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Portrait de Monsieur Etienne Jacques Christophe Benoist de la Grandière
Portrait de Monsieur Etienne Jacques Christophe Benoist de la Grandière - Tableaux et dessins Style Empire Portrait de Monsieur Etienne Jacques Christophe Benoist de la Grandière - Galerie Pellat de Villedon
Réf : 124494
12 000 €
Époque :
XIXe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 83 cm X l. 67 cm
Tableaux et dessins Tableaux XIXe siècle - Portrait de Monsieur Etienne Jacques Christophe Benoist de la Grandière XIXe siècle - Portrait de Monsieur Etienne Jacques Christophe Benoist de la Grandière
Galerie Pellat de Villedon
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Mobilier, objets d'art et tableaux


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Portrait de Monsieur Etienne Jacques Christophe Benoist de la Grandière

Étienne-Jacques-Christophe Benoist de La Grandière, écuyer, né le 24 juillet 1733 à Tours et décède à Tours le 18 décembre 1805, est un juriste français, maire de la ville de Tours de 1780 à 1790, dont il est le dernier sous l'Ancien Régime.

Huile sur toile.
Etat d'usage
H.83 x 67 cm
Cadre en stuc, doré à l’or. L.91 cm x H. 106 cm.

Étienne-Jacques-Christophe Benoist de La Grandière exerce la charge de maire de Tours de 1780 à 1790, devenant le dernier maire de la ville sous l’Ancien Régime. Bien qu’il n’ait pas été le candidat majoritaire du corps électoral, il est nommé directement par le roi, ce qui marque d’emblée son rôle d’intermédiaire privilégié entre la municipalité tourangelle et le pouvoir royal.
Durant ses dix années de mairat, il oriente résolument son action vers le développement économique, commercial et urbain de la ville. Soucieux de renforcer les liens entre Tours et l’État, il effectue de nombreux séjours à ...

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... Paris et à Versailles afin de défendre les intérêts municipaux, soutenir les réformes royales et obtenir des décisions favorables à la prospérité locale. Il entretient des relations directes avec des figures majeures du pouvoir, notamment les ministres des Finances Necker et Calonne, et s’appuie sur le réseau parisien de l’échevin André-Jérôme Simon-Roze pour accroître l’influence de Tours dans les cercles décisionnels.
L’un de ses succès les plus marquants est le rétablissement des foires franches de Tours, supprimées depuis la fin du XVI? siècle. Malgré l’opposition des fermiers généraux, il obtient en 1782 l’autorisation d’organiser une foire franche semestrielle, puis en 1785 son extension et sa prolongation. Cette mesure relance le commerce local et renforce le rôle économique de la ville. Dans le même esprit, il intervient à plusieurs reprises contre des règlements fiscaux et commerciaux jugés contraires à l’intérêt général : il fait annuler des dispositions favorisant abusivement les fermiers généraux, combat le monopole des messageries sur le transport des marchandises, et obtient la liberté de navigation sur la Loire et ses affluents, facilitant l’exportation des vins de Touraine.
Parallèlement, Benoist de La Grandière œuvre à l’amélioration des infrastructures. Il favorise l’ouverture de nouvelles voies de communication, notamment la grande route de Vendôme à Tours, soutient des projets de canaux reliant la Loire et le Cher, et encourage l’implantation d’équipements stratégiques comme le moulin à poudre du Ripault. Sous son administration, les places publiques, les rues, les marchés et les édifices municipaux sont restaurés et embellis. Il fait également surélever les bords de Loire pour protéger la ville des crues.
Son action s’étend au domaine social et éducatif. Attentif à la condition des classes laborieuses, il institue des prix destinés à récompenser les ouvriers les plus méritants et participe à la création d’une école gratuite de dessin, devenue en 1781 École royale académique de peinture et des arts dépendants du dessin. Cette institution joue un rôle essentiel dans le développement des manufactures de soierie tourangelles. Il soutient également la réorganisation du collège de Tours, en perte de prestige.
Sur le plan urbain et administratif, il inaugure un nouveau palais de justice et un nouvel hôtel de ville, introduit la numérotation des maisons et obtient, en 1787, l’autorisation de l’éclairage public à Tours malgré de fortes résistances locales. Son autorité est renforcée par le privilège que lui accorde le gouverneur de la province, le comte d’Estaing, de nommer aux grades supérieurs de la compagnie dite « du gouvernement ».
Son rôle dépasse le cadre strictement municipal lorsqu’il est appelé par Louis XVI à siéger aux Assemblées des notables de 1787 et 1788. Il s’y distingue par des prises de position sur les grandes questions financières du royaume, défendant une participation élargie des citoyens aux charges publiques. Il est également nommé procureur général-syndic de l’Assemblée des Trois provinces de la généralité de Tours.
À la fin de son mandat, dans un contexte de tensions croissantes, il doit faire face à des émeutes liées à la cherté du pain. Malgré les menaces personnelles et les troubles révolutionnaires, il parvient à maintenir l’ordre et à assurer l’approvisionnement de la ville en faisant venir des grains de l’étranger, vendus à bas prix grâce à la solidarité des classes aisées.
Son action municipale, marquée par une intense activité administrative, diplomatique et économique, lui vaut une reconnaissance exceptionnelle : il est le seul maire de Tours sous l’Ancien Régime à avoir fait l’objet d’un portrait officiel commandé par l’échevinage, le représentant en habit de maire, tenant des documents symbolisant son engagement constant au service de la ville et de l’État.

Galerie Pellat de Villedon

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Paire de vases Imari
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