura jusqu’à sa mort en 1837. Elle y vécut entourée de ses plus beaux meubles, dont beaucoup peuvent encore être admirés in situ, notamment d’autres éléments du présent mobilier.
En tant que membre de la famille impériale, il était naturel qu’Hortense possède des œuvres de Jacob, qui, en tant que plus importante maison d’ébénisterie, fournit de nombreux meubles à la famille de l’Empereur. Parmi ceux-ci figure un siège commandé par l’oncle de Napoléon, le cardinal Fesch, probablement lors de sa nomination comme archevêque de Lyon en 1802. Ce siège, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque municipale de Lyon (reproduit dans L. de Groër, « Les Arts décoratifs de 1790 à 1850 », 1985, p. 133, pl. 242), présente des caractéristiques semblables à celles des présents sièges : des accotoirs à crosse se terminant par des têtes de lionne et des pieds en gaine surmontés de termes reposant sur des pattes de lion. La maison Jacob-Desmalter, rue de Meslay à Paris, fut fondée par Georges Jacob (1739-1814), le plus grand menuisier de l’époque Louis XVI.
Lorsqu’il se retira en 1796, ses deux fils, Georges II (1768-1803) et François-Honoré-Georges Jacob (1770-1841), lui succédèrent sous le nom de Jacob Frères. Georges II étant décédé peu après, son frère, qui avait ajouté à son nom le suffixe Desmalter (d’après l’une des propriétés de son père en Bourgogne), s’associa de nouveau avec son père et rebaptisa la maison Jacob-Desmalter et Cie. Sous l’Empire, François-Honoré-Georges était qualifié de « menuisier-ébéniste, fabricant des meubles et bronzes de LL. MM. II. et RR. » (Leurs Majestés Impériales et Royales), ce qui laisse supposer qu’il prenait une part active à l’exécution des ouvrages de la maison.
Les activités de la maison connurent un essor considérable après la nomination de Jacob-Desmalter comme ébéniste de l’Empereur. De nombreuses commandes émanèrent du Garde-Meuble impérial pour l’ameublement de diverses résidences des Bonaparte, en particulier celles de la mère d’Hortense, l’impératrice Joséphine. La maison comptait également parmi ses clients de nombreuses personnalités et de riches bourgeois parisiens, ainsi que des commanditaires étrangers, tels que le tsar Alexandre Ier de Russie et Charles IV d’Espagne. Parmi les plus importantes réalisations conservées de la maison figurent le trône impérial de Fontainebleau, le serre-bijoux réalisé pour Marie-Louise et les vitrines du Cabinet des Antiques de la Bibliothèque nationale à Paris. Les œuvres de Jacob-Desmalter sont également représentées aux châteaux de Compiègne, de Fontainebleau, de Malmaison, de Versailles et de Sceaux en Île-de-France, ainsi qu’au musée du Louvre, au musée Marmottan, au Mobilier national, au Grand Trianon, au musée Napoléon et au musée de Tours.
En outre, la Bibliothèque Marmottan, la Banque de France, le ministère des Affaires étrangères et le palais d’Aranjuez en Espagne figurent parmi les nombreuses institutions qui conservent des œuvres de la maison. Malgré sa renommée exceptionnelle, la maison, comme beaucoup d’autres dans le commerce du luxe, souffrit gravement de la crise industrielle consécutive à la guerre d’Espagne et à la campagne de Russie. En 1813, Georges Jacob se retira, au moment même où la maison était déclarée en faillite. Ce revers fut toutefois de courte durée, car les affaires reprirent rapidement après la restauration de Louis XVIII en 1814 et se poursuivirent jusqu’en 1847, date à laquelle la maison fut cédée à Charles-Joseph-Marie Jeanselme.
Provenance: La reine Hortense (1783-1837), née Hortense de Beauharnais, épouse de Louis Bonaparte, roi de Hollande (1778-1846).

Richard Redding Antiques

Canapé & Mobilier de Salon Empire

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