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Théo van Rysselberghe (1862-1926) - Laure Flé Lisant
Théo van Rysselberghe (1862-1926) - Laure Flé Lisant - Tableaux et dessins Style
Réf : 126037
14 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Théo van Rysselberghe (1862-1926)
Materiaux :
Crayon sur papier
Dimensions :
l. 26 cm X H. 32 cm
Daatselaar The Collection
Daatselaar The Collection

Antiquaire généraliste


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Théo van Rysselberghe (1862-1926) - Laure Flé Lisant

Théo van Rysselberghe (1862-1926)

Laure Flé Lisant

Monogrammé en bas à gauche | À dater : vers 1897-1899 | Crayon sur papier | 32 x 26 cm

Ce dessin raffiné représente Laure Flé assise dans un fauteuil, absorbée par sa lecture. Van Rysselberghe la construit par un trait à la fois délicat et assuré, laissant la pose émerger d’un voile de rapides hachures parallèles. Sa concentration est soulignée par l’inclinaison intérieure de la tête et le geste ferme et élégant de la main tenant le livre. L’arrière-plan et le siège sont suggérés par quelques hachures verticales et diagonales, maintenant l’attention sur le rythme paisible des drapés et la courbe gracieuse de la silhouette du modèle.
Van Rysselberghe évoque le calme d’un intérieur bourgeois et le monde raffiné des lettres qui entourait si souvent son cercle d’écrivains et d’intellectuels. Le résultat est un portrait d’introspection plutôt que de représentation, capturant un ...

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... instant fugitif et privé plutôt qu’une image formelle.

Le modèle est Laure Flé, chanteuse d’opéra et épouse du compositeur Georges Flé. Pendant les vacances d’été, le couple accueillait souvent des artistes, dont Van Rysselberghe à plusieurs reprises, dans leur villa à Ambleteuse sur la Côte d’Opale, dans le Pas-de-Calais. Le couple devint proche de Van Rysselberghe et de son épouse Maria. Van Rysselberghe réalisa de nombreux portraits de Laure (les Van Rysselberghe la surnommaient souvent « Laurely »).

Théo van Rysselberghe (1862–1926) fut l’une des figures centrales du néo-impressionnisme belge et un membre fondateur du groupe d’avant-garde Les XX. Formé aux académies de Gand et de Bruxelles, il se distingua rapidement par des portraits et des paysages lumineux et modernes. Une rencontre décisive avec Georges Seurat et Paul Signac à Paris au milieu des années 1880 le conduisit à adopter la technique divisionniste, appliquant de petites touches ou points de couleur pure qui se fondent dans l’œil du spectateur. Van Rysselberghe devint un important médiateur entre les néo-impressionnistes français et les artistes en Belgique et au-delà, exposant à l’international et introduisant ces nouvelles esthétiques auprès d’un public plus large.

Avec le temps, sa manière pointilliste stricte évolua vers une touche plus libre, sans jamais abandonner son souci de la lumière, de l’harmonie des couleurs et de la clarté de la composition. Aux côtés de scènes méditerranéennes baignées de soleil et de marines, le portrait demeura une constante de son œuvre. Il représenta de nombreux écrivains, musiciens et mécènes de son entourage, souvent dans des moments de lecture ou de réflexion silencieuse, comme dans le présent dessin. L’exploration subtile du caractère chez Van Rysselberghe, associée à son sens raffiné de la ligne et de la lumière, le place parmi les portraitistes les plus accomplis de la fin du XIXe siècle.

Daatselaar The Collection

Dessin, Aquarelle & Pastel