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Un lustre Empire à huit lumières à huit lumières
Un lustre Empire à huit lumières à huit lumières - Luminaires Style Empire
Réf : 89332
Prix sur demande
Époque :
XIXe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
En bronze doré
Dimensions :
H. 102 cm
Richard Redding Antiques
Richard Redding Antiques

Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Un lustre Empire à huit lumières à huit lumières

Un très beau lustre Empire en bronze doré à huit lumières, l'anneau circulaire avec huit branches en col de cygne supportant des buses en forme de vase enveloppées de feuillage avec des larmiers circulaires, les cygnes aux ailes déployées alternant avec des hippocampes dorés, l'anneau principal richement moulé en dessous d'un anthemion et de rinceaux d'acanthe au-dessus d'un bossage en pomme de pin et surmonté au-dessus d'une corbeille percée sur un pied piédestal, suspendu à quatre chaînes reliant la couronne supérieure avec un bossage en pomme de pin et surmonté d'un anneau de cygnes doubles en forme de bouclier avec en tête des montures en anthemion.

Paris, date vers 1810
Hauteur 102 cm.

Provenance : Marie-Caroline, duchesse de Berry, son boudoir, Pavillon de Marsan, Palais de Tuileries, Paris.

Littérature : Mario Praz, "An Illustrated History of Interior Decoration, from Pompeii to Art Nouveau", 1967, p. 200, pl. 167, illustrant une aquarelle de ...

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... Garnerey vers 1821/2 dans la collection du Conte Lodovico Lucchesi-Palli, Château de Brunnsee, Autriche, montrant le lustre suspendu dans le boudoir de la duchesse de Berry, au Pavillon de Marsan, Palais de Tuileries, Paris.
Ottomeyer et Peter Pröschel, "Vergoldete Bronzen", 1986, p. 360, pl. 5.11.7, illustrant un lustre extrêmement similaire avec des branches de cygne en bronze patiné, vers 1810.

L'aquarelle de Garnerey représentant le boudoir de la duchesse de Berry (1798-1870) montre ce lustre suspendu au centre de sa chambre ; à gauche se trouve son lit sous de lourdes tentures et à droite, près de la cheminée, la duchesse lit un livre tandis qu'à côté d'elle jouent ses deux enfants, Louise Marie de Bourbon (1819-1864), qui épousa Charles III duc de Parme et Henri Charles Ferdinand Marie Dieudonné d'Artois, duc de Bordeaux (1820-83). En tant que petits-enfants de Charles X, ils étaient tous deux en lice pour le trône de France.

La duchesse de Berry était la fille de François Ier, roi des Deux-Siciles, et devint en 1816 la seconde épouse de Charles Ferdinand duc de Berry, fils de Charles X. Ils vivaient au Pavillon de Marsan, flanquant l'extrémité nord du Palais de Tuileries sur la rue de Rivoli. C'est là, peut-être dans le même boudoir où est suspendu le lustre actuel, que leur fils Henri est né, quelques mois seulement après l'assassinat de son père ; la naissance d'Henri assure la continuité de la lignée supérieure des Bourbons. Lorsque Charles X abdiqua en 1830, la duchesse tenta d'assurer le trône à son fils et plus tard, en 1832, elle essaya sans succès de monter une insurrection contre Louis Philippe. Elle est arrêtée et emprisonnée, mais libérée l'année suivante lorsqu'on découvre qu'elle a secrètement épousé un noble italien, un acte qui l'exempte du trône de France.

Son lustre, avec ses branches de bougies en forme de cygne, s'inspire du style antique promu par Charles Percier (1764-1838) et Pierre François Léonard Fontaine (1762-1853), dans leur "Recueil de Décorations Intérieures" de 1801. Percier et Fontaine mettaient souvent en scène des hippocampes dans leurs créations, ainsi que d'autres créatures mythiques telles que des griffons. Des griffons ailés sont utilisés comme branches de bougies dans un projet de Percier pour un lustre de 1798 (illustré dans "Connaissance des Arts", n° 28, 15 juin 1954, p. 32). Des branches apparentées à col de cygne sortant d'une sphère apparaissent sur les lustres du Schloss Wilhelmshöhe, à Kassel, et de la Residenz de Munich, bien que dans ces exemples les cygnes tiennent dans leur bec des douilles en forme de vase et des larmiers (illustré par Ottomeyer et Pröschel, op. cit. p. 359, pl. 5.11.5). Un autre exemple apparenté, centré sur la figure de Mercure, comporte également des cygnes servant de supports à l'anneau principal auquel sont fixées les chaînes (illustré ibid. p. 360, pl. 5.11.8).

Les cygnes étaient un motif populaire dans le design Empire et figurent sur un certain nombre d'œuvres d'art différentes, comme des lits ou des chaises fabriqués par la firme parisienne d'ébénistes Jacob Desmalter et Cie, ou sur d'autres luminaires en bronze doré comme sur une applique à trois lumières du grand bronzier Empire Claude Galle (1759-1815) (illustré ibid. p. 357, pl. 5.10.8). Ce dernier, qui se trouve au Grand Trianon, à Versailles, présente un cygne similaire à ceux de ce lustre, mais en plus de supporter une douille sur sa tête, il en possède également une à l'extrémité de chaque aile.

Richard Redding Antiques

XIXe siècle
Un guéridon Empire attribué à Molitor
Un guéridon Empire attribué à Molitor

Prix : Sur demande

Lustre Empire

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