Par Galerie Paris Manaus
École Belge
Taille directe sur pierre reconstituée
Signée « R. Massart » sur la terrasse à arrière
Vers 1915/1920
Dimensions:
Hauteur : 84 cm
Largeur : 40 cm – Profondeur : 30 cm
Extrait : Robert Massart par Jules Bosmant :
La sculpture de Robert Massart … « ce sont des formes heureuses et pleines, des volumes qui s’agencent dans la grandeur, des contours harmonieux, des masses rondes qui jaillissent du dedans vers le dehors et remplissent l’air, prennent leur place, satisfont un besoin d’équilibre, de beauté tranquille et robuste qu’on ne sait autrement définir, mais qui apaise et réjouit » ….
Bibliographie :
– Œuvre reproduite dans l’ouvrage de Jules Bosmant, « Robert Massart, Monographies de l’Art Belge. Planche 17
– Œuvre référencée sous le n° d’Inventaire 4598 – Ministère de la Culture Belge – Administration des Beaux-Arts – Bruxelles
Biographie:
Né le 11 décembre 1892 à Trooz (Belgique) et mort à ...
... Paris le 13 mai 1955
Sculpteur Belge
Élève de Joseph Rulot à l’Académie des Beaux-Arts de Liège. Premier Prix en 1915
Durant la première guerre mondiale, il loue un petit atelier à Verviers (Belgique), il commence par peindre des paysages de la vallée de la Vesdre mais très rapidement décide de se consacrer principalement à la sculpture.
Il travaillera surtout la pierre, la pierre artificielle, le ciment et le plâtre.
Première exposition en 1922
En 1923, il expose un torse de femme à l’exposition Triennel d’Anvers
En 1925, à la suite d’une invitation spéciale, il expose 14 œuvres de grandes dimensions dans une des grandes salles du Palais des Beaux-Arts lors du Salon de Mai organisé par la ville de Liège.
En 1926, il organise une exposition dans la galerie d’art du journal La Meuse. Cette même année, il reçoit la commande d’un monument aux morts par la commune de Sougné-Remouchanps, sa première œuvre monumentale, tirée d’un bloc de 9 mètres cubes d’un des plus beaux granits. Ignorant les représentations allégoriques habituelles, il représente une femme, légèrement vêtue, assise auprès d’un soldat gisant. L’œuvre fait scandale, la population désapprouve l’œuvre, la figure féminine étant trop dénudée à son goût.
Devant un si mauvais accueil, en 1927, il s’exile définitivement et rejoint le peintre et graveur Luc Lafnet à Paris. Il y rencontre sa femme, Suzanne Pappas.
Il continuera cependant à maintenir de bonnes relations avec la cité ardente où l’on trouve la plupart de ses œuvres monumentales. Ainsi, à l’occasion de l’Exposition de l’eau de 1939, on fait appel à lui pour la partie nord du mur de la pointe de l’Île Monsin il y représente un docker anversois à côté d’un relief en intaille représentant la ville d’Anvers.
Après la Seconde Guerre Mondiale, on le retrouve illustrant « les télécommunications au service de la Science et des Loisirs et les télécommunications au service du Commerce et de l’Industrie » ?
En 1953, il perd sa femme. Sa santé décline alors et, en 1954, il attaque la décoration du nouvel immeuble de l’Assistance publique de Liège avec trois bas-reliefs symbolisant les activités hospitalières, préventives et charitables.
Il meurt en mai 1955 des suites d’une intervention chirurgicale avant d’avoir pu les voir installés sur le bâtiment.
En 1957, une exposition rétrospective de son œuvre est organisé au Musée des Beaux-Arts de Liège
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