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Pendule à quantième à double pagodes au chinois, Paris époque Louis XVI
Pendule à quantième à double pagodes au chinois, Paris époque Louis XVI - Horlogerie Style Louis XVI Pendule à quantième à double pagodes au chinois, Paris époque Louis XVI - Baptiste & Lenté Pendule à quantième à double pagodes au chinois, Paris époque Louis XVI - Louis XVI Antiquités - Pendule à quantième à double pagodes au chinois, Paris époque Louis XVI
Réf : 87243
18 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze ciselé et doré, marbre blanc et noir
Dimensions :
l. 48 cm X H. 60 cm
Horlogerie Pendule - Pendule à quantième à double pagodes au chinois, Paris époque Louis XVI XVIIIe siècle - Pendule à quantième à double pagodes au chinois, Paris époque Louis XVI Louis XVI - Pendule à quantième à double pagodes au chinois, Paris époque Louis XVI Antiquités - Pendule à quantième à double pagodes au chinois, Paris époque Louis XVI
Baptiste & Lenté
Baptiste & Lenté

Mobilier et objets d'art du 16e au 19e siècle


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Pendule à quantième à double pagodes au chinois, Paris époque Louis XVI

Rare et importante pendule portique en marbre noir et marbre blanc de carrare.
Le socle en terrasse repose sur huit pieds toupies, il est agrémenté de frises ajourées en bronze finement guilloché.
Au dessus, sur deux petits contre-socles entourés de bornes reliées par des chaines s’élèvent deux pagodes en marbre noir.
Elles sont ornées d’anneaux décroissants en bronze guilloché enrichi de petites clochettes suspendues.
Le sommet recouvert par une toiture en forme d’ombrelle d’ou chutent de fines chaines reliant les bases.
Entre les deux pagodes, le boitier circulaire comportant le mouvement est supporté par un palanquin et suspendu par des chaines tendues entre les deux tours.
Au dessus sur un socle en marbre noir se tient un chinois musicien revêtant un costume traditionnel de la cour du temps de l’empereur Quianlong ; il tient dans sa main un instrument de musique dénommé « chapeau Chinois »*.

Le cadran émaillé blanc à chiffres arabes est ...

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... signé « Bifson à Paris »*, il indique les heures et les minutes par deux aiguilles en bronze ajourée tandis qu’une aiguille en acier bleui indique les jours du mois.

Le mouvement d’origine à suspension à fil de soie est également signé sur la platine arrière.

Les ressorts datés 1787 et signés « Richard »*.

Parfait état de marche, révisé par notre horloger.

Dorure d’origine au mercure à double patines amatie et brillante.

Trés bel état de conservation.

Travail Parisien d’époque Louis XVI vers 1790.

Dimensions :


Hauteur : 60 cm ; Largeur : 48 cm


* Pierre Bifton est un horloger parisien reçu maitre par chef d’oeuvre en 1744.

*Etienne-Claude Richard est un fabricant de ressort, il est établit rue de la Huchette à Paris entre 1754 et 1772.


* Le chapeau chinois est un instrument de musique militaire, à percussion, également appelé bonnet chinois ou pavillon chinois.
Son origine n'est pas encore parfaitement établie. Dans le Dictionnaire pratique et raisonné des instruments de musique anciens et modernes de A. Jacquot (1886), il est décrit comme un « instrument à percussion en cuivre, inventé par les Chinois. En anglais et en allemand on le nomme Halbmond ; on l’appelle aussi, en français, pavillon chinois. Le chapeau proprement dit, a la forme du toit d’une petite pagode, les grelots et les sonnettes sont suspendus au bord et à l’extrémité de différentes tiges de métal. Ce qui lui fait donner le nom de Halbmond ou demi-lune c’est qu’au-dessous du chapeau se trouve aussi un croissant ou demi-lune garnie de sonnettes. Le tout est supporté par un bâton tenu et agité en mesure, de bas en haut, par l’exécutant. On s’en sert dans les musiques d’Orient, et il fut en usage dans celles de France pendant un certain temps, notamment sous l’empire.
Le musée des armées aux invalides à Paris possède un modèle proche ( inv n°4292).

Notre avis :

Notre pendule est une rarissime variante de la célèbre pendule portique « à la Minerve », elle représente parfaitement le goût chinois à la mode sous l’ancien régime mais tout comme elle, elle symbolise aussi la guerre, mais en version orientale.
En effet le soldat perché au sommet de notre pendule arbore le « pavillon chinois » cet instrument de musique avec lequel on percutait le sol dans les parades militaires.
Le vacarme produit par les clochettes et les gongs était destiné à terrifier l’adversaire…
Trés peu d’exemplaires de ce modèle nous sont parvenus, et cela pour plusieurs raisons, d’abord leur coût de production devait être trés élevé, ensuite la fragilité et la grande quantité d’éléments présents n’a probablement pas joué en leur faveur et enfin point crucial, elles furent produites à la veille de la révolution comme l’indique la date gravée sur les ressorts de notre mouvement.
Il s’agit d’une des toutes dernières représentations bucoliques du goût oriental avant que la terreur n’engloutisse définitivement l’ancien monde.
Il est amusant de comparer nos pagodes avec celle du chateau de Chanteloup qui a probablement inspirée de nombreux artisans parisiens.
La finesse atteinte et la légèreté du dessin malgré une grande quantité de détails représentent parfaitement l’excellence atteinte par les ateliers parisiens à la fin du règne de Louis XVI.

Baptiste & Lenté

Pendule Louis XVI

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