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Lustre en bronze doré et cristal de roche - Gênes vers 1740
Lustre en bronze doré et cristal de roche - Gênes vers 1740 - Luminaires Style
Réf : 89208
35 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Dimensions :
H. 87 cm | Ø 67 cm
Luminaires Lustre - Lustre en bronze doré et cristal de roche - Gênes vers 1740
Galerie Lamy Chabolle
Galerie Lamy Chabolle

Mobilier et objet d'art des XVIIIe, XIXe et XXe siècle


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Lustre en bronze doré et cristal de roche - Gênes vers 1740

Lustre à dix bras de lumières à fût central surmonté d’une couronne.
Structure en bronze doré au mercure qui offre des points d’attache à un éblouissant décor de cristaux de roches. Il déploie une diversité de taille et d’échelle dans l’utilisation du cristal de roche : pendeloques facettées en forme de gouttes ou de plaquettes, fleurons, amandes, feuilles taillées... Les fines branches en bronze doré qui composent les bras de lumière se rejoignent par paire en accolade, elles sont surmontées d’une volute raccordée à la couronne par un enfilage de perles en cristal de roche, elle-même habillée par de perles.

Véritable empire commercial, Gênes est l’une des plus grandes républiques maritimes italiennes du XIe au XVIIIe siècle. C’est au cours de ce dernier siècle, dans un climat culturel particulièrement actif où la bourgeoisie rivalise avec la noblesse en élégance et raffinement, que les villas et palais prestigieux se multiplient. ...

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... Gênes devient alors l’un des centres de création de lustres précieux en cristal de roche.
Cette variété de quartz d’une dureté exceptionnelle, à fort indice de réfraction de la lumière qui est proche de celui du dimant, permet d’obtenir un éclairage optimal. Le cristal de roche est exploité au XVIIe siècle en petite quantité et monnayé à des prix quasi prohibitifs. Son emploi dans le luminaire débute véritablement au XVIIIe siècle grâce à la découverte de gisements en Europe centrale qui permettent de développer de nouvelles formes plus importantes tels que les feuilles, étoiles, poignards...
Les ateliers génois s’emparent du matériau dès le premier quart du XVIIIe siècle et développent une maîtrise et un raffinement sans commune mesure d’une pierre qui demande à l’artisan un travail extrêmement complexe. L’utilisation de ce matériau précieux, l’un des plus rares et couteux à l’époque, atteste de la richesse de son commanditaire.
Deux critères permettent d’estimer le cristal de roche au XVIIIe siècle. Tout d’abord le poids, qui est mesuré en marcs, onces et gros comme pour l’argenterie, et la pureté, aussi nommée « eau » du cristal, qui pouvait faire tripler le prix des pièces les plus limpides qui étaient alors qualifiées d’une « très belle eau ».
L’élégance de notre lustre émane de sa forme ainsi que de la disposition des cristaux de roche et il est, à l’instar des lustres les plus luxueux, coiffé d’une couronne royale, véritable marque de fabrique des ateliers génois.

Notre lustre peut être rattaché au barochetto italien du XVIIIe siècle, dont certains exemples ont connu du succès chez Christie’s à Paris le 7 décembre 2001, lot 54 et chez Sotheby’s le 15 décembre 2010, lot 49.

Galerie Lamy Chabolle

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