EUR

FR   EN   中文

CONNEXION
Lorenzo Delleani (1840–1908), Ezzelino da Romano contemplant le massacre de Vicence
Lorenzo Delleani (1840–1908), Ezzelino da Romano contemplant le massacre de Vicence - Tableaux et dessins Style Lorenzo Delleani (1840–1908), Ezzelino da Romano contemplant le massacre de Vicence - Ars Antiqua Lorenzo Delleani (1840–1908), Ezzelino da Romano contemplant le massacre de Vicence - Antiquités - Lorenzo Delleani (1840–1908), Ezzelino da Romano contemplant le massacre de Vicence
Réf : 128433
30 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Lorenzo Delleani (Pollone, 1840 – Turin, 1908)
Provenance :
Italia
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 116 cm X H. 146 cm
Tableaux et dessins Tableaux XIXe siècle - Lorenzo Delleani (1840–1908), Ezzelino da Romano contemplant le massacre de Vicence XIXe siècle - Lorenzo Delleani (1840–1908), Ezzelino da Romano contemplant le massacre de Vicence  - Lorenzo Delleani (1840–1908), Ezzelino da Romano contemplant le massacre de Vicence Antiquités - Lorenzo Delleani (1840–1908), Ezzelino da Romano contemplant le massacre de Vicence
Ars Antiqua
Ars Antiqua

Maîtres anciens, sculptures, mobilier et art moderne


+39(0)2 29 52 90 57
+393664680856
Lorenzo Delleani (1840–1908), Ezzelino da Romano contemplant le massacre de Vicence

Lorenzo Delleani (Pollone, 1840 – Turin, 1908)
Ezzelino da Romano contemplant le massacre de Vicence
Huile sur toile, 146 × 116 cm
Avec cadre, 170 x 140 cm
Signé et daté 1863 en bas à droite

Bibliographie : « Delleani. La vita, l'opera e il suo tempo » sous la direction d'Angelo Dragone, 1973, reproduit avec photo au Vol. II, n° 29

Né à Pollone, près de Biella, le 17 janvier 1840, Lorenzo Delleani se forme à l'Académie Albertina de Turin sous la direction de Cesare Gamba et de Carlo Arienti. Il rejoint dans un premier temps les peintres romantiques et peint des toiles à sujet historique, faisant souvent allusion à des faits marquants du Risorgimento italien, obtenant de nombreuses distinctions officielles. C'est surtout durant la première période de sa création artistique, la période romantique, que le Piémontais participe à un vaste éventail d'expositions nationales et internationales : entre les années 1860 et 1890, il est présent de manière ...

Lire la suite

... assidue à la Promotrice torinese delle Belle Arti – l'un des événements majeurs du paysage culturel du tout jeune royaume d'Italie – en y présentant principalement des œuvres d'histoire au goût romantique, parmi lesquelles on rappelle les célèbres Le Tasse, Colomb, Cromwell, Conradin de Souabe, Sur le môle à Venise et Lungarno à Florence. En 1874, il expose au Salon de Paris deux tableaux qui remportent un grand succès public et critique en terre française : Veniero après Lépante et Les Vaincus.

Dès la fin des années 1860, son style évolue progressivement, tant dans les moyens d'expression que dans le répertoire thématique, vers une attention renouvelée portée à l'étude sur le motif du paysage, en réalisant des toiles aux teintes denses et aux couleurs éclatantes. Au début des années 1880, l'artiste se consacre exclusivement à la peinture en plein air, exécutée par touches de couleur rapides et épaisses qui capturent la lumière, en adoptant parmi ses sujets de prédilection des vues du Piémont, représentées au gré des variations de la lumière et des saisons. Une autre thématique majeure dans la production de Delleani, en particulier celle de sa maturité, est celle des processions religieuses et des fêtes populaires : attiré par le folklore et la spiritualité de sa terre natale, le Biellais donne naissance à des images à forte charge évocatrice, qui seront profondément appréciées par les intellectuels et les historiens de l'art de la première moitié du XXe siècle, notamment Emilio Cecchi et Anna Maria Brizio. Cette dernière estime d'ailleurs que « la fougue et l'expressivité modélatrice » de la peinture de paysage et de genre de l'artiste piémontais n'a aucun équivalent dans le paysage pictural italien du XIXe siècle.

En 1883, Delleani se rend en Hollande afin d'étudier les œuvres des peintres du Siècle d'or, qui le séduisent par leur colorisme vif et fastueux, et en rapporte de stimulations créatives nouvelles. Amsterdam, une vue suggestive de la capitale des Pays-Bas actuellement conservée à la GAM de Turin (inv. P/1958), témoigne de ce séjour néerlandais. Grand ami et intime de la famille de la haute bourgeoisie turinoise Bricherasio – la peintre et mécène Sofia Bricherasio fut l'une de ses élèves préférées (il pourrait s'agir de la femme représentée dans La Peintre de la GAM de Turin, datant de 1881) –, Delleani fut également le témoin d'un événement historique. Emanuele Bricherasio, frère de Sofia, se distingua par son engagement audacieux dans le secteur émergent de l'industrie automobile et convoi, le 1er juillet 1899 dans sa résidence turinoise, un groupe d'éminents aristocrates et notables, figurant parmi les fondateurs d'une première société qui prit ultérieurement le nom de F.I.A.T.. Il fut expressément demandé à Delleani de représenter cet événement mémorable, et il réalisa un tableau célèbre où Bricherasio est peint sur le point de signer le document qui l'élevait au poste de vice-président.

Définitivement installé à Turin, dans la résidence d'une cousine rue Alfieri, Delleani peint jusqu'à sa mort. En 1905, il avait achevé sa dernière grande toile, La Fête de Saint-Barnabé, réalisée spécialement pour être offerte à son village natal, Pollone. Son tout dernier tableau fut quant à lui exécuté le 28 septembre 1908 à Oropa : alors qu'il réalisait Le Virage, sa dernière vue du Sanctuaire de la Vierge noire, l'artiste déjà âgé fut portraituré par son élève préféré, Giuseppe Bozzalla. Le tableau de Bozzalla constitue un précieux témoignage de la passion et du dévouement de Delleani pour la peinture, poursuivie jusqu'à la fin de ses jours. La figure de Delleani est commémorée par le beau monument élevé en son honneur sur la place de la Collégiale de Pollone, où le peintre est représenté avec en arrière-plan le profil suggestif du Sanctuaire d'Oropa, œuvre de Leonardo Bistolfi (1859-1933) dont le modèle en plâtre se trouve au Musée du territoire biellais à Biella.

Dès la première décennie du XXe siècle, l'œuvre de Delleani est particulièrement appréciée par la critique et les spécialistes. La première exposition post mortem consacrée à l'artiste est organisée dans le cadre de la Promotrice delle Belle Arti de Turin en 1909. Cependant, c'est en 1940 – année du centenaire de sa naissance – que se tient la plus grande exposition en l'honneur du peintre d'origine biellaise : organisée par le célèbre historien de l'art Vittorio Viale et par l'élève préféré de Delleani, Giuseppe Bozzalla, l'exposition se déroule au Salone della Stampa de Turin entre le 10 février et le 7 avril. En un peu moins de trente jours, l'événement accueille plus de 230 000 visiteurs, marquant un « succès public absolu » (La Stampa, dimanche 7 avril 1940). Dans le catalogue de l'exposition de 1940, rédigé par Marziano Bernardi, l'œuvre de Lorenzo Delleani est présentée comme le « contrepoint réaliste » à l'idéalisation constante d'Antonio Fontanesi et au crépuscularisme sombre et paisible de Vittorio Avondo.

Parmi les 120 œuvres de la grande exposition figure Ezzelino da Romano contemple le massacre de Vicence, peinte en 1863 et présentée la même année à la Promotrice de Turin. La toile illustre un sujet inhabituel : le sac de Vicence en 1236 par Frédéric II, reconnaissable à ses édifices médiévaux comme la tour Bissara. Selon le chroniqueur Gerardo Maurisio, c'est Ezzelino qui incita l'empereur à l'assaut ; victorieux, il devint gouverneur de la ville. Le tableau le montre satisfait sous la Loggia del Capitanato, observant le massacre qui marque le début de son ascension. Par ses teintes éclatantes et sa composition dynamique, l'œuvre rivalise avec les maîtres du romantisme italien comme Hayez, Molteni et Inganni. Elle confirme l'analyse de l'expert Bernardi, qui voyait en Delleani « le peintre le plus instinctif et le plus impétueux du Piémont moderne ».

Conditions générales de livraison :

Shipping costs will be calculated at checkout based on the destination, dimensions, and weight of the painting, as well as the insurance covering the full value of the artwork.

Pour les peintures achetées de l'étranger : après réception delivrance du paiement, la procédure pour obtenir la licence d'exportation (ALC) sera engagée. Toutes les antiquités envoyées à l'étranger depuis l'Italie nécessitent ce document, délivré par le Ministère de la Culture. La procédure peut nécessiter de 3 à 5 semaines à compter de la demande ; par conséquent, la peinture sera expédiée dès que nous aurons obtenu le document.

Ars Antiqua

Tableaux XIXe siècle